Covid 19 : obligation du port du masque pour les enfants de plus de 6 ans

Mi-novembre et les chiffres de l’épidémie repartent à la hausse. On compte aujourd’hui plus de 10 000 nouveaux cas par jour, alors que la campagne de vaccination a largement couvert la population française.

Signe que les chiffres sont mauvais : le retour du masque à l’école

On le sait, les enfants souffrent généralement moins de la contamination du Covid, néanmoins, ils en sont souvent le vecteur.

C’est d’ailleurs souvent par ce biais que des familles doivent faire face à l’entrée du virus dans les foyers. Souvent asymptomatiques, les enfants n’en restent pas moins porteurs.

En ce lundi 15 novembre, des millions d’enfants vont donc devoir porter à nouveau les fameux masques de protection, aussi inconfortables et gênants soient-ils. Si les têtes blondes se prêtent volontiers au jeu en portant cette barrière à la propagation du virus, force est d’admettre que nombre d’entre eux ont du mal à s’y faire.

Au-delà de la gêne physique, le masque stigmatise l’évolution et la propagation de l’épidémie. De nombreux professionnels de la santé ont déjà constaté chez bon nombre de leurs jeunes patients que les séquelles du virus ne sont pas seulement physiques. Cette pandémie aura profondément marqués la jeune génération. L’anxiété, les comportements sociaux, leur rapport aux autres sont autant de facteurs qui se trouvent modifiés chez les enfants.

Une jeune génération profondément marquée par la pandémie

Il y a les cicatrices et les séquelles que l’on voit, et il y a celles qui passent inaperçues au premier regard, mais qui impactent fortement les enfants. L’impact et le poids psychologique que doivent supporter certains enfants face au Coronavirus les marquent profondément.

L’anxiété et la peur de l’autre comptent parmi les symptômes qui mettent à mal le bien-être de nos têtes blondes. Or, avec le retour du masque sur les bancs de l’école, c’est également le retour de l’inquiétude.

Certes, ces petits bouts ne pâtiront certainement que très peu d’une contamination au virus, mais ils savent désormais qu’ils peuvent être porteurs. Des médecins parlent de certains témoignages infantiles faisant état de culpabilité. Porteurs sains, ils ont parfois transmis le virus à leurs ainés. Et c’est un long travail que celui de leur faire entendre qu’ils ne sont pas responsables, juste victimes, comme tout le monde.

C’est d’ailleurs pourquoi le dispositif Psyenfantado a été reconduit, au moins jusqu’au 31 décembre 2021. « Ce dispositif s’adresse aux enfants et adolescents de 3 à 17 ans inclus qui sont en souffrance psychologique d’intensité légère à modérée. Il prévoit une prise en charge psychologique adaptée aux besoins de l’enfant ou du jeune, réalisée par un psychologue, dans la limite de 10 séances. »

Il y a fort à parier pour que ce dispositif soir prolongé en 2022, le virus n’ayant pas fini de faire des dégâts.

L’Autriche se tourne vers la vaccination anti-covid infantile

Dès aujourd’hui, l’Autriche va étendre la vaccination des citoyens autrichiens aux enfants de plus de 5 ans. Ils pourront recevoir le sérum Pfizer-BioNTech dans un des centres de vaccination de leur ville.

Dans un pays où les non-vaccinés vont se voir confinés, les enfants ne sont pas laissés pour compte, en faisant désormais partie des vaccinés. A défaut d’en venir à ce type de mesure, en France, les enfants vont devoir retourner à l’école masqués. Dès 6 ans, les petits devront porter leur masque toute la journée, hormis pour la cantine.

Ce samedi 13 novembre, on comptait 14 646 nouveaux cas de contamination en 24 h en France. On voit que les chiffres commencent à laisser augurer une 5ème vague de contamination. C’est en tous cas ce que les mots d’Olivier Véran ont laissé entendre. Il ne reste plus qu’à voir si les mesures préventives vont permettre d’endiguer la propagation.

A suivre.