Fermement déterminé à redonner aux medersas (école théologique musulmane où l'on enseigne, dans le monde sunnite, un ou plusieurs des quatre rites (hanafite, chaféite, malékite et hanbalite), qui correspondent à quatre écoles de droit, légèrement différentes sur certains aspects canonique et traditionnel, mais aussi la philologie et la linguistique arabe) leurs lettres de noblesse d’antan, et à veiller de manière permanente à la diffusion des valeurs de l'Islam du juste milieu, de la modération, de la tolérance et de l'ouverture sur l'autre, le Roi du Maroc avait lancé, le 04 mars 2013, un programme de rénovation à l'identique  d'édifices historiques de la ville de Fès, capitale spirituelle du Royaume du Maroc.

Ainsi, le Souverain marocain a présidé, le 24 mai 2017, à la bibliothèque Al Qaraouiyine à Fès, la cérémonie de présentation du programme de réhabilitation des anciennes médersas de Fès, après leur restauration et leur ouverture, à des fins d’hébergement et d’enseignement, au profit respectivement d’étudiants du cycle terminal «Al Alimiya» et de ceux de la filière de la calligraphie de l’Université Al Qaraouiyine.

A cette occasion, le Roi Mohammed VI a visité la Medersa Mohammadia, édifiée par Feu Sa Majesté le Roi Mohammed V, les Medersas construites à l'époque des Mérinides au 13ème et  14ème siècle, à savoir Seffarine (dédiée à l'enseignement des sciences sociales et humaines) et Mesbahiya, ainsi que la Medersa de Sahrij qui abrite le cycle de formation en calligraphie.

Le Souverain marocain a également visité Dar Al Mouaqqit, qui sert, à la fois, d’observatoire pour un savant astronome chargé de l’observation du croissant lunaire et de l’établissement du calendrier des horaires de prière, et de musée où sont exposés d'anciens instruments astronomiques marocains et arabes traduisant l'intérêt que l'on portait à la notion de l'espace-temps dans la culture islamique.

Avec ces réhabilitations, l’Université Al Qaraouyine, le plus ancien établissement d’enseignement supérieur islamique dans le monde, demeure un haut lieu de mémoire et d’histoire et un acteur majeur dans la diffusion des sciences de la religion, au service du rayonnement de la civilisation islamique.

Fondée au 9ème siècle, sous la dynastie des Idrissides, l'Université Al Qaraouiyne renoue, après sa complète restructuration, avec son histoire millénaire en contribuant à faire connaître les sciences islamiques, l’histoire du Maroc, le patrimoine du fikh islamique et tout particulièrement du fikh malékite, en portant soin à ses sources et en oeuvrant à sa diffusion.

Cette initiative du Souverain marocain, qui a nécessité un investissement de près de 04 millions d'Euros, conforte également l’Université Al Qaraouyine dans l’accomplissement de ses missions, tout en lui permettant de retrouver son rayonnement dans le domaine des connaissances et son rôle de leader qu’elle a toujours joué depuis sa création.

Elle traduit aussi la ferme détermination du Souverain Maroc de redonner aux medersas leurs lettres de noblesse d’antan.

Ces édifices réhabilités viennent enrichir le patrimoine matériel et immatériel du Maroc et permettront à l'Université Al Qaraouiyine d'assurer pleinement son rôle dans la diplomatie religieuse du Maroc.

L'Université Al Qaraouiyine, sous la conduite du Roi Mohammed VI, participe à la mise en œuvre de la politique africaine du Maroc, en assurant la formation de plusieurs étudiants originaires de pays africains dans les domaines des sciences de la charia, des études et de la pensée islamiques.

A noter que la Directrice Générale de l'Organisation des Nations-Unies pour l'Education, la Science et la Culture (UNESCO), Madame Bokova, présente lors de cette cérémonie, a salué cette initiative du Roi du Maroc et lui a exprimé toute son admiration et ses respects.

L’opinion nationale et internationale découvre avec stupeur la nature véritable de celui qui est pour le moment le Président de l’UFDG, Cellou Dalein DIALLO. Pourvue d’une forte minorité à l’Assemblée Nationale l’UFDG est le principal parti de l’opposition parlementaire. En novembre 2014 lors de la visite officielle du Président Hollande en Guinée, le Chef de l’Exécutif guinéen annonce l’adoption prochaine du statut de chef de file de l’opposition pour le Président de l’UFDG. A ce moment, cette initiative a été saluée comme étant une volonté de décrisper les relations entre le pouvoir et son opposition. En effet les années de 2012 à 2013 ont été calamiteuses car endeuillées par de sempiternelles manifestations de rue à l’initiative des dirigeants de l’opposition.

L’année 2014 a été de son côté dramatique du fait de la persistance de l’épidémie de la fièvre hémorragique Ebola. Dans ce contexte il était louable d’envisager de faire évoluer positivement les rapports entre le Chef de l’Etat et le Président du principal parti de l’opposition. Toutefois les récentes révélations de l’octroi d’un budget faramineux à l’institution « chef de file de l’opposition » de l’ordre de 17 millions de GNF/jour soit 50.000 euros/mois s’avère être un scandale politique et moral.

Ce statut est-il conforme avec la constitution

Beaucoup de pays francophones ont adopté ce statut de chef de file de l’opposition en s’inspirant du modèle anglo-saxon qui est par essence parlementaire. Ce type de régime est marqué par le fait que le chef de gouvernement ou Premier Ministre est nécessairement issu de la majorité siégeant au parlement. La durée de vie d’une équipe gouvernementale est très souvent sujette aux aléas des conjonctures politiques. Ainsi, pour assurer la permanence et la continuité de l’Etat le chef de la minorité au parlement est « un premier ministre en attente » et donc doit être informé des dossiers concernant la vie nationale. Il lui est alors conféré le statut de chef de file de l’opposition et il met alors en place un « shadow cabinet » c’est-à-dire un gouvernement de l’ombre qui suit en parallèle les activités du gouvernement en situation de responsabilité. Dans ce contexte, les alternances au pouvoir se font sans heurts et confortent la solidité des institutions.

En Guinée, le régime politique est de type présidentialiste. Le Chef du gouvernement n’engage sa responsabilité que devant le Président de la République. En conséquence l’adoption du statut de chef de file de l’opposition ne se justifie pas au regard de la nature présidentialiste du régime politique.

Ce statut conforte t’il la gouvernance démocratique ou pas !

Il n’est pas besoin d’avoir un statut de chef de file de l’opposition pour le Président de la République pour inviter régulièrement les chefs de son opposition politique à des entretiens réguliers pour les informer de la situation du pays et recueillir également leurs points de vue. C’est une question de bonne volonté, d’ouverture et de respect mutuel. Le cas français en est une parfaite illustration. En effet Le Président François Hollande a convié tous les chefs de partis représentés au parlement à des entretiens lorsque la France a été endeuillée par les attentats terroristes.

La récente affaire du budget alloué au chef de file de l’opposition pose quant à elle, de multiples problèmes :

Ce statut a permis à Cellou Dalein Diallo de « décréter » qui est de l’opposition et qui ne l’est pas. Le collectif des partis dit « opposition républicaine » est-elle la seule et légitime expression de l’opposition en Guinée. La réponse est évidemment non. Ainsi la pratique autocratique de gouvernance dont il est coutumier a amené des mesures d’exclusions des partis qui ont exprimé des points de vue divergents. C’est le cas avec l’UFR de Sydia Touré et le Bloc Libéral. Tout ceci amène insidieusement à la négation de la charte des partis politiques en Guinée et restreint également l’expression démocratique des courants d’idée qui parcourent notre société.

Au Mali, le Chef de file de l’opposition M. Soumaïla Cissé a des avantages similaires à ceux alloués au 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale (fonctionnement d’un cabinet). Dans ce cas-ci la puissance publique a bien encadré l’utilisation des fonds. Ce qui est loin d’être le cas chez nous, où un chèque en blanc est donné à Cellou Dalein Diallo qui dispose d’une allocation journalière de 17 millions de GNF qu’il utilise à sa guise. Dans les faits, cette pratique s’apparente à un abus de biens sociaux et est pénalement condamnable. Comment évoquer la bonne gouvernance et fustiger à longueur de journée les « marchés gré à gré » si soi-même bénéficie de manière inconsidérée des mannes de l’argent des contribuables guinéens sans aucune transparence sur l’affectation des fonds publics. Pire, il va jusqu’à confondre l’institution « chef de file de l’opposition » avec sa personne physique.

Les sociologues caractérisent les Etats africains, « d’Etats néo-patrimoniaux » où la classe politique s’illustre par la « politique du ventre ». Dans un tel système, la captation des ressources publiques pour satisfaire notamment des intérêts privés et claniques est la principale cause de la mal-gouvernance et de la pauvreté endémique des populations. L’allocation au chef de file de l’opposition en l’absence d’un cadrage législatif correctement conçu renforce ainsi les dérives de l’Etat néo-patrimonial. La course vers l’enrichissement illicite est ainsi légitimée où la politique devient le moyen par excellence pour s’enrichir en toute impunité en siphonnant les biens publics. Se servir au lieu de servir trouve sa justification par l’attitude de notre chef de file de l’opposition.

Cette situation cocasse révèle à l’opinion nationale, la véritable logique politique de Cellou Dalein. Foin des déclarations mielleuses de bonne gouvernance, du respect de l’Etat de droit ou de la justice sociale, ce qui lui importe c’est de s’enrichir au-delà de toute mesure en usant de sa position. Sa gestion opaque du patrimoine de l’UFDG, un narcissisme exacerbé pour ramener « tout » à sa personne, un mépris pour le respect des principes de transparence et un adepte du culte de personnalité ont trouvé un terreau fertile de par sa position du président du principal parti politique guinéen. Cette situation constitue un véritable danger aussi bien pour la survie de l’UFDG que pour la stabilité et la démocratie dans notre pays.

Que dire de plusieurs centaines de victimes qui sont enregistrées dans les livres de l’UFDG qui pour la grande majorité d’entre eux croupissent dans une misère noire, abandonnées et recroquevillées dans la solitude ! En oubliant la longue liste des victimes et de leurs ayants droits le Président de l’UFDG a encore manqué à son devoir que sa charge lui impose : protéger ses militants, les secourir tout en veillant à sauvegarder la réputation et l’image de l’institution UFDG. Les militants doivent en tirer toutes les conséquences politiques dans les meilleurs délais.

En conclusion

La lutte contre la corruption est une nécessité vitale pour reconstruire la confiance des guinéens et du monde extérieur à l’égard de la Guinée. Cet épisode des avantages alloués à Cellou Dalein Diallo indique que la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la restauration d’une image positive de la Guinée et de ses institutions interpelle tous les citoyens. L’avancée démocratique exige des hommes et des femmes politiques d’être propres, vertueux et soucieux du respect du patrimoine public.

La rénovation de l’action politique dans notre pays s’articule principalement autour de la réelle compréhension que la construction nationale passe par l’existence de contre-pouvoirs efficaces, responsables et constructifs. Par la publicité autour de cette affaire, la conscience citoyenne avec ses exigences éthiques est en train de faire son chemin lentement mais sûrement.

Par Bah Oury

1er vice-président de l’UFDG

Tout  a commencé le 13 du mois courant à Vilvoorde, une commune Flamande située  à une dizaine de km de Bruxelles qui a connu sa renommée mondiale, il y a 20 ans suite à la fermeture abracadabrantesque de son usine Renault. C’est là à l'hôtel Campanile que les Fédérations de l’UFDG de l’Europe, pour ne pas dire du monde,  sachant que celle de la Chine était représentée par son secrétaire chargé de l’Information ont décidé de tenir une journée de travail.

Une longue journée, épuisante qui, à la Guinéenne devait commencer à 9h pour terminer à 21h. Des heures perdues ou gagnées sur un débat de collecte de fonds. Comment financer à la fois la Coordination de l’UFDG et le Parti lui-même? Une question qui a fait couler de la salive, mais n'a pas donné grand-chose. Du moins jusqu'au moment où la Secrétaire Fédérale de l'UFDG de France, Madame Hadiatou Diallo a tapé sur la table: « La Fédération de la France se rallie à la proposition de celle de l'Italie qui consiste à  débourser une contribution mensuelle de 3 euros pour la coordination mais pour le financement du parti c'est une tâche qui revient au Président Cellou lui-même. C'est à lui de cibler les lobbys, de leur parler, de leur convaincre, de leur faire des propositions et de nous donner l’accessibilité auprès de ces lobbys. Je vous assure que je m'y connais et ça marche quand-on parle de la levée de fonds. Ce sont ces lobbys-là qui sont capables des donner de l’argent, de donner des millions.»

Face à cette déclaration très ferme de Mme la Fédérale de France, l'animateur de la salle, Monsieur Saidou s'est bien demandé s'il y a encore une idée si pertinente qui pourrait aller au-delà ? Mais on peut se demander si ce rapport ''Win-Win'' que prône notre Fédérale de France peut-être si productif pour un parti qui est encore dans l'opposition?  L'argent ! Tous les partis politiques sont à sa recherche, mais à écouter le Coordinateur Adjoint de la cellule de communication de Cellou Dalein, Monsieur Alpha Boubacar Bah, on a tendance à comprendre que l'UFDG le gagne à gogo mais le dépense sans compter: « Je vous informe que la seule confection des t-shirts de notre parti avait coûté 2 millions de dollars.»  

Un montant qui a donné plus tard des tournis à Monsieur Moustapha Sow, le Secrétaire Administratif de l'UFDG de Belgique qui reste convaincu qu’il y a possibilité pour l'UFDG de dépenser moins et faire les t-shirts qu'elle a besoinen faisant beaucoup plus d’économie.  Peu importe. Monsieur Alpha Boubacar Bah est le boss de la salle. Il a acquis ses galons auprès du Chef.  Le Secrétaire Fédéral de l'UFDG de Belgique n’a cessé d’agrémenter le statut particulier du boss en l'appelant à chaque occasion : ¨ Mon patron Alpha Bacar¨. Ce patron qui avait aussi dit ceci: « Beaucoup de partis viennent à l'UFDG dans l'intention qu'ils auront des financements. »

Une déclaration qui rappelle une autre, celle du député Ousmane Gaoual Diallo qui disait un jour du parti NFD, un parti remorqué par l'UFDG. Mais le patron Alpha Bacar ne manque au demeurant pas des informations qui pourraient-être profitables à la Coordination UFDG Europe dans sa quête d'argent. « Orange Money. Une collecte d'argent mise en place par l’UFDG qui se fait en ligne. Toute personne qui fait un don en ligne au parti reçoit en retour un message de remerciement du Président Cellou lui-même.» Informe-t-il.  Des couacs, il n'y a pas eu beaucoup dans cette longue journée si on excepte cette autre déclaration de Monsieur Thierno Moussa Diallo, le chargé de l'UFDG auprès des Institutions Européennes qui laisse entendre : «  Peut-être, qui sait,  le CDH, le parti humaniste Wallon serait celui qui portera, le moment venu Celou Dalein au pourvoir en Guinée.» Soit.  

Mais où se trouveraient les Guinéennes et Guinéens dans tout ça ?  Les UFDGistes particulièrement ont-ils finalement décidé de céder tout au CDH qui, lui-même reste dans l'opposition en Belgique? D’ailleurs ce tandem humaniste et libéral avait suscité, deux jours après la curiosité d’un autre spectateur Guinéen dans le Parlement Bruxellois. Même mal formulé, il voulait savoir où mène ce tandem CDH/ UFDG. Le premier jadis appelé Parti Social-chrétien et le second un Parti Libéral convaincu. Mais bon, Comme disait Goethe : « Il reste toujours de force à chacun pour accomplir ce dont il est convaincu.»  

Passons à la star de la journée le Secrétaire chargé à la Communication de la Fédération UFDG de la Chine. Il a donné 1000 euros au Fédéral de la Belgique une contribution de la fédération UFDG de la Chine pour assister Yaya Bangoura et sa fédération de Belgique dans les dépenses quotidiennes auxquelles ils auront à faire face dans ces trois jours, le 13, le 14 et le 15 mai 2017. En Chine contrairement en Europe la Fédération de l'UFDG n'a pas de soucis d'argent. Une cotisation mensuelle de 45 euros pour la coordination et pour le parti. Rien d'étonnant estime Monsieur Diallo Mamadou Alpha, le Fédéral de l’UFDG de la Hollande: «  Ici on travaille dans des usines ou dans des  bureaux alors qu'en Chine l'activité principale est le commerce.»

Cette journée très longue, riche en débat d’idées s'achève finalement par la rédaction d'un mémo qui sera remis au Président, attendu le lendemain, 14 mai 2017 à Bruxelles.

Le Président Cellou est arrivé le lendemain, comme prévu. Pour la boutade, il dira: « A l'UFDG on n'est pas comme Alpha Condé,  on respecte les programmes et les contrats.». Le Président était pourtant attendu à 11h dans la salle il ne fera son apparition qu'à 12h 30. Rien de grave nous dit-on, il est fatigué, il a voyagé toute la nuit.  

Dans une salle pleine à craquer, le président de l'UFDG fait son apparition sous des ovations d'un public acquis à sa cause. Le temps faisant défaut, une grande partie de celui-ci avait été consacré à la remise solennelle dudit mémorandum rédigé la veille. le Président accompagné de son compagnon de lutte le Dr. Fode Ousssou Fofana, le plus loyaliste des loyalistes mais qui disparaîtra finalement dans la nature. On ne le verra en tout cas pas le lendemain au parlement Bruxellois et son absence n'a pas été justifiée ni par le Président Cellou ni par son chargé de Communication. S'adressant à ses militants et sympathisants, le Président Cellou parle comme il le fait depuis des années des  détournements d'argent par Alpha Condé et ses proches. Des contrats mal ficelés ou non respectés qui ne profitent qu'à des personnes proches du pouvoir, des surfacturations qui donnent des vertiges. 

« Avec des preuves à l'appui, je vous informe que le gouvernement d'Alpha Condé a fait passer1 milliard de dollars des contrats faits de gré à gré pour l'année 2015.». L’actualité obligeant, le Président de l’UFDG  tente de lever les ambiguïtés sur les             1 250 000 000 GNF alloués à son institution. Une affaire qu’il traîne comme un boulet au point qu'on l'attendait, face à une question relative à cette même allocation le lendemain dans le parlement Bruxellois marmonner ces mots: « Encore les 500 millions qui reviennent à l'intérieur comme à l'extérieur du pays.» Des mots qui ont sans doute sonnés dans les oreilles de Joëlle Milquet l'ancienne vice-ministre-présidente du gouvernement de la Communauté Française en Belgique  chargée de l'Education, de la Culture et de l'Enfance mais démissionnaire depuis 2016 suite à une procédure judiciaire dont elle fait l'objet sur un dossier lié à des emplois fictifs.

Il faut aussi rappeler qu'elle fut dans le gouvernement Di Ripo de 2011 à 2014 ministre de l'Intérieur et de l'Égalité des chances. Personne ne doute de la compassion qu'éprouve notre hôtesse de la soirée, Joëlle Milquet  pour le Président Cellou. Ce dernier d'ailleurs reste imperturbable. Il considère, en qualité de chef de file de l'opposition être dans la légalité face à cette allocation. « Cette allocation ne sera  pas destinée à indemniser les victimes des manifestations. C'est le rôle de l'État de le faire. C'est la responsabilité de l'État, il faut qu'il l'assume. » Répondait-il à la question d'un spectateur.

Sur la raison de sa tournée triomphale en Haute Guinée et en Guinée Forestière, il dira : « Je suis allé à la rencontre des populations de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière pour d'abord détribaliser une atmosphère sociale qui est ternie par Alpha Condé depuis 2010. Je suis allé leur dire que la tribalisation de notre société n’est rien d’autre qu’une manipulation des esprits par Alpha Condé pour prendre le pouvoir. Ensuite j'ai voulu comprendre de quoi souffrent ces populations. J'ai rencontré des menuisiers, des éleveurs, des agriculteurs, des forgerons qui ont tous besoin d'aide et qui ont des initiatives.» 

Le président Cellou a encore beaucoup des noms des personnes rencontrées et des noms des villages visités qu'il a mémorisés et qu'il égrène avec la plus grande fluidité. Aller à la rencontre des populations dans les coins les plus excentriques du pays est désormais le travail titanique dans lequel le Président de l'UFDG s'est engagé. Un travail que beaucoup de politiques considèrent comme payant. On se rappelle encore ce que disait le défunt Président Français, François Mitterrand parlant de la remontée spectaculaire de Jacques Chirac dans les sondages en 1995 alors qu’il était donné battu: «  Je crois, disait-il que j'avais presque tout prévu dans cette campagne, sauf ça: La résurrection électorale de Chirac. Mais il n'y a pas de secret, vous savez. Il a fait tout ce que j'ai fait. Il a travaillé le terrain. Il a pris la France à bras-le-corps. Il n'est pas de village ni de hameau reculé où il ne se soit rendu un jour. On peut raconter ce que l'on veut, il n'y a que ça qui paie.»  Ce qui a payé pour Chirac hier  paiera-t-il pour Dalein demain ? Passons.

Ceux qui ont fait le déplacement pour écouter le Président de l’UFDG dans le parlement Bruxellois le jour du 15 mai sous les auspices de Mme Joëlle Milquet députée bruxelloise du groupe CDH ont été loin d'être déçus. Le Président de l'UFDG, Cellou Dalein a fait un exposé brillant sur sa vision de la Guinée d'aujourd'hui et de celle de demain c'est-a-dire quand il sera président. 

Aujourd'hui, le Président de l'UFDG  livre une description alarmante de la gestion de la Guinée par Alpha Condé. Une dilapidation inouïe des biens publics qui oblige le Président de l'UFDG  à lancer un appel à l'Union Européenne de faire usage de l'article 9 de l'accord de Cotonou signé le 23 juin 2000 entre l'Union Européenne et les États Afriques, Caraïbes et Pacifique (ACP) juste après l'expiration de la Convention de Lomé pour sanctionner la mauvaise gouvernance d’Alpha Condé.  Pour le Président de l’UFDG Alpha Condé a sans doute failli à cet article dans sa gestion opaque des ressources naturelles de la Guinée. Inutile de savoir si les clauses qui régissent cet accord sont contraignantes.

Le Président de l'UFDG est ému et déçu et c'est ce qui compte finalement. Cellou Dalein fait appel désormais aux outils internationaux pour demander des sanctions ou montrer l'autodisqualification d'Alpha Condé. Dans son manquement au respect des rendez-vous électoraux, le Président de l'UFDG rappelle la violation par Alpha Condé de l'article 2 du Protocole de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Eu égard à cette clause dont la Guinée est signataire, le Président de l'UFDG estime qu'Alpha Condé a mis sa propre légitimité en cause par son refus de respecter les échéances électorales. 

Demain, le Président de l’UFDG a livré devant quelques députés bruxellois sa vision de la Guinée de demain qui va de pair avec sa connaissance parfaite des dossiers. Ce pays riche dont la population ne cesse de s'enfoncer dans la souffrance la plus sordide. Ce pays riche dont la jeunesse ne cesse d'emprunter le désert et braver la méditerranée au risque de leur vie. Avec un air grave il affirme que personne n'aime quitter chez-soi. Et les jeunes ne quittent pas seulement parce qu’ils sont pauvres mais parce qu'ils sont à la quête d’une liberté. Ils ont besoin de s’épanouir. Il faut donc mettre en place une bonne gouvernance qui passe par la liberté, la lutte contre le chômage et la pauvreté. Le Président de l'UFDG est convaincu qu'une exploitation judicieuse de nos ressources minières créerait des milliers d'emplois ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. L'exploitation des ressources minières est bradée par Alpha Condé.

Personne ne dira le contraire, Cellou Dalein vient de montrer devant les députés bruxellois qu'il est prêt et fin prêt à rentrer à  Sekoutoureyah. Il a un programme pour le pays, la Guinée. Une Guinée qu’il aime et qu’il appelle à aimer. Aujourd’hui il ne compte que sur la transparence des consultations électorales pour mettre ce programme à la disposition des Guinéennes et Guinéens. La satisfaction est à son comble. Le député bruxellois Pierre Kompany du groupe CDH la résume en quelques mots: « Continuez, l'Afrique a besoin des personnes comme vous.»

Pourtant la conception de la notion de politique par le Président de l'UFDG, Cellou Dalein comme un simple "SINANKUNYA" laisse à désirer. Pour un candidat à qui il a été extorqué trois victoires électorales. Deux élections présidentielles et une élection législative, il serait étonnant de la part de celui-ci de voir en la politique un simple       '' COUSINAGE A PLAISANTERIE". Dans cette jungle qui est la politique où prospèrent des spécialistes es coup bas, des menteurs, des voleurs, des conspirateurs, des meurtriers il n'y a pas de la place ni pour les cousines ni pour les cousins.. 

Elhadj Bah pour lejourguinee membre du Press Club Brussels Europe.  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   tel : +32 493 42 83 97 ou                      +31 687 97 00 03

 

Des soldats des Forces Armées Royales marocaines de la Mission Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), en mission d’escorte et de sécurisation d’une équipe de génie militaire cambodgienne, ont été victimes, le 08 mai 2017, d'une lâche agression près de Bangassou, Sud-Est de la ville de Bria, près de la frontière avec la République Démocratique du Congo.

Une horrible embuscade perpétrée par des éléments armés appartenant soit à l'Unité Pour la Centrafrique (UPC), une faction issue de l’ex-Seleka, pro-musulmans, soit à des villageois apparentés aux ex-anti-balakas, majoritairement chrétiens, qui s'entretuent pour le contrôle des mines aurifères et de diamant mais aussi du bétail entre autres ressources du pays.

Le bilan de cette attaque, très lourd, s'élève à quatre soldats cambodgiens tués, dont trois sauvagement assassinés, sept militaires marocains, blessés, dont un grièvement, et un soldat marocain toujours porté disparu.
Cette violente attaque, la plus meurtrière contre la MINUSCA depuis sa création en avril 2014, vient renforcer le climat d’insécurité croissant qui règne en République de Centrafrique, où en janvier 2017, deux Casques bleus marocains avaient déjà été tués dans des circonstances similaires et confirme la spirale de violence jamais vue dans laquelle s'est enfermée ce pays depuis 2014 et qui n'épargne aucune région, exceptée Bangui, la capitale.

Cette attaque criminelle a été fermement condamnée par le  Secrétaire Général de l'Organisation des Nations-Unies (ONU), Antonio Guterres, qui l'a qualifiée de "crime de guerre". Aussi, après avoir appris cette sanglante attaque, contre des éléments des Forces Armés Royales marocaines de la MINUSCA, le Secrétaire Général de l'ONU, Antonio Guterres, a contacté par téléphone, le 09 mai 2017, l’Ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès des Nations-Unies pour lui demander de transmettre au Roi Mohammed VI "sa solidarité personnelle et celle de l’ensemble de l’ONU avec le Maroc" et il a "salué la bravoure des casques bleus marocains qui paient un lourd tribut au maintien de la paix et de la sécurité en Afrique".

Farid Mnebi

C'est fait ! Le Roi Mohammed VI du Maroc et le Ministre nigérian des Affaires Etrangères, Geoffrey Onyeama, ont présidé, le lundi 15 mai 2017 au Palais Royal  de Rabat, la cérémonie de signature d'accords entre le Maroc et le Nigéria concernant la mise en oeuvre de deux projets titanesques ,conclus le 02 décembre 2016 à Abuja (capitale du Nigéria) lors de la dernière visite du Souverain marocain dans ce pays, à savoir le gazoduc transafricain et la plateforme de production d'engrais.

Ce futur gazoduc Nord-Ouest africain, un pipeline de gaz long de près de 5000 km, longera la côte Ouest africaine d'une dizaine de pays jusqu'au Maroc, avec une éventuelle extension vers l’Europe via l’Espagne et devrait mobiliser plus 20 milliards de dollars d'investissements.

L'objectif de ce gazoduc est d'accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest et de créer un marché régional compétitif de l’électricité, de permettre au Nigéria d'accroître ses exportations gazières, de favoriser des complémentarités positives, des synergies durables et des approches inclusives afin de placer toute la région sur le chemin d'une croissance plus forte et plus verte.

Ce prodigieux projet provoquera, à ne point en douter, un changement profond dans l’économie des pays qu’il va relier et aura donc un impact positif direct sur plus de 300 millions d’habitants mais aussi chamboulera la géopolitique et l'échiquier énergétique mondiaux, confirmant la justesse de la vision du Roi Mohammed VI qui défend une Afrique maîtresse de son destin qui a en main son propre développement car conçu par les Africains et pour les Africains.

S'agissant de l'accord relatif à la plateforme de production d'engrais, il permettra le renforcement des capacités de production et de distribution d’engrais au Nigeria, la modernisation du secteur de l’agriculture, à travers notamment le développement d’une plateforme de produits chimiques basics, l’utilisation d’engrais de qualité, adaptés aux sols et aux cultures nigérians mais aussi de faire bénéficier le Nigéria de l’expérience et de l’expertise marocaine pour développer le secteur des phosphates.

Cet accord de partenariat, conclu entre le Maroc et le Nigéria, englobe la totalité de la chaine de valeur agricole, partant de la mise en place de solutions fertilisantes adaptées à la nature des sols et des cultures nigérians, à la disponibilité des engrais sur le marché nigérian et à la mise en place de mesures d’accompagnement auprès des agriculteurs locaux et constitue un modèle de coopération Sud-Sud.

En conclusion, la signature de ces deux accords, sous la Présidence du Roi du Maroc et du Ministre nigérian des Affaires Etrangères, atteste de la réussite du partenariat Rabat-Abuja et constitue un nouveau jalon dans la coopération Sud-Sud qui aura un impact positif sur le développement socio-économique du continent africain.

Ces mégaprojets, conçus par les Africains pour les Africains, sont l’illustration parfaite de la diplomatie de la parole et de l’action du Souverain marocain et une nouvelle concrétisation de sa vision d’une Afrique maîtresse de son destin, confiante en son avenir.

La cérémonie officielle de signature de ces deux accords a été vivement saluée par les pays africains et largement couverte par la presse internationale et suivie par de nombreux experts et opérateurs économiques et financiers internationaux.

Des centaines de milliers de ressortissants syriens fuient l'horreur de la guerre civile et du terrorisme dans leur pays à la recherche d'une terre d'accueil dans l'espoir de vivre dans la dignité et la sécurité.

Des milliers d'entre eux sont parvenus à trouver refuge en Algérie, via ses frontières poreuses, contrairement aux déclarations mensongères des responsables politiques et sécuritaires algériens affirmant qu'elles étaient totalement verrouillées.

Cette forfaiture du régime algérien s'explique tout simplement par l'incapacité des responsables algériens d'assumer leurs  responsabilités internationales sur les plans éthique, moral et politique à l'endroit de la tragédie humanitaire qui frappe le peuple syrien de plein fouet ; une tragédie exploitée de manière immonde et ignoble par les dirigeants algériens dans le seul but de déstabiliser son voisin, le Maroc.

Nul ne peut contester, à la date du 12 mai 2017, l'exploitation immorale à laquelle s'adonnent les responsables d'Alger et sa soldatesque dans la manipulation sadique et sinistre de la détresse des réfugiés syriens et autres pour l'instrumentaliser à des fins bassement politiciennes.

Pour mémoire, en 2014 le nombre de réfugiés Syriens a fortement augmenté  au Maroc, tous arrivés d'Algérie de manière illégale, soulevant des interrogations sécuritaires liées au terrorisme. C'est pourquoi, seuls 1400 d'entre eux ont vu leur situation régularisée par les autorités marocaines. Un chiffre incontestable puisque confirmé par le responsable de la communication onusien, Marc Faw.

Quant aux réfugiés maliens, nigériens, libyens, soudanais, tchadiens et autres, le Maroc a régularisé, en 2014, la situation de 16000 d'entre eux sur 27000 demandes reçues lors d’une opération exceptionnelle de régularisation décrétée par le Roi Mohammed VI, une opération reconduite sur instruction du Souverain marocain en 2016.

Poursuivant ses manoeuvres sadiques et barbares, les responsables politiques et militaires algériens ont, une nouvelle fois, exploité, le 17 avril 2017, la détresse extrême d'une cinquantaine de réfugiés syriens ayant fui la guerre en les encerclant, alors qu'ils devaient s'approvisionner en eau, puis les déporter dans des conditions abominables vers la frontière algéro-marocaine.

Ces 56 réfugiés syriens, dont 20 femmes et 20 enfants, vivent à l'heure actuelle dans des conditions atroces, sans aucune assistance humanitaire des autorités algériennes et les organisations humanitaires internationales ne pipent pas un mot sur ce drame humain en raison de leur accointance connue avec le régime algérien.

Comme l'a parfaitement déclaré le Ministre marocain délégué à l’Immigration, Abdelkrim Benatiq, lors d’une rencontre avec des associations et des ONG, l’Algérie doit prendre ses responsabilités et ne pas profiter de la détresse des réfugiés syriens pour créer des problèmes à la frontière algéro-marocaine en tentant d'exposer le Maroc à une vague incontrôlée d’immigration. Le Maroc a déjà régularisé la situation de 5 000 Syriens sur son territoire remplissant ainsi « sa part du contrat », a t'il affirmé tout en exhortant l’Algérie à en faire de même.

J'invite les lecteurs à visionner les images odieuses diffusées, le 24 avril 2017, sur la chaîne de télévision Medit1TV, elles parlent d'elles-mêmes, mais aussi cette vidéo poignante médiatisée, le 12 mai 2017, par le site électronique "360.ma" sous le titre "Vidéo. "Nous sommes en train de mourir ici. Aidez-nous!" ; un véritable SOS d'enfants syriens bloqués entre le Maroc et l'Algérie par la faute des responsables algériens.

Au fait, que sont devenues ces associations des Droits de l'Homme, médias, ONG's, femmes et hommes politiques européens qui n'ont de cesse de s'attaquer au Maroc ? Un silence coupable qui explique tout !

Farid Mnebi

Invité dans l’émission les GG de la radio Espace FM,  ce   lundi 8 mai 2017, le Président Sidya Touré a encore une fois démontré combien de fois, il tient à cœur le problème d’Education ainsi que la place qu’elle occupe dans son programme . Pour lui, pour développer un pays, il faut l’Education, l’éducation et l’éducation.

Lisez…

« Si vous me donné cette opportunité, je vais parler d’un sujet qui va peut-être vous étonné.  Je suis inquiet aujourd’hui pour notre pays, notamment en ce qui concerne l’éducation. L’éducation est la base du développement de tout pays. Aucun pays au monde, je dis bien aucun pays ne peut prétendre évoluer si son éducation n’est pas performante, si l’école n’est pas performante.

J’avais un professeur d’Economie qui, pour chahuter, mais ne chahutant pas, en même temps nous disait, si on vous demandait qu’est ce qu’il faut pour développer un pays, vous répondez par trois(3) choses : premièrement l’éducation, deuxièmement l’éducation, troisièmement l’éducation encore. Un peuple qui n’est pas éduqué, vous ne pouvez l’amener nulle part.

Et j’ai l’impression aujourd’hui que c’est un secteur qui est quelque part à  l’abandon dans notre pays où il y a beaucoup de débats mais les réalisations sont très peu visibles. Il faut qu’on ait vraiment de véritables assises sur cette question ; n’ont pas pour comparer telle éducation à l’autre, telle enseignement à un autre mais pour savoir de quelle manière l’école guinéenne peut être performante des autres et compétitif.

C’est l’une des questions qui nous préoccupent actuellement et donc je ne cesse de parler ; et d’ailleurs ça tombe bien nous avons Conakry Capitale Mondiale du Livre. On ne peut pas trouver plus grande opportunité pour faire comprendre à nos compatriote combien de fois la lecture c’est l’enseignement, c’est l’éducation.

Je souhaite qu’à la fin de mon interview ici, que ce soit peut être l’une des questions que vous portez le plus pour que de grâce, on revienne sur cette question pour qu’on ait un débat sain la dessus et que la Guinée puisse consacrée je dirai pratiquement un tiers (1/3) de son budget à l’enseignement, à la formation et à l’éducation, c’est la seule chance pour tout pays particulièrement nous qui avons énormément de retard par rapport aux pays voisin notamment le Sénégal. Donc à l’Etat de se pencher sur cette question et de trouver une solution"

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