Pour renforcer la structure sanitaire, la République de  Guinée  a signé une convention financière avec  Italie. La cérémonie s’est déroulée ce vendredi, 14 septembre 2018 dans les locaux du ministère de l’économie et des finances.

Ce prêt s’inscrit dans le cadre du  financement d’un programme de coopération guinéo-italienne de 20 millions d’euro.

Dans sa communication, Livio Spadavecchia, l’ambassadeur d’Italie en Guinée a promis que les appels d’offre démarreront  dans les prochaines semaines pour la construction des hôpitaux, les livraisons des équipements, la formation du personnel.

Selon lui, C’est un programme stratégique. « On a toute la volonté d’accompagner  les pays et de gérer ensemble ce fonds dans des secteurs clés pour la population mais aussi sur le plan économique du pays » rassure-t-il.

Poursuivant  l’ambassadeur dira que  ce fonds sera livré directement à la Guinée sans intermédiaire. « Un comité de pilotage sera mis en œuvre au ministère de la santé pour l’accroissement du projet.  Nous allons accompagner avec les techniciens, des médecins pour la gestion rationnelle de ce fonds sous l’œil vigilant des autorités guinéennes » ajoute-t-il.

Pour sa part, Dr Niakoye Lama, ministre de la Santé s’est réjoui de ce prêt. « Parce que ce prêt est presqu’un cadeau puisque c’est sans intérêt et le remboursement  va s’étendre sur trente ans. Comme l’Ambassadeur l’a dit, c’est pour construire  certains de nos hôpitaux, leurs équipés et instauré également la formation » explique-t-il.

Ensuite, il a rassuré qu’avec ce prêt, « nous allons améliorer la situation de santé de nos populations ce qui va en droite ligne avec la politique du président de la République parce qu’il tient beaucoup à la santé de la population » précise-t-il.

Pour finir, le ministre de la santé a dit ceci  « un peuple qui n’est pas en bonne santé ne peut pas se développer, car tout développement économique et social dépend de la santé » conclut-il.

Aboubacar Pastoria Camara

Santé : des professionnels de Santé échangent autour de la déontologie et la responsabilité médicale

Pour faire face à cette crise de responsabilité  médicale, l’ONG Tabala  a organisé une conférence-débat  sous  le thème l’éthique, la déontologie et la responsabilité médicale’’ avec des professionnels de santé ce jeudi 9 aout 2018 au palais du peuple.

Dans sa communication, Dr Abdoulaye Kaba, président de l’ONG Tabala  se réjouit de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du renforcement de  la capacité des médecins sur l’éthique et la responsabilité médicale. Selon lui,  le monde, est en crise de responsabilité. «  Alors  si on ne cherche pas à étouffer cette crise en temps réel, on   va se retrouver devant une autre guerre mondiale qui ne sera pas armée comme les autres » a-t-il déclaré.

Mais d’où est venue cette idée ? Dr Kaba répond,  « c’est suite à un constat  qui révèle qu’il y’a des problèmes liés à la responsabilité médicale. Donc,  il faut chercher à en débattre. C’est pourquoi, nous avons cherché à inviter toutes ces personnalités pour qu’on trouve la solution » explique-t-il.

De son côté, professeur  Hassane Bah a mis un accent particulier sur le rôle des médecins dans l’exercice de leur profession. Selon lui, le premier devoir d’un médecin, c’est de soulager la souffrance des patients,  prendre le malade dans sa globalité, respecter certains droits élémentaires des patients. À savoir, le droit à la sante, à la confidentialité et le droit au  soin approprier.

« Le second rôle, le médecin doit prendre son malade avec respect et sympathie, il ne doit pas rejeter son malade, il doit comprendre le malade et lui donner des soins appropriés » précise-t-il.

Poursuivant  il dira : « je pense que c’est une formation qui vient au bon moment car, vous le savez, sans doute que de plus en plus, il y a un déficit de confiance dans la relation entre les médecins et les malades.

Pour finir, le professeur a réitéré  que cette rencontre d’échange  est très  importants pour les professionnels de santé.

Pour sa part, Yakouba Barry, Chef de cabinet du ministère de la santé  et représentant du ministre de la santé a affirmé  l’engagement de son département à accompagner et encourager cette structure qui fait la promotion des valeurs médicales. 

Aboubacar Pastoria Camara

Les membres de la délégation guinéenne au forum sur les défis nutritionnels en Afrique centrale et de l’ouest, ont fait le compte rendu de la rencontre tenue le 23 mai dernier à Dakar. C’était à l’occasion d’une conférence de presse tenue le mercredi 7 juin 2017 à Conakry.

Selon les conférenciers, trois panels ont été développé lors de ce panel. Il s’agit entre autre la promotion d’une alimentation équilibrée pour atteindre les objectifs du développement durable, de la lutte contre les carences en micronutriment et la nutrition et sécurité alimentaire.

Dr Sandy  Tolno, chef de service cardiologue à l’hôpital Sino-guinéen, membre de la délégation guinéenne revenue de Dakar, a indiqué que la malnutrition constitue de nos jours des grands problèmes de santé publique dans tous les pays.  

« D’après le rapport 2016 sur la nutrition mondiale, la mal nutrition et les mauvais régimes alimentaires sont de loin les plus grands facteurs de risque pour la charge mondiale de mobilité. Tous les pays font face à un grand problème de santé publique de fait de la mal nutrition », a déclaré Dr Sandy Tolno.

Poursuivant sa communication ce spécialiste des maladies cardiovasculaire Dr Tolno affirme ceci: « nous savons très bien que chacun de nous va dire que tous les jours nous mangeons. Mais, est ce que, ce que nous mangeons sont des aliments qui contiennent les éléments nécessaire pour un développement de notre organisme. C’est pour cette raison que Nestlé par exemple a décidé de fortifier les différents produits qu’il mette sur le marché ».

Il dira que « la déficience en micronutriment est responsable de l’apparition de plusieurs maladies que nous constatons. Mais malheureusement, de façon générale les médecins occultent et ils se permettent de faire de diagnostic sans tenir compte de ce facteur de nutrition. »

Plus loin, Dr Sandy Tolno, a déconseillé la consommation abondamment  du sel, du sucre et de graisse qui selon lui est responsable de l’apparition des maladies chroniques qui frappe aujourd’hui toutes les pays subsahariennes.

« Avant ont disait que les maladies cardiovasculaire est l’apanage des pays développé. Mais aujourd’hui, c’est le contraire. C’est les pays en voie de développement qui souffre de ses différentes pathologies. 75% de ses pathologies vient des pays pauvres. Parmi les obstacles auquel la communauté internationale est confronté aujourd’hui rare ce qui rivalise en intensité avec la mal nutrition. Une condition qui touche directement une personne sur trois », souligne le cardiologue.

Moussa Moise Sylla, Journaliste au groupe HADAFO Médias,  un autre membre de cette délégation a dans son allocution regretté  le manque de sécurité alimentaire en Guinée. « Je me suis rendu compte qu’à côté de l’insécurité courante à laquelle nous faisons face dans notre pays, liée à la recrudescence du banditisme, il y a une autre insécurité qui, à mon avis, est beaucoup plus néfaste c’est l’insécurité alimentaire », affirme-t-il.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

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