Didier Raoult : Accusé de « charlatanisme » il se défend !

Le professeur Didier Raoult, infectiologue mis en lumière lors de l’épidémie de Covid, est accusé de charlatanisme. Le médecin doit répondre devant ses pairs de divers chefs d’accusation. Comment celui qui prétendait avoir une solution efficace contre le Covid a-t-il pu en arriver là ?

Qu’est il reproché au professeur Raoult ?

Le 05 novembre dernier l’iconoclaste directeur de l’IHU de Marseille était convoqué par le conseil de l’ordre. Celui-ci a alors été sommé de s’expliquer sur divers chefs d’accusation au rang desquels :

  • Charlatanisme
  • Manquement à la déontologie
  • Essais cliniques non réglementaires
  • Mauvaise information du public
  • Etc…

Principalement accusé d’avoir promu l’hydroxychloroquine sans preuve de son efficacité, le fringuant médecin s’est défendu. Il a fait face à ses pairs pendant près de 3 heures en expliquant que cette audience n’était ni plus ni moins que « le procès de la réussite ».

Que risque Didier Raoult suite à son audition devant le conseil de l’ordre ?

Pour les divers faits qui lui sont reprochés, le clivant professeur de l’IHU de Marseille risque de lourdes sanctions. Ces dernières pouvant aller du simple avertissement à la radiation de l’Ordre.

Zoom sur les différentes sanctions et leurs conséquences :

  • L’avertissement est la sanction la plus faible. Elle serait portée au dossier du praticien pendant une année avant de disparaître.
  • Le blâme serait une sanction qui suivrait le praticien pendant tout le reste de son exercice de la médecine.
  • La suspension est une décision qui mettrait à pied le médecin pour une durée pouvant aller jusqu’à 3 ans.
  • La radiation est la sanction maximale. Elle interdisait définitivement au professeur Raoult d’exercer de nouveau la médecine.

« Je ne veux plus exercer la médecine »

Quel que soit le résultat de la commission de discipline (attendu le 3 décembre, NDLR) le professeur Raoult déclare “ne plus vouloir exercer la médecine”.

L’infectiologue apparaît d’ailleurs plutôt serein à l’issue de l’audition, déclarant même qu’il ne « risquait pas la peine de mort ».