L’Assemblée Générale ordinaire de ce samedi 19 Août 2017 a été présidée par le président Sidya Touré au siège national du parti à Matam. Voici les grands axes de la communication du Président du parti lors de cette Assemblée.

Accident de Kindia, drame en Sierra Leone, attentat de Ouaga et décès de Salif Diallo, Président de l’Assemblée du Burkina Fasso

« Chers militants et militantes, je vous remercie pour cette grande mobilisation. Avant tout autre chose, vous savez il y a eu des grands événements malheureux qui se sont passés ici chez nous ainsi que dans les pays voisins. Je commencerai, par cet accident tragique de la circulation qui s’est produit en début de semaine, sur la route de kindia,  dans lequel  dix (10) personnes ont perdu la vie. Cela nous afflige. Que leurs âmes reposent en paix.

 

Pendant ce temps, comme vous l’avez appris autant que moi, à côté de nous ici en Sierra Leone, ce qui s’est passé dans ce pays. Nous avons plusieurs de nos compatriotes là-bas. La coulée de boue qui est survenue dans cette localité, a coûté la vie à plus de 400 personnes aussi ; et c’est hier qu’on les a enterrés. Et pire, le nombre de personne qu’on n’a pas pu retrouver dépasse les 600. La Sierra Leone, quand vous vous imaginez, tout ce qu’elle a subi, de la guerre civile en passant par l’épidémie d’Ebola, c’est vraiment triste ce qui leur arrive. Nous compatissons largement à leur malheur, que leurs âmes reposent en paix.

 

Aussi le dimanche dernier au Burkina Faso, des djihadistes comme vous les connaissez, ont tué plusieurs personnes, au nombre de 18 comme ça, pour rien. Puisse Dieu nous  garder de ces genres de situation. Franchement nous compatissons et nous prions Dieu que des solutions soient trouvées pour que ces genres de problèmes ne continuent pas à s’étendre en Afrique. Nous savons déjà qu’une armée  des 5 pays du Sahel est en train d’être mise en place pour lutter contre le terrorisme dans ces Etats parce que cette situation endeuille non seulement nos familles mais pénalise largement les pays tant au niveau du tourisme, de l’investissement qu’également au niveau du pays parce que l’insécurité n’est porteuse que de malheur.

 

La dernière chose que j’ai apprise ce matin, c’est le décès d’un ami, d’un jeune frère, Salif Diallo, le président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso, qui est mort à Paris des suites de crise cardiaque. Il était un proche et un ami de très longue date de plus de 25 ans. Donc là aussi c’est un malheur que nous ne pouvons pas laisser passer sous silence. 

 

Reforme et restructuration du parti

 

Chers ami(es), nous allons à présent parler de la situation de notre parti et de notre pays et des perspectives. Nous avons,comme vous le savez, restructuré le parti, nous avons donné de nouvelles directives de mobilisation. Nous avons demandé aux différentes fédérations que les réunions se tiennent désormais dans les sections. Nous avons donné des instructions fermes. Cela a même commencé à Matoto et je crois que c’est en train de prendre de l’ampleur dans toute la zone de Conakry. Et pour preuve, je pense que les Assemblées générales qui se tiennent ici, même à mon absence, enregistrent plusieurs adhésions massives. C’est ça le premier constat. Les gens ont commencé à comprendre. Ceux qui ne comprenaient pas l’attitude de notre parti qui est dans le rassemblement pour permettre à notre pays d’aller de l’avant, ont compris. Nous, nous le savions, nous nous attendions à cela, nous continuons d’offrir l’alternative pour une Guinée rassemblée.

 

Nous nous battons aussi parce que comme vous le savez, la Cour Constitutionnelle a rendu son arrêt sur le code électoral amendé, et chacun sait maintenant ce qu’il doit faire pour choisir son chef de quartier. On essaye aussi de faire en sorte que cette organisation que nous avons entamée,  les adhésions massives que nous enregistrons, qu’on ajoute cela à notre expertise pour que nous puissions mieux veiller sur nos bureaux de vote afin d’obtenir les résultats qui correspondent à nos votes. Toutes ces manifestations, ces chants et danses que nous faisons, la finalité c’est le jour du vote. Celui maintenant qui, ce jour arrivé, est incapable de se lever et d’aller voter, de sécuriser son vote, celui qui ne peut pas le faire, ça ce n’est pas un militant. Faisons en sorte qu’on soit prêt le jour des élections qui, normalement, doivent avoir lieu à la fin de l’année. C’est ça notre souhait.

 

L’un des problèmes qu’on a aujourd’hui, c’est celui des listes de candidats et de conseillers communaux. Malheureusement, on ne peut pas perdre tout notre temps à ça. Des délégations vont se rendre dans les différentes fédérations d’abord à l’intérieur du pays ensuite de Conakry pour boucler cette question très rapidement. La raison pour laquelle on a décidé que les réunions se tiennent dans les sections, c’est ça. C’est la base qui choisit les candidats, donc je tenais à faire cette précision.

 

Le programme politique de l’UFR

 

Nous continuons de dérouler surtout notre programme : le programme politique de l’UFR. Nous en avons reparlé lors de notre dernier conseil politique. Pendant les semaines à venir, nous allons décliner le programme de l’UFR sur les réseaux sociaux, pour bien expliquer quelle est notre vision de la Guinée future. 

L’UFR n’est pas dans des querelles personnelles, tel a dit ceci, tel n’est pas marié, lui il a détourné ça, nous à l’UFR, on n’est pas dans ça vraiment, ça ne sert à rien. Ceux qui parlent, laissez les parler, nous à l’UFR on a du travail à faire, c’est le problème de notre pays, la Guinée. 

 

 Tout l’engouement qu’on connait aujourd’hui, si on continue sur ça, les gens seront surpris parce que beaucoup de gens nous rejoignent pour demain parce qu’ils sont convaincus que de la manière on le dit c’est de la même manière. On le fait et avec même ce qu’on a eu à faire dans ce pays, c’est ça la vérité parce qu’il s’agit de gérer le pays. Je n’ai jamais dit que je suis le plus intelligent en Guinée mais s’il s’agit de gérer ce pays ça au moins j’ai cette expérience-là. Si c’est pour aider ce pays à changer on le fait et on le fera.

 

Rapprochement UFR - RPG Arc-en-Ciel

 

En ce qui concerne notre rapprochement avec le RPG Arc-en-Ciel, cela ne veut pas dire qu’on a fusionné notre parti ? Nous on est toujours UFR et eux ils sont RPG. Si on doit faire quelque chose ensemble avec eux, on s’assoit d’abord on discute si on tombe d’accord OK, dans le cas contraire on ne le fait pas. Donc cela m’étonne que les gens racontent n’importe quoi, tantôt Sidya n’aime pas Alpha ainsi de suite. Ma discussion avec le feu président Conté au sujet d’Alpha, c’était par rapport à son incarcération. 

Ceux qui l’on emprisonné à cette époque, ce sont eux qui disent aujourd’hui que je ne l’aime pas. Parfois, je me demande si dans la politique, on a encore besoin de parler de sentiment. C’est les mêmes qui disaient à l’époque que je n’aime pas Conté, qui disent encore aujourd’hui que je n’aime pas Alpha ; donc c’est seulement eux qui aiment les présidents ? Dès que tu deviens président, eux ils sont amoureux de toi (rire). A l’UFR nous exprimons notre position quelle que soit la situation. On a dénoncé ici quand Alpha a été emprisonné, aujourd’hui il est président de la république et nous continuons à dénoncer ce qui ne va pas. On ne se bat pas pour qu’on plaise à Alpha, on est en politique et chacun a, de son côté, un programme selon lequel il compte diriger ce pays. Donc quand on se rencontre, qu’on soit opposant ou président de la république, le débat tourne autour de ça, comment est-ce que vous voyez l’évolution de notre pays, comment vous voyez la situation de nos populations et comment peut-on l’améliorer. Voilà le débat qu’il y a à l’UFR, et le débat que l’UFR souhaite avoir avec les autres partis politiques. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce rapprochement entre l’UFR et le RPG est intervenu. C’est pour l’aider à emmener ce pays de l’avant, je donne mes conseils mais l’application revient au président ; je ne suis pas au gouvernement ni dans l’administration. Rien ne pourra se passer en dehors d’une Guinée unie.

 

Sa vision sur  l’agriculture

 

J’ai eu à plusieurs reprises des discussions avec le Président de la République notamment sur les moyens de la réduction de la pauvreté comme l’agriculture. Vous connaissez ma vision en cela. Par exemple dans le domaine de l’anacarde, nous avons eu des discussions la dessus comme étant un secteur de réduction de la pauvreté. 

Le marché, c’est le reflet de notre économie mais le marché doit produire. L’un des problèmes de la Guinée, c’est que nous ne produisons pratiquement rien. Quand on dit que nous voulons être des exportateurs de la noix de cajou, si on regarde la totalité de notre production, cela  fait 30 000 tonnes, ce qui veut dire qu’on a à peine besoin de 10 ou 12 000 hectares de plantations. Nous avons l’ambition d’aider à cela, nous avons fixé un prix tranché qui pouvait encourager les producteurs à aller de l’avant. Malheureusement ça n’a pas abouti. D’autres pays, je donne toujours l’exemple du Mali, ce pays voisin là, dans sa situation actuelle, à une production de 400 000 tonnes de coton ; cela occupe 2 millions de maliens. Je n’ai rien contre les mines mais je suis un grand partisan de l’agriculture parce que c’est cela qui permet le mieux, la réduction de la pauvreté. Et sur ce plan là, j’ai beaucoup de discussion avec le chef de l’Etat. 

Souvenez-vous, j’ai été nommé en tant que Président de l’Union des Forces Républicaines, donc c’est à sa demande ou à la demande du gouvernement que j’interviens. Quand vous achetez de la noix de cajou à un paysan, qui vous vend ses 10 tonnes, vous croyez que vous pouvez lui retirer son argent ? Mais quand les miniers prennent les mines, ils s’en vont avec ça ;il reverse de l’argent à l’Etat et cet argent-là est à la disposition de certains fonctionnaires et ministres malhonnêtes, il faut le dire. Le Président de la République en est informé ; il sait que c’est le secteur agricole  qui nous permettra d’aller plus vite, de réduire la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie des populations.

 

L’Education et la formation : analyse et ambitions

 

J’ai toujours dis que l’éducation est au début et à la fin de tout.

L’éducation, la formation, si vous n’arrivez pas à faire ça dans votre pays, c’est qu’il n’y a rien d’autre à faire parce que c’est ce qui permet à chacun de pouvoir s’orienter à titre individuel. Nous avons aujourd’hui, une éducation qui a hérité du système colonial qui a des résultats catastrophique dans un pays comme la Guinée. Combien de diplômés sans emploi existent dans ce pays ? 

J’ai discuté de ça la fois dernière avec l’Ambassadeur d’Allemagne en Guinée. Je lui disais à quel point je suis admiratif par rapport au système éducatif allemand qui permet dès la fin du cycle primaire, d’orienter les enfants vers l’apprentissage pour ceux qui veulent. Ce qui fait que quand on sort, on a un métier et ce métier, ça peut être agriculteur, menuisier, maçon, ébéniste etc. Par rapport à l’échec au bac de cette année, soit 27, cette fois-ci je suis parfaitement en accord avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation qui a fait un baccalauréat absolument avec un niveau à retenir ; au-delà de ça, vous n’êtes plus compétitif avec les autres pays. Ce n’est pas parce que nous allons avoir 90% de réussite au bac qu’on va dire que l’éducation se porte  bien en Guinée. Ce résultat correspond à la réalité en Guinée et doit nous interpeller que nous devons élever le niveau de notre administration.

Mais ce n’est pas tout. On ne parle là que du baccalauréat, moi je vous parle de tout ce qui est en dessous. Puisqu’on confond toujours les deux (2) problèmes l’éducation et l’agriculture, en ‘’96’’ quand je suis arrivé, j’ai dit on va faire du coton. On a commencé à 5000 tonnes de production ; je l’ai portée jusqu’en 1999-2000 à 40 000 tonnes, aujourd’hui le coton est à 1000 tonnes, donc on a reculé. Mais quand on parle de ce coton, on parle de transfert de coton, ça veut dire on parle de train, on parle de route, de l’aménagement des pistes rurales. On parle également de l’égrenage de ce coton, de sa transformation en tissus ; mais on parle aussi de la transformation des graines de coton en huile, à partir de là, ce n’est plus de l’agriculture, c’est de l’agro-industrie. Je pense que c’est des choses que nous sommes à mesure de faire, parce que c’est à notre portée, c’est pour cela qu’il faut qu’on ait une orientation. 

 

Nous avions, avant, FRIGUIA ici qui produisait la bauxite et qui transformait cela, mais cette transformation créait normalement beaucoup de PME, on n’a jamais réussi à le faire parce que notre niveau de développement n’est pas encore arrivé là. Nous sommes au stade primaire du développement, le secondaire, on l’atteindra après ; c’est ce stade primaire là qu’il faut en créer le maximum. Regardez en Côte d’Ivoire. Laissons la Côte d’Ivoire et revenons au Sénégal, ici près de chez nous (la Guinée ndlr), est ce que vous savez que ce pays est en train d’avoir une bonne production agricole ? Pourquoi ? A  cause de la formation. Vous avez des gens qui sont formés, qui sont capables d’assimiler les méthodes de culture, d’utilisation de l’engrais et même des saisons, qui peuvent organiser les gens, et que tout cela se fasse différemment. 

 

Je vous assure qu’aujourd’hui, vous avez des cultures de choux, d’hévéas, de citrons, de mangues, de bananes, d’ananas au Sénégal. C’est étonnant, son revenu sur l’économie. Tout cela, pourquoi ? A cause de la formation et quand on dit formation, ça commence dès l’école primaire. Et qui parle d’école primaire, parle d’enseignants, mais en plus, il faut les aider à avoir un repas par jour. Je dois vous dire que ce sont ces deux(2) secteurs, l’éducation pour une agriculture améliorée.

 

Je vous remercie !

 

 Cellule Com UFR

Non messieurs ! Je ne suis pas «ethno », je suis une synthèse de la Guinée !  D’entrée du jeu, je dois préciser que je n’ai pas de leçon de morale à recevoir du gouvernement de Youla encore moins du  président du RPG arc-en-ciel sur l’unité nationale.

Je suis une synthèse de cette nation que je m’efforce de défendre face à ceux qui, quotidiennement, essaient de saper ses fondements par une politique inique et anticonstitutionnelle.

La déclaration du gouvernement, suite à nos dénonciations des faits avérés de discrimination ethnique  dans l’administration guinéenne, révèle à la face du monde la triste situation de l’Etat de droit dans notre pays.

 

C’est pourquoi mes prises de position sont sans concession face aux dévoiements des lois de la République. Même si mes propos peuvent heurter certains, il n'est pas question de rester indifférent lorsque les autorités guinéennes violent nos droits et nos libertés.

Homme engagé dans la lutte politique depuis plus de 30 ans pour l’avènement d’une société démocratique, libérale, ouverte et tolérante, je suis foncièrement contre le tribalisme, la corruption et l’impunité que vous avez érigé hélas, en système de gouvernement.

 

Que ce soit,  le Chef du gouvernement, le président de l’assemblée nationale, la présidente du CES, etc… êtes tous la résultante de cette répartition ethnique qui s’est imposée dans notre pays depuis 2010.

Déjà, en décembre 2011, Corinne Dufka, (chercheuse au sein de Human Rights Watch) dénonçait sur Radio France Internationale (RFI), la tribalisation de la fonction publique guinéenne. Elle affirmait: «  Des cadres de l'administration qui ne sont pas issus de l'ethnie du président sont pourchassés. Les militaires malinkés tuent sans aucune poursuite des Peulhs favorables au principal parti de l’opposition de Cellou Dalein Diallo ».

L’institution elle-même déclarait : « des pratiques de nomination discriminatoires ont abouti à la désignation par le président d’un nombre disproportionné de personnes appartenant au groupe ethnique malinké.»

Le président de l’Union des Forces Républicaines (UFR) Sidya Touré abondait dans le même sens en affirmant, je cite : « Personne ne peut ignorer aujourd’hui que quand vous êtes devant votre télévision ou votre radio, 80% des nominations, concernent une seule région du pays. (…) « 

Comme pour dire que ce ne sont pas seulement Chérif BAH et Ousmane Gaoual qui ont constaté cette situation.

Je ne parle même pas ici des associations ethniques dirigées par des hauts cadres mobilisées quotidiennement au service de la propagande de votre gouvernement.

Oui je suis une synthèse de par mes origines : de mère Bambara (Fanta KONE), de père Peul ; et de culture basse-côtière. Ce qui naturellement m’interdit tout comportement ethnocentrique. Mes propos n’ont qu’un objectif : dénoncer les violations répétées de notre constitution (article 3 et 4) par ce gouvernement et en premier lieu le Chef de l’Etat qui se fait encenser par des associations ethniques (fouta fow fii Alpha).

Je suis une synthèse de cette nation avec des racines multiethniques et de culture cosmopolite. Avec des sœurs et des frères mariés aussi bien en Forêt qu’en Basse Côte. Je n’ai donc aucun complexe pour dénoncer vos turpitudes et vos calculs ethno-stratégiques.

Quand Facinet Touré a déclaré que  « les Peuls tiennent les pouvoirs économique, intellectuel et religieux… qu’ils laissent aux autres le pouvoir politique », bien sûr personne n’y a vu de l’ethnocentrisme.

Quand ce sont des cadres véreux, incompétents qui se mobilisent pour mettre en place des associations à caractère ethnique (Manding-Djallon, Roundès, Cadres peuls) pour vanter le champion du RPG, personne ne trouve à redire.

 

Alors à ce gouvernement moribond, sachez que j’ai eu l’avantage de naitre dans un carrefour entre la Basse Guinée et le Foutah d'une part, la Guinée-Bissau et le Sénégal d'autre part. Un carrefour de rencontres entre les cultures Ballantes, Koniagui, Bassari, Soussou, Diakhanké, Nalou, Mikhiforé, Peules, Malinké. Cela a forgé mon éducation et ma personnalité intransigeante sur les valeurs humanistes de solidarité et de responsabilité.

Vous comprendrez donc aisément que ni sur mes origines, ni sur mon positionnement politique, je n’ai de leçon à recevoir d’un gouvernement sectaire qui a érigé l’impunité, la stigmatisation et l’ethnocentrisme en principe de gouvernance.

Ouvrez vos prisons nous y entrerons avec responsabilité pour défendre notre nation dans sa diversité, dans ses valeurs magnifiées par notre hymne national. Nous travaillons quotidiennement pour vous faire échouer dans votre projet de renforcement des méfiances communautaires par la division et la haine.

Ce n’est pas en niant le mal que l’on contribue à le guérir. L’avenir de la nation guinéenne repose sur ce défi  qui consiste à dissoudre le fait ethnique dans l’entité nationale. D’autres pays l’ont réussi et la Guinée peut le faire à condition de vous sortir de sa gouvernance.

Ousmane Gaoual

Député

Vice-président de la commission défense et sécurité

Membre de la commission des lois

 

 

Le Roi Mohammed VI a prononcé, ce samedi 29 juillet 2017, au peuple marocain, à l'occasion de la Fête du Trône, un discours on ne peut plus clair sur les tares qui affectent l'administration et l'inertie dans laquelle se complaisent les partis politiques. Le souverain marocain leur a reproché leur opportunisme et leur manquement à leurs responsabilités.

Jamais sans doute depuis longtemps discours Royal n’aura été autant attendu et parole Royale autant scrutée. Et pour cause les célébrations du 18ème anniversaire de l’accession du Roi Mohammed VI au Trône du Royaume du Maroc interviennent alors qu’une crise sociale sans précédent dont l’épicentre se trouvait dans la ville de Al Hoceima dans le Nord du Maroc empoisonnait depuis de longs mois la vie politique marocaine. C’est dire à quel point l’approche Royale de cette crise sociale était attendue par tous les Marocains.

Ce discours était donc à l'image du douloureux contexte social que traverse le Nord du Maroc, et le Souverain marocain a entamé son constat sur les progrès qui ne sont pas à la hauteur des espérances des marocains et qui engendrent une réalité qui déçoit et parfois fait honte, tout en livrant l’explication et les raisons du désastre d’Al Hoceima qu’il a nommée. Deux charges Royales d’une grande rudesse et d’une fermeté déterminée ont ciblé le spectre de l’administration marocaine.

La première vise les fonctionnaires qui ne s’investissent pas suffisamment aux services des citoyens et dont la seule obsession est la course effrénée aux promotions et semble être le seul moteur.

Ils ont été décrits par le discours Royal comme des personnages sans conscience, sans sens du service de l’Etat, recroquevillés sur leurs seuls intérêts égocentriques. Ces fonctionnaires indignes doivent quitter leurs responsabilités, démissionner de leurs fonctions puisque leurs choix et leurs comportements portent atteinte aux intérêts du citoyen qu’ils étaient censés servir.

La seconde charge Royale a pris pour cibles certains responsables de la classe politique qui font passer leurs calculs politiciens avant l'intérêt général et le service des citoyens et qui de part leur comportements irresponsables ont fini par créer les conditions de tensions sociales que vit la ville d’Al Hoceima. Et avec une tonalité qui mélange agacement et amertume, le souverain marocain lance une rude critique à l’encore des partis politiques.

D’ailleurs, c’est cette posture qui participe à faire perdre leur crédibilité auprès de la population : "les populations, et les jeunes en particulier, ne font plus confiance en la classe politique : si le Roi ne croit plus dans cette classe politique, que dire du peuple. Faites votre travail ou partez ! ".

Dans ce discours et face à cette crise sociale, le Roi Mohammed VI a évoqué aussi la nécessité de demander des comptes aux responsables qui ont failli dans leurs missions. Ce que le souverain marocain a appelé "les principes de bonne gouvernance et de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes" allant même jusqu’à qualifier de "trahison" la tentation de certains responsables politiques, au nom de calculs politiciens, de bloquer des projets de développement. Ces responsables, comme tous les citoyens qui ont failli, doivent rendre des comptes à la justice.

Après avoir relevé que la question du Sahara marocain n’est pas matière à débattre, et demeure "en tête des priorités", le Souverain du Maroc a réitéré Son attachement à impulser concrètement dans toutes les régions du Maroc, la nouvelle marche du peuple qui ambitionne la réalisation du développement humain et social, l’égalité et la justice sociale au profit de tous les Marocains.

Ce discours a été ressenti et perçu comme un recadrage Royal sévère des fonctionnaires qui ne prennent pas au sérieux leurs nobles et honorables missions de service publique et des responsables politiques qui se livrent à de dangereux petits jeux de basse politique au détriment des intérêts des marocains qu’ils sont censés servir ou représenter.

On apprend, enfin, que le Roi du Maroc a décidé, à l'occasion de la Fête du Trône, d'accorder sa grâce à un certain nombre de détenus n'ayant commis aucun crime ni actes gravissimes lors des événements qu'a connus la région d'Al Hoceima. L'apaisement est bel et bien au rendez-vous.

Le Souverain du Maroc a, par ailleurs, gracié les jeunes du Parti de la Justice et du Développement (PJD) condamnés pour apologie du terrorisme après l'assassinat de l'Ambassadeur russe à Ankara.

Farid Mnebi, depuis le Maroc pour lejourguinee.com

Un autre poids lourd du gouvernement algérien, en la personne de son Ministre des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, a, lui aussi tenu, le 10 juillet 2017, des propos indécents et insultants sur les migrants subsahariens et leur prétendue dangerosité ainsi que sur la menace qu'ils représentent pour la sécurité de l'Algérie en ne cachant ni son mépris ni son racisme.

Face à ces propos pour le moins choquants, la presse étrangère est largement revenue sur l’évènement. C’est le cas de l’AFP, de France 24 ou encore d'Echarq Al Awsat et de tant d'autres.

Par ailleurs, nul ne peut nier que de tels propos, proches des discours tenus par des partis de l'extrême droite européenne et nord-américaine, n'engagent pas seulement la responsabilité de ces individus ou celle de leur parti politique mais aussi celle de l'Etat algérien, unique responsable de la diffusion et de l'encouragement du racisme et de toutes les maltraitances et persécutions envers les populations noires présentes sur le territoire algérien qui en découlent.

Ainsi donc, après Farouk Ksentini, Président de la Commission algérienne des Droits de l'Homme, qui avait ouvert ce bal le 05 décembre 2016, ont suivi le Directeur de Cabinet du Président Algérien, avec rang de Ministre d'Etat, et le Ministre des Affaires Etrangères. Qui sera le suivant ?
Probablement le nr 2 de l'armée algérienne, après le Chef de l'Etat, le général Gaid Salah, celui-là même qui avait déclaré à de multiples reprises que les frontières algériennes étaient hermétiquement fermées.

Il devrait nous fournir une explication sur la présence de réfugiés subsahariens sur le territoire algérien, comme d'ailleurs celle d'organisations terroristes et de groupes s'activant dans la criminalité transnationale (drogue, traites humaines, contrebande ...) ?

Ont-ils été parachutés par un avion furtif ? La déclaration de Gaid Salah, relayée par les politiques et les médias algériens, n'est-elle que de la poudre aux yeux destinée à démontrer à la communauté internationale la ferme volonté de l'Algérie à lutter sincèrement contre le terrorisme, l'immigration clandestine et la criminalité internationale ?
Aussi , à quoi servent les larges et profondes tranchées et murs de surveillance électronique réalisées par l'armée algérienne aux frontières Est et Ouest et la mobilisation de plus de 40 000 soldats le long de toutes ses frontières ? A amuser la galerie, à aider les groupes terroristes à regagner leurs bases arrières situées en Algérie après leurs forfaits au Mali, au Niger, au Tchad, en Tunisie et en Libye et à faciliter le passage des groupes liés à la criminalité internationale ? L'observateur est en droit de s'interroger ?

La dernière option est la plus réaliste ! Elle est plus rentable financièrement et elle permet d'exercer des pressions sur les pays limitrophes.
De plus, la politique de l'Algérie dans la prévention et la lutte contre l'extrémisme violent et le terrorisme n'est pas du tout un modèle à suivre en raison de son approche non fondée sur la réalité du terrain, de son inexpérience totale et de ses mensonges. 

Un décryptage du timing de ces sorties scandaleuses de hautes personnalités algériennes s'impose également en raison du silence complaisant de la Présidence de l'Etat algérien.

Le tempo de ces insanités dangereuses et insultantes pour le peuple africain déversées par deux poids lourds du gouvernement algérien ne sont en fait qu'une vulgaire réaction des autorités algériennes face à ses échecs diplomatiques à répétition et une manière stupide et déloyale de sanctionner ses partenaires africains.

En effet, l'Algérie n'a point été invitée au Sommet du G5, tenu le 02 juillet 2017 à Bamako, auquel ont assisté les Chefs d'Etat de France, du Niger, de Mauritanie, du Burkina Faso, du Mali et du Tchad. En outre, les Ministres de l'Intérieur d'Espagne, du Portugal et du Maroc se sont réunis à Madrid, le 04 juillet 2017, sans la présence de l'Algérie, pour débattre sur le terrorisme, de l'immigration et de la situation au Sahel.

De plus, le changement de ton de l'Union Africaine (U.A), constaté lors du dernier Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement à Addis Abeba sur le dossier du Sahara marocain, suivi de la déclaration de Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l'U.A, et l'accord de principe donné par les pays membres de la Communauté Economique des Etats d'e l'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O) à la demande d'adhésion du Maroc sont autant de victoires diplomatiques marocaines sur le plan panafricain qui ont irrité les dirigeants algériens.

Ceci étant dit, ce nouveau langage de charretier, adopté par les plus hauts responsables algériens, est la preuve de leur dédain envers les subsahariens et ne présage rien de bon quant à une stabilisation politique et sécuritaire du Mali et des autres pays subsahariens. On peut également avancer, sans risque de trop se tromper, que les clans se positionnent pour une éventuelle succession du Président algérien et tentent de s'attirer les faveurs de ceux qui dirigent le pays en sous main.
Au fait, à quand les excuses des autorités algériennes aux subsahariens, en particulier, et aux noirs africains, en général, avec des dédommagements ?

Farid Mnebhi.

Le ministère de la culture,  des sports et du patrimoine historique a organisé ce jeudi 3 août 2017 à Conakry, une ‘’conférence de presse’’ pour, dit-il, faire le point sur la préparation et le bilan technique et financier de la participation guinéenne aux VIIIe jeux de la francophonie.

Le feuilleton des jeux de la francophonie n’a pas malheureusement atteint son épilogue ce jeudi au musée national de Sandervallia, où le ministère de tutelle a convoqué une conférence de presse. En réalité c’était tout sauf une conférence de presse, la salle étant pleine des cadres du ministère qui, au moindre mot, applaudissaient, telle une salle de spectacle. [Conférence de presse = conférenciers + journalistes. Et on y applaudit pas.]

Siaka Barry, le ministre du département, avant et après l’exposé du directeur national des sports, Lancinet Kabassan, s’est posé en véritable défenseur de son département, sur un cas de soupçon de détournement.

En effet, comme expliqué dans des articles en ligne et certaines émissions de débat, les participants aux VIIIe jeux de la francophonie ont émargé pour une somme de 900 $, en ne recevant en réalité que 500 $. Le directeur national des sports, lors de cette rencontre avec les hommes de medias, a donné des explications par rapport à cette situation, qui découle d’une contribution que chaque participant devrait payer dès lors qu’il est retenu pour les jeux. 40 $ par personne, soit 400 $ pour 10 jours.

En réaction à une inquiétude d’un journaliste par rapport à ce fait, qui lui a signifié au passage qu’il n’avait pas à imposer une ligne éditoriale à un media, en s’attaquant notamment à la télévision nationale et à un journaliste de Nostalgie, le ministre Barry a laissé entendre que les gens devraient plutôt se focaliser sur les résultats obtenus que de créer de « la confusion. » 

Mais qui crée la confusion ?

« Confusion ? » Ce mot met sur la place publique la contradiction dans la démarche du ministre guinéen de la culture, des sports et du patrimoine historique. Notre communication, le ministre et moi, il ya moins de 24h en fait foi.

« Ça c’est grave. Dans ses conditions partout où on prendra les corrupteurs, on prendra le corrompu… Ça c’est une corruption tacite. Si un intellectuel me dit qu’on m’a fait signer 900$, on m’a donné 500 $, moi je te prends tout de suite. Parce que en te prenant je saurai qui t’a fait signer ça. », dixit Siaka Barry.

« Et qui les a fait signer ça ? »,  demande-t-il. Notre réponse : « nos sources ont parlé de Kabassan. »

Le responsable du MCSPH a répondu en ces termes : « même si cela est demandé (les 40$/jour), cela ne doit pas apparaître sur ce que les gens perçoivent. C’est très simple. Vous savez dans ce pays, les gens aiment compliquer. La francophonie a demandé une participation par personne, forfaitaire, c’est-à-dire son logement, sa nourriture etc. Et qui apparaît dans les documents de la francophonie… Mais je crois qu’en payant ça, c’est la francophonie qui émarge ça. Et ce que les gens gagnent, si c’est 500$, vous leur faites signer 500$. Mais vous n’avez pas à mettre 900 et dire prenez 500 parce qu’on a payé 400 là-bas. »

Faites-en votre analyse, de tout le contraire et même des accusations « de mauvaise foi des journalistes pour créer de la confusion. »

Quand j’ai voulu simplement demander à M. Kabassan en qui je porte une entière confiance, de reconnaître simplement qu’il a commis une faute administrative, les cadres du ministère m’en ont empêché. Pire, Jean Baptiste Williams, le directeur national de la culture m’a retire de force le micro et a mis un terme à la cérémonie que pourtant Siaka Barry a annoncé ouverte à toutes les questions.

Alpha Mady TOURE, journaliste. 

 

 

Nombre de médias français sont devenus des spécialistes débridés des diatribes amères et injurieuses et de la désinformation à l’encontre du Maroc. Ils se prennent aussi pour des donneurs d’ordres et de leçons dès lors qu’il s’agit du Maroc et de la région du Rif qu'il ne connaissent même pas et où ils n'y ont jamais mis les pieds. 
 

Mais, par la force des choses, endettement chronique, ils sont devenus de zélés circuits de propagande des thèses séparatistes, polisariennes et rifaines, concoctées par les dirigeants algériens pour déstabiliser le Maroc en raison de ses victoires diplomatiques en Afrique, en Europe, En Amérique du Nord, du Sud et Centrale, aux Caraïbes, en Asie, au Moyen-Orient et au sein des instances et organisations internationales, régionales et continentales.
Parmi eux, il y a lieu de citer RFI, France24, FranceInfo, Libération, Exhaustif-Le Soir, L'Express, L'Humanité et de bien d'autres.

 

Tous, de manière bizarrement unanime, parlent de révolte séparatiste, de révolution, d'indépendance du Rif, de peuple rifain, de peur du régime marocain, de répression, de violence à l'encontre de manifestants et bien d'autres belles perles pour accrocher un maximum de lecteurs et donc bien vendre leur canard boiteux. Or, la réalité est à l'antipode de leurs assertions.


En effet, les différentes manifestations, dites d'Al Hoceïma, ne sont qu'un simple cri des citoyens marocains de la région du Rif pour plus d'équité sur les plans du social, du développement économique, de l'éducation, de la santé, du logement, de l'emploi et non un appel à une quelconque indépendance.

 
Les originaires du Rif l'ont clamé haut et fort lors de leurs manifestations et ont même affirmé leur total soutien au Roi Mohammed VI et au système monarchique, n'en déplaise aux ennemis du Maroc. Les vidéos diffusées sur la toile en constituent des preuves flagrantes et irréfutables.
 

La manipulation de l'information faite par ces nombreux médias est une énorme erreur déontologique qui porte gravement atteinte au journalisme. Partir d'un fait divers pour le rendre politique par un tour de passe-passe, il faut le faire.
Il suffit de comptabiliser les blessés parmi les forces de l'ordre et les manifestants ; la différence est énorme et donc, ce sont les policiers et les gendarmes qui ont subi la répression d'une bande de casseurs à la solde d'une puissance étrangère et de cartels de drogue.
 

S'agissant de la puissance étrangère, il est de notoriété publique que les autorités algériennes s'évertuent à vouloir s’ériger en puissance à travers tout le Maghreb. Après avoir saboté l’avènement d’un Etat Amazigh indépendant au pays de l’Azawad, au Nord du Mali, le régime d’Alger se préoccupe, aujourd'hui, de l’armée Amazighe Libyenne.
Les responsables d'Alger n'infiltrent-ils pas en Libye des terroristes afin d'annihiler toute possibilité d'émergence d’une entité ou institution Amazighe indépendante ? Bien sûr que oui !
Ces terroristes infiltrés sont assistés logistiquement par des bases militaires situées en territoire algérien et circuleraient en toute liberté entre l'Algérie et la Libye.
Ce même modus operandi est appliqué en Azawad, prouvant que les décideurs algériens préfèrent un Etat terroriste en Libye qu’un Etat Amazighe.
Au fait, cette politique algérienne de soutien logistique aux groupes islamistes armés au Sahel et au Maghreb, n’est qu’un secret de polichinelle. Elle se fait avec l'appui humain du polisario.

Une situation ingérable dans la région du Rif amènerait les responsables algériens à pousser les terropolisariens à mener des incursions terroristes dans les provinces sahariennes marocaines en violation de la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU, d'infiltrer au Maroc des éléments de DAESH, positionnés sur son territoire, pour y perpétrer des attentats de grande envergure et amener tous les opérateurs économiques installés au Maroc à plier bagages. Tel est le rêve des responsables algériens. C'est pourquoi, ils sont partie prenante dans le financement des actes de violence commis à Al Hoceïma par ces bandes de casseurs qui répondent à toutes leurs commandites.

Concernant le rôle des cartels de drogue dans la situation qui prévaut dans la région du Rif, il faut comprendre que tout développement économique et social est synonyme d'une chute vertigineuse de la production de drogue et donc une énorme perte financière pour les trafiquants.
C'est pourquoi, ces cartels de la drogue s'affairent à dissuader les futurs investisseurs à venir s'installer dans cette région, à retarder les projets de construction de logements, d'écoles, de dispensaires, d'hôpitaux, d'hôtels, de routes et ceux relatifs à l'agriculture, la pêche, l'eau et la formation professionnelle afin de faire perdurer leur revenus illicites et de s'enrichir sur le dos d'une population rifaine qui ne peut rien leur refuser par crainte de représailles.
Aussi, est-il demandé à cette presse névrosée obsessionnelle, qui passe son temps à s'attaquer stérilement au Maroc, de regarder ce qui se passe chez elle, notamment lorsque des éléments des forces de l'ordre et des représentants de l'Etat sont lâchement attaqués par des cagoulés lors de manifestations de protestation sur l'augmentation de tel ou tel produit de consommation, la fermeture d'un établissement d'enseignement, hospitalier ou industriel.

 Des policiers qui ne veulent plus rentrer dans des quartiers dits de non droit en raison d'un trafic de drogue à grande échelle et où les armes de guerre sont présentes sur le terrain.
Les Marocains du Rif ne seront jamais oubliés ou marginalisés par les autres citoyens marocains ou l'Etat marocain. La région du Rif connaîtra, elle aussi, un essor économique et social à l'image de celui des autres régions du Maroc, elle en possède les atouts, le potentiel humain et l'intelligence de sa population. Le Maroc est un et indivisible de Tanger à Lagouira avec pour socle commun la Monarchie.

Farid Mnebhi.

 

He oui ! A force de miroiter les pétrodollars, les responsables algériens n'ont pas vu le vent des idéologies éculées, leur fond de commerce sur les plans africain, arabe et international pour asseoir leur éphémère leadership, s'essouffler et disparaître définitivement ; une disparition accompagnée par une chute vertigineuse du prix du pétrole, obérant gravement son économie et portant un sacré coup à la diplomatie des valisettes de pétrodollars.
Pour les seuls mois de mai, juin et début juillet 2017 les dirigeants algériens et leurs affidés du polisario se sont fait entarter à moult reprises sur le plan diplomatique.
Ci-après un rappel non exhaustif des déroutes diplomatiques des responsables algériens et miliciens polisariens durant cette période :
1/ le 05 mai 2017, le Ministre malawien des Affaires Etrangères a annoncé le retrait de la reconnaissance de la RASD par son pays,
2/ le 03 juin 2017, le vice-Ministre des Affaires étrangères du Myanmar a annoncé le soutien de son pays à la position du Maroc au sujet de la question du Sahara marocain,
3/ le 08 juin 2017, la justice panaméenne inflige un cinglant camouflet aux miliciens polisariens en les déboutant de leur plainte en vue de saisir le navire "Ultra Innovation" transportant une cargaison de phosphate marocain en provenance de Phosboucraa et destinée au Canada,
4/ le 19 juin 2017, le Ministre angolais des Relations Extérieures s'est rendu en visite de travail au Maroc, la première depuis plus de vingt ans. Un évènement qui constitue tout un symbole pour la diplomatie marocain lorsqu'on sait que l’Angola est considéré comme une "citadelle" algérienne et un soutien du Polisario.
5/ le 25 juin 2017, le Comité de Décolonisation de l’ONU (C24) a conclu ses travaux sur un double échec cuisant pour son Président, l’Ambassadeur du Venezuela, Rafael Ramirez, et pour l’Algérie, mettant à nu l’agenda personnel et idéologique de l’Ambassadeur Ramirez et de l’Algérie au sujet du Sahara Marocain.
En effet, la grande majorité des Membres du Comité a imposé une fin de non-recevoir aux manœuvres du Venezuela et de l’Algérie visant à conférer au polisario une soi-disant représentativité du Sahara Marocain, obligeant les adversaires du Maroc à renoncer à tous les paragraphes de la résolution du Comité, initialement imposés par la présidence vénézuélienne et instigués par l’Algérie.
Ces paragraphes faisaient référence à la participation du polisario en tant que représentant du Sahara Marocain et appelaient à une visite du Comité de décolonisation de l’ONU dans les provinces du Sud du Maroc.
6/ du 1er au 03 juillet 2017 juillet 2017, à Addis Abéba, capitale de l'Ethiopie, où se trouve le siège de l'Union Africaine (U.A), le Maroc a marqué trois précieux points contre ses adversaires, à savoir que l’U.A s’en tient désormais à la compétence exclusive de l’ONU sur le dossier du Sahara marocain, appelle à une solution strictement politique et expurge de son lexique toute la terminologie algéro-polisarienne hostile au Maroc.
7/ le 03 juillet 2017, Monsieur Moussa Fakhi, le nouveau Président de la Commission de l’Union Africaine (U.A) annonce avoir pris note des arguments du Maroc concernant son Sahara et des efforts sérieux et crédibles que lui reconnaît la communauté internationale pour clore définitivement ce dossier et exprimé clairement son soutien à une solution consensuelle au Sahara marocain ainsi que sa satisfaction concernant la baisse des tensions au niveau de la zone de Guerguerat et la nomination d’un nouvel envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara marocain, l'ancien Président allemand, Monsieur Horst Köhler, qui a l’intention de lancer une nouvelle initiative pour trouver une solution pacifique au conflit.
Cette déclaration du responsable de cette commission, en rupture avec le langage de l’Algérie et du polisario a frappé de mutisme la presse algérienne qui a omis de relever la nouvelle position de l’U.A et préféré opter pour la désinformation.
8/ le 05 juillet 2017, le Parlement Européen renvoie l'Algérie et son pantin polisarien à leurs chères études après le rejet du projet de résolution présenté par des eurodéputés écologistes, recommandant l'élargissement du mandat de la Mission des Nations-Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) au contrôle des Droits de l'Homme au Sahara et ce, par 316 voix contre 189 ; un projet qui invitait à "mettre à exécution l’arrêt de la Cour de Justice Européenne au sujet du Sahara occidental et soutenir les efforts de l’ONU visant à obtenir un règlement équitable et durable du conflit au Sahara occidental, sur la base du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et conformément aux résolutions des Nations-Unies en la matière; œuvrer pour que la MINURSO soit dotée d’un mandat relatif aux Droits de l’Homme, à l’instar de toutes les autres missions de maintien de la paix des Nations-Unies, et pour que tout le personnel de la MINURSO soit autorisé à reprendre ses fonctions".
Pour rappel, la proposition d'élargissement du mandat de la MINURSO avait été rejetée fin avril 2017 par le Conseil de sécurité.
En conclusion, à la lecture de ce qui précède, il est évident que l'ère de la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma a été jetée aux orties lors du dernier sommet de l’Union Africaine.
Une période où les décisions de l’U.A ont été allègrement perverties par les ennemis du Maroc, avec l'aide de l’ancienne Présidente de la Commission de l’U.A, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.
Aujourd'hui, la demande de la commission d’une solution consensuelle semble être conforme à la proposition d’autonomie faite par le Maroc pour résoudre ce conflit et mettre fin aux manipulations du tandem Alger-polisario.
Nul doute que tout un chacun est désormais conscient que la trahison d’Edem Kodjo, ancien secrétaire général de la défunte l’Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A), sous le mandat duquel la fantomatique "RASD" a été admise au sein de l’organisation panafricaine, après avoir été appâté par des valisettes de pétrodollar, doit être réparée au plus vite.
Six mois seulement après son retour au sein de l’Union africaine, le Maroc est déjà en train de réussir ce qu’il n’a pu réaliser en 34 ans de politique de la chaise vide: pousser le polisario vers la porte de sortie de l’organisation continentale.
Un bilan diplomatique algérien, qui vaut non seulement pour la période décrite en supra mais aussi depuis le début d'année 2017, nul en comparaison aux victoires éclatantes et percutantes du Maroc.
Farid Mnebhi.

 

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