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L’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009, (AVIPA) avec l’appui financier d’OSIWA, n’exclut pas de saisir les juridictions supranationales en vue de voir prospérer le dossier sur le massacre du 28 septembre à Conakry. C’est du moins la lecture que nous faisons de l’atelier de concertation sur la saisine de la Cour de justice de la CEDEAO, que la structure organise ces mercredi et jeudi 16 et 17 août 2017 dans un espace hôtelier de la place.

 

Même si cette première journée est consacrée à  la problématique  de l’accès à la justice en Guinée, l’Avipa ne cache pas que sa patience a des limites qu’elle a désormais  hâte de voir l’ouverture du procès du 28 septembre 2009.  C’est dans ce cadre qu’elle réunit depuis ce matin des cadres venus divers horizons, en vue de pencher sur la question.

A l’entame de son discours, la présidente de l’association indique que:  « nous victimes des évènements du 28 septembre 2009 avons hâte de voir la fin de l’enquête judiciaire et l’ouverture du procès que nous voulons équitables ». Et de préciser: « nous ne souhaiterons pas attendre encore plus d’année que d’autres victimes décèdent ou que tous les témoins à notre actif soient morts pour connaitre l’ouverture de ce procès. »

Autrement, explique-t-elle cette maman qui a perdu son fils aîné ce lundi noir, «cela serait à nos yeux partir à une bataille sans arme. » D’où selon Asmaou Diallo, la «motivation de l’AVIPA à donner un coup d’accélérateur à ce dossier à travers cette concertation autour de la possibilité de saisine de la Cour de justice de la CEDEAO ».

Une détermination qui se traduit par le fait que les « échanges et réflexions au cours des 2 jours de travaux doivent aider les plaignants à mettre en place une stratégie d’élaboration d’un document de saisine de l’instance judiciaire de la CEDEAO en faveur des victimes du 28 septembres 2009. » Même si, tempère-t-elle,  « pour ce qui est de la justice de notre pays, malgré le retard qu’a connu ce dossier, nous restons optimiste ».

Représentant le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté à cette cérémonie, le directeur national des droits de l’homme a dans son discours d’ouverture, rappelé l’engagement de son département à soutenir les associations de victimes. Félicitant l’AVIPA pour l’initiative, au nom de son ministre, Siba Toupou indique que pour son département, «le thème débattu  est un argument de revendication de la justice d’une part et un moyen de protection à la disposition des citoyens de notre sous-région de l’autre. »

Poursuivant, il rappelle que «la Guinée en tant que membre de l’espace CEDEAO, s’est engagée au respect des règles communautaires ». Avant de rassurer de « l’accompagnement sans faille pour toute structure qui œuvre dans le cadre de la promotion des Droits de l’Homme».

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L’opposition républicaine n’a toujours pas répondu à la main tendue  du chef de l’Etat qui, avant d’entamer ses vacances, avait le 31 juillet dernier, appelé ‘’au dialogue et à la concertation pour résoudre tous les problèmes qui se posent à la nation’’. Elle y voit plutôt une farce de mauvais goût, et entend reprendre  ses manifestations de rue, après avoir observé une pose  pour des raisons liées au départ des pèlerins pour les lieux saints de l’islam.  

Le 31 juillet dernier, la veille de son départ de Conakry pour des vacances qu’il a choisi de passer en Italie, le chef de l’Etat a réitéré son engagement à faire  appliquer à la lettre  le contenu de l’accord du 12 octobre 2016.

Le président de la République qui présidait une réunion de travail avec ses collaborateurs, avait saisi cette occasion pour  ‘’exhorter toutes les  institutions concernées par l’accord du 12 octobre 2016, à faire preuve de diligence dans le respect des engagements.’’

Dans la foulée, Alpha Condé a invité la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à organiser dans les meilleurs délais les élections locales.

Alpha Condé a ensuite décidé de prendre des vacances, en fin juillet, au moment où l’opposition dévoilait son chronogramme relatif à une série de manifestations de rue. Un chronogramme qu’elle a dû modifier, après la marche pacifique du 2 août dernier. En effet, afin de faciliter le départ des convois de pèlerins musulmans pour la Mecque, les opposants ont renoncé aux manifestations initialement prévues les 9 et 16 août.

Quant à la main tendue du président, elle n’a pas été saisie par l’opposition républicaine. Ce qui explique l’organisation  le 2 août dernier d’une marche dans la capitale, pour revendiquer l’application de l’accord du 12 octobre 2016.

Cellou Dalein Diallo, chef de file de l’opposition républicaine et ses pairs verraient plutôt dans ce geste d’Alpha Condé, une farce de mauvais goût. Vu que le chef de l’Etat ne réagit que quand les opposants font planer la menace de battre le pavé. En clair, pour l’opposition, Alpha ne connait que le langage de la rue.  

Elle ne compte donc pas  reculer, même si la reprise des travaux du comité de suivi de l’accord et la nomination d’un président intérimaire à la tête de la Ceni semblent être des signaux encourageants vers la décrispation, aux yeux de certains acteurs politiques.

Un avis que ne semble pas partager  le principal opposant Cellou Dalein Diallo qui samedi dernier, lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée au siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), dans la banlieue de Conakry, a promis de poursuivre les actes de désobéissance civile.

Cellou qui s’adressait à ses militants à cette occasion, a dit avoir instruit  la commission d’organisation des manifestations, de se mettre de nouveau au travail, afin de tout mettre au point pour la réussite de la prochaine marche pacifique.

Pour le moment, le chef de file de l’opposition s’est gardé de dévoiler  la date de cette manifestation publique.

Il s’est toutefois lancé le défi de réunir plus de monde que lors de la marche du 2 août. Une marche qui selon l’opposition avait réuni près de 1 million de manifestants.

Cellou veut surfer sur la vague d’indignations

« Si vous saviez comment  nos compatriotes sont frustrés, à quel point ils souffrent de maladie, de malnutrition, de chômage chronique, d’insécurité, d’insalubrité, vous ne pouvez pas désespérer de voir deux fois plus de monde que  le 2 août », a clamé Dalein lors de cette réunion de son parti.

Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) invite donc ses militants à rester mobilisés pour les prochaines manifestations de rue qui selon lui, seraient imminents. Cellou n’a pas manqué non plus d’appeler ses militants à entamer les préparatifs des prochaines élections locales.   

« On a annoncé la publication prochaine du chronogramme des élections. Si cela est vrai, il faut aussi qu’on prépare les élections. Il ne faut pas qu’on se batte quatre ans pour obtenir des élections que le pouvoir ne voulait organiser et les perdre. Il faudrait commencer la campagne porte-à-porte. Aller vers les gens, car ils sont déçus et frustrés par cette gestion. Même ceux qui par naïveté ou par concurrence avaient accompagné Alpha Condé », a recommandé Cellou à ses militants.

Dans l’esprit du chef de l’opposition guinéenne, cette campagne de porte-à-porte qui doit viser les quartiers, les districts et les communes, devra être une opportunité à saisir pour expliquer aux populations qu’il est temps de  changer la Guinée. Afin que les Guinéens puissent vivre dans les meilleures conditions.

Le RPG face à ses démons

Le RPG-arc-en-ciel, miné par une crise interne, générée par la lenteur enregistrée dans le renouvellement des instances dirigeantes, doit faire face à cette « montée en puissance » de l’opposition républicaine. Pour contrer la menace, la direction du parti annonce le déploiement de missionnaires dans les préfectures intérieures.

Le but est « d’expliquer le contenu des documents concernant les règlements intérieurs du parti ainsi que le nouveau découpage, aux militants à la base, pour qu’eux aussi prennent part à l’analyse et à la confection dudit document qui va désormais guider notre parti pendant des années », a fait savoir Lansana Komara lors de l’assemblée hebdomadaire du parti au pouvoir qui s’est tenue le samedi dernier, au quartier gbessia.

Mais certains observateurs pensent que la majorité présidentielle veut se lancer dans une campagne avant la lettre dans la perspective des élections locales qui pointent à l’horizon.

A noter qu’une fronde menée par la jeunesse du parti, avait affecté le bon fonctionnement du RPG arc-en-ciel, ce, durant plusieurs mois. Le président Alpha Condé qui demeure le président de cette formation politique, qui n’a pas tenu de congrès depuis plus de deux décennies, avait eu du mal à reprendre la main.      

Le Démocrate

L’attaque qui a touché la capitale du Burkina Faso dans la nuit de dimanche à lundi n’a pas été revendiquée. Le mode opératoire ressemble cependant beaucoup à celui de l’assaut lancé par des terroristes sur le café Capuccino, en janvier 2016. Retour sur les attentats jihadistes ayant visé des étrangers dans le Sahel.

Une nuit de cauchemar comme celle-ci, Ougadougou en a déjà vécue en janvier 2016. Des terroristes avaient alors pris d'assaut le café Capuccino, puis un autre bar et enfin un hôtel. Trente personnes avaient été tuées dans cette attaque revendiquée quelques jours plus tard par al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

En mars, les enquêteurs burkinabè ont affirmé avoir identifié le commanditaire de cette attaque : il s’agirait d’Ould Nouiny, alias El Hassan, émir du groupe al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, un allié d’Aqmi.

Selon les enquêteurs, deux des organisateurs présumés de ces attentats de janvier - aujourd'hui en détention - sont aussi impliqués dans l'attaque de la cité balnéaire ivoirienne de Grand Bassam, le 13 mars 2016, au cours de laquelle 19 personnes avaient été tuées.

Le Mali voisin a, lui aussi, connu une série d'attentats qui peuvent rappeler le scénario de l’attaque de cette nuit sur le café Aziz-Istanbul de Ouagadougou. La dernière en date, le dimanche 18 juin dernier, a touché le campement de Kangaba, à la sortie de Bamako. Cinq personnes avaient alors été tuées.

Les témoins ont raconté que les assaillants cherchaient en priorité à viser « des Blancs ». Cette attaque a par la suite été revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, l’alliance terroriste dirigée par Iyad ag Ghali, l’ancien leader d’Ansar Dine.

La première des attaques de ce genre, à Bamako, remonte au 7 mars 2015. C’est alors le bar-restaurant La Terrasse qui est visé par cet attentat, le premier du genre depuis le début de l'intervention militaire française dans le pays. Cinq personnes sont tuées dans cette attaque revendiquée par le groupe al-Morabitoune.

C’est aussi ce groupe qui revendiquera – conjointement avec Aqmi cette fois - l’attaque du 20 novembre 2015 contre l’hôtel Raddison Blu de Bamako. Vingt personnes avaient été tuées lors de cette attaque.

Dans le but de maximiser les recettes minières, les ministères des mines et géologie, de l’économie et des finances et celui du budget, ont procédé mercredi, 16 Août, à la signature des termes de références de la TASK FORCE INTERMINISTERIELLE « MINES ET REVENUS » (TFMR).

 La cérémonie officielle de signature a réuni, dans la salle de conférence du département des mines, les ministres du Budget, de l’économie et des finances, des mines et géologie, les cadres des ministères concernés, les représentants des partenaires techniques et financier notamment la GIZ, la Banque mondiale, le FMI, la BAD, le NRGI, UE.

Selon l’Inspecteur Général du ministère des mines et de la Géologie, la  TASK FORCE INTERMINISTERIELLE « MINES ET REVENUS » (TFMR) est un groupe de travail interministériel soutenu par des partenaires au développement qui travaille sur des questions et projets concernant les revenus de l’industrie extractive qui nécessite une coordination et une coopération entre les différents services étatiques. Alhouseine Kaba soutient que les résultats attendus de la TFMR sont entre autre : une coordination efficace et un échange d’information systématique entre les trois ministères ; un meilleur suivi des recettes issues des activités extractives afin de mobiliser, accroitre et sécuriser les recettes de l’Etat ; l’amélioration de la conformité des comptoirs d’achat et d’exportation de l’or et de diamants ; l’amélioration de la conformité des sociétés minières avec leur obligation fiscales.

Le ministre des mines et de la Géologie se réjouit de la signature des TDR et remercie les partenaires impliqués dans cette action. Abdoulaye Magassouba rappelle que la contribution du secteur minier au développement économique passe nécessairement par la réalisation effective de son rôle dans le financement de l’économie. « La mission des autorités guinéennes, notamment le Chef de l’Etat et le Premier Ministre est que le secteur puisse financer divers secteur de l’économie. Pour réaliser cet objectif nous sommes confrontés à deux principaux défis : Le premier porte sur l’insuffisance de coopération ou de collaboration entre les différentes institutions nationales impliquées dans le recouvrement et la détermination des revenus du secteur extractif. Le deuxième porte sur l’asymétrie d’information entre les administrations nationales et multinationales du secteur minier ». C’est ainsi, ajoute le ministre Magassouba, que nous avons eu des concertations avec les autres départements concernés, il est apparu la nécessité de joindre nos forces pour être plus efficace. Abdoulaye Magassouba a vivement remercié les partenaires au premier rang desquels la coopération allemande à travers la GIZ pour leur appui dans le cadre de la mise en œuvre  de ce projet.

Pour la Ministre de l’économie et des finances, c’est une équipe qui gagne. Maladho Kaba laisse entendre que « c’est un peu à l’image d’une équipe de foot qui a un bon attaquant. Mais lui seul ne peut pas marquer des buts. La TFMR est un projet très important qui va permettre de partager les informations. Donc plus de transparences qui nous permettent d’éviter l’incohérence et la contradiction. Aussi, cette TFMR permet de sécuriser et de mobiliser de façon accrus les recettes fiscales qui nous permettront de créer l’espace budgétaire nécessaire  pour le financement des projets d’investissement dans le cadre du plan national de développement économique et social ».

  De son côté, le ministre du Budget, Mohamed Lamine Doumbouya, déclare que ce projet permet de déterminer une meilleure visibilité pour les partenaires privées pour la réalisation de leur projet.

Pour nous ministère, dit-il, cela nous permet d’avoir une meilleure visibilité des revenus aux quels nous pouvons nous attendre à court et moyen terme. C’est absolument important qu’une initiative de ce genre soit mis en place pour nous permettre justement de financer le projet de société au quel nous sommes tenu et pour lequel le peuple de Guinée a mandaté le Président Alpha Condé. Il poursuit en disant que « Nous avons un nouveau programme national de  qui demande assez de moyens pour la réalisation des différents projets. Cet outil nous permet de sécuriser, de mobiliser mais aussi de sécuriser les revenus miniers. Au niveau du ministère du budget nous soutenons cette idée et nous pensons qu’avec l’accompagnement des partenaires, cet  TFMR sera réalisé y compris le projet fusion».

La signature des termes de référence du projet TFMR par les trois ministres a mis fin à la rencontre dans une atmosphère plein d’espoir.

Alhassane Barry

 

 

 

Située à plus de 500 km de Conakry et à 120 km de Labé, la préfecture de Mali a vécu un week-end très agité suite aux violences  provoquées par le Commandant du Bataillon d'Infanterie, le colonel Issa Camara, décrit par les citoyens comme un zélé et barbare.

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