En prélude à l’organisation de la 19ème assemblée générale de l’Association Africaine des Centrales d’Achats de Médicaments Essentiels(ACAME), la commission d’organisation dudit évènement a animé ce samedi 25 février 2017 un point de presse pour donner les grandes lignes de l’évènement. Cette session qui se déroulera du 1er au 3 mars 2017, à Conakry, est placée sous le thème « 20 ans après leur création, quelles stratégies les centrales d’achats doivent-elles adopter pour renforcer la disponibilité et l’accès aux médicaments essentiels de qualité? ».

Selon le vice-président de la commission d’organisation de l’évènement, pendants trois jours, les acteurs majeurs de la santé vont penser sur la politique des Centrales d’Achats de Médicaments Essentiels(ACAME), dans leur mission essentielle, celle de rendre disponibles et accessibles les médicaments de qualité.  

"Les directeurs de centrales d’achats, les directeurs nationaux de la pharmacie et du médicament, le président de l’inter ordre des pharmaciens d’Afrique, l’intersyndicales des pharmaciens d’Afrique, des partenaires bi et multilatéraux, des scientifiques de hauts niveaux, venus de la France et d’Afrique discuterons à Conakry des questions liées à l’amélioration de l’accessibilité des médicaments aux populations", souligne Dr Mohamed Kerfala Camara.  

Le vice président de la commission a affirmé que les participants à cette 19ème session de l’ACAME aborderont  des sous thèmes comme entre autres le cadre institutionnel et juridique des centrales d’achats, les nouvelles problématiques pour le financement des centrales d’achats et les nouvelles stratégies d’achats et distribution des produits de santé par les centrales.  

Cette rencontre continentale coïncide aux 2èmes journées pharmaceutiques de Guinée. Pour Dr. Kerfela Camara, ce double évènement scientifique sera une occasion pour ces acteurs majeurs de la santé publique de projeter l’avenir des centrales d’achats dans leur mission essentielle, celle de rendre disponibles et accessibles les médicaments de qualité. 

"Des thématiques liées à la contrefaçon des médicaments et les marchés illicites seront traitées. Les bonnes pratiques pharmaceutiques, le rôle des pharmaciens dans la gestion des maladies émergentes, la recherche et la valorisation des plantes médicinales seront au centre du débats", précise-t-il

Il est à rappeler que l’ACAME a été créée le 19 juillet 1996 par 5 centrales nationales d’achats dans le cadre de la mise en place d’une politique d’approvisionnement commune aux pays de la zone franc et associés.  De nos jours, elle compte 21 centrales membres reparties sur l’ensemble du continent africain.  

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95  

 Moscou, le 15 février 2017: la société RUSAL (code commercial sur la bourse des valeurs de Hong-Kong : 486, sur Euronext: RUSAL/RUAL, sur la bourse de Moscou RUAL/RUALR), l’un des premiers producteurs mondiaux d’aluminium, annonce la création en Guinée d’un  laboratoire moderne qui assure le haut niveau de sécurité pendant les recherches scientifiques en laboratoire (Biosafety level 3 selon la classification internationale).

Pour assister à la cérémonie  d’ouverture du  laboratoire le 15 Février, le chef du Rospotrebnadzor, Anna Popova, l’adjoint du ministre russe des Affaires Etrangères, Représentant spécial du  Président de la Fédération de Russie  chargé du Proche-Orient et des pays Africains, Michael Bogdanov et le Directeur de la division alumine de RUSAL, Yakov Itskov sont arrivé en Guinée.

Le laboratoire a été installé au centre de Recherche en épidémiologie-microbiologie et soins médicaux (CREMS) construit par RUSAL en 2015 pour lutter contre l’épidémie d’Ebola sur le territoire guinéen. L’investissement de RUSAL pour la construction  de CREMS se chiffre à plus de 10 millions de dollars.

Dans le cadre du partenariat public–privé entre RUSAL et Rospotrebnadzor (le service Fédéral de surveillance dans la sphère de sécurité des droits des consommateurs et la prospérité humaine) et son département scientifique, une partie du CREMS a été réorganisé en  laboratoire stationnaire qui permet dans des conditions requises de faire des analyses de laboratoire avec un niveau très élevé de sécurité. Ce travail de réorganisation d’une partie de CREMS  a été réalisé par RUSAL en un court temps avec le respect de toutes les normes sanitaires-épidémiologiques internationales et les recommandations des scientifiques ingénieurs de Rospotrebnadzor. RUSAL a également  aidé à transporter et à monter ce matériel de haute précision qui fait plus de 50 tonnes destinée à ce laboratoire.

Dans un futur proche, le laboratoire installé dans les locaux du CREMS et l’Institut de recherche biologique de Guinée  (IRBAG, Kindia), feront partie du centre  Russo-Guinéen de Recherche scientifique en épidémiologique et de prophylaxie des maladies infectieuses. Ce nouveau centre Russo-Guinéen n’aura pas son similaire dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest en terme d’utilisation de  haute technologie et de système de sécurité biologique. La mise en service de ce nouveau laboratoire donnera la possibilité de faire le diagnostic des infections dangereuses de manière opérationnelle. Cette rapidité permettra à la sécurité du système sanitaire national de la République de Guinée d’atteindre une nouvelle qualité plus élevée.

 «RUSAL qui a atteint des résultats positifs dans la lutte contre le virus Ebola en Guinée, continue de prendre une part active dans l’amélioration de la couverture sanitaire de la République. L’ouverture du nouveau laboratoire infectieux avec un équipement  unique  y compris pour la Russie, va empêcher la propagation des maladies dangereuses pour la vie des populations locales», – a fait remarquer le Directeur Général de RUSAL, Vladislav Soloviev.

Pendant la période d’épidémie d’Ebola, en Avril 2014, RUSAL est l’une des premières compagnies étrangères en Guinée à acheter et mettre à la disposition du ministère de la santé  de la République de Guinée  un lot de médicaments et de produits sanitaires de prophylaxie. D’août 2014 à nos jours, RUSAL assure la prises en charge matérielle et technique pour le fonctionnement de l’équipe spéciale anti-épidémie de Rospotrebnadzor envoyer en Guinée.

Réalisant les tâches du partenariat public-privé, RUSAL a organisé en Guinée une série de séminaires scientifique et pratique avec la participation d’éminents scientifiques de la Fédération de Russie: l’académique Victor Маleev, le professeur Konstantin Zhdanov. RUSAL contribue ainsi pour la participation des représentants de la Russie aux congrès scientifiques internationaux (Маlabo, Conakry, Kindia, Моscou, Genève).

RUSAL qui évolue en Guinée  depuis  2001, est l’un des plus grands investisseurs dans ce pays.  En Guinée, RUSAL possède la Compagnie des Bauxites de Kindia (CBK), également le complexe bauxite-alumine de Friguia.  En dehors de cela, RUSAL continue la Réalisation du projet pour l’exploitation du plus grand gisement de bauxite au monde «Dian-Dian» dans la région de Boké.  La réserve prouvée du gisement de «Dian-Dian » est de  564 millions de tonnes.

 

L'Equipe Régionale polyvalente d’Alerte et de Riposte aux Epidémies (ERARE) de la ville de Conakry sera officiellement déclarée opérationnelle le samedi 04 juin 2016 au cours d'une cérémonie organisée à partir de 8H30 sur l'esplanade du Palais du Peuple à Conakry en présence des Autorités guinéennes au plus haut niveau, les Ambassadeurs de l'Union européenne, M. Gerardus GIELEN, de la France en Guinée et en Sierra Léone, M. Bertrand COCHERY, ainsi que le Directeur Général d'Expertise France, M. Sébastien MOSNERON DUPIN. 

Il s'agit de la huitième et dernière équipe ERARE à être déployée dans le pays après celles des sept capitales régionales. C'est aussi la plus importante avec un personnel composé de 38 professionnels de santé guinéens expérimentés en poste à la Direction des Services de santé de la Ville de Conakry (DSVCO) et dans les Directions Communales de la Santé (DCS).

L'ERARE de Conakry a bénéficié de deux séries de formations: technique, opérée par l’Institut BIOFORCE, et opérationnelle dispensée par la Sécurité civile française, puis par la Fédération Internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) en liaison avec  la Croix Rouge Guinéenne (CRG). L'équipe fera des démonstrations statiques et dynamiques au cours de la cérémonie.

En plus des séries de formations, les huit Equipes Régionales ont reçu des dotations en matériels et équipements pour un montant de 150.000 Euros (plus de 1,5 milliard GNF) ainsi qu'un lot de 43 véhicules (à raison de 5 véhicules par Région et 8 pour la zone de Conakry).

Le Groupe de la Banque mondiale a inauguré, le 21 mai 2016, le Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie (ou PEF, acronyme anglais de Pandemic Emergency Financing Facility), un dispositif mondial novateur conçu pour se prémunir des pandémies mortelles et reposant notamment sur la création du tout premier marché de l’assurance contre le risque de pandémie. Le Japon, qui assure la présidence du G7, s’est engagé à amorcer cette nouvelle initiative avec la promesse d’un premier financement de 50 millions de dollars.

« Les pandémies représentent l’une des plus grandes menaces auxquels sont exposées les populations et les économies du monde, mais, désormais, nous disposerons pour la première fois d’un système qui permettra d’amener des financements et des experts là où une flambée épidémique se déclare et avant qu’elle ne devienne incontrôlable, explique Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale. Avec ce mécanisme, nous remédierons à notre incapacité, collective et chronique, à gérer les pandémies mondiales. La crise Ebola en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone nous a enseigné que nous devons être beaucoup plus vigilants en ce qui concerne les débuts d’épidémie et intervenir immédiatement pour sauver des vies mais aussi pour protéger la croissance économique. »

L’annonce du Groupe de la Banque mondiale devance d’une semaine le prochain sommet du « Groupe des sept », qui se tiendra les 26 et 27 mai à Ise-Shima (Japon). Lors de leur précédent sommet, en mai 2015 à Schloss Elmau (Allemagne), les dirigeants du G7 avaient demandé au Groupe de la Banque mondiale de mettre au point la nouvelle initiative.

« En apportant son soutien au Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie, le Japon est fier d’appuyer une initiative qui permettra d’empêcher que les épidémies sanitaires ne viennent saper d’importantes avancées sur le plan du développement, déclare le vice-Premier ministre et ministre des Finances du Japon Taro Aso. Les financements innovants que fournira ce mécanisme en cas de crise, de même que ceux apportés en amont dans le domaine de la prévention et de la préparation, notamment par l’IDA, sont essentielles pour atténuer les pertes humaines et sociales et pour remonter la pente plus rapidement. Elles ont fait la preuve de leur rentabilité et devraient être mises en exergue quel que soit le stade de développement économique. »

Grâce à des décaissements de fonds rapides, le PEF permettra d’accélérer les mesures de lutte, internationale et nationale, contre de futures flambées virales susceptibles de déclencher une pandémie. Conçu et élaboré en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le secteur privé, il introduit une rigueur inédite tant sur le plan des financements que des interventions.

« On a vu ces dernières années une recrudescence de la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes et réémergences, souligne Margaret Chan, directrice générale de l’OMS. L’OMS appuie pleinement la création du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie car ce dispositif constituera une ligne de défense capitale contre des agents pathogènes à très haut risque et contribuera de manière déterminante à la sécurité sanitaire mondiale. »

En cas d’épidémie, le PEF débloquera rapidement des fonds en faveur des pays concernés et des organismes internationaux qualifiés. Il comprendra deux « guichets » : un guichet d’assurance et un guichet de liquidités complémentaire.

Le premier combinera des financements provenant des marchés de la réassurance avec le produit des « obligations pandémie » émises par la Banque mondiale. Celle-ci émettait déjà des « obligations catastrophe » mais il s’agira ici de la première application de ce type d’obligation à la lutte contre les maladies infectieuses. Des paramètres définis à partir des données publiques disponibles détermineront le déclenchement du mécanisme d’assurance et le versement des fonds, en fonction de l’ampleur, de la sévérité et de la propagation de la flambée épidémique.

Ce dispositif d’assurance fournira une couverture pouvant aller jusqu’à 500 millions de dollars sur une période initiale de trois ans pour les risques liés aux maladies infectieuses les plus susceptibles de déclencher des épidémies importantes, à savoir la famille des Orthomyxoviridae (virus de la grippe A, B et C), des Coronaviridae (SRAS, MERS) et des Filoviridae (virus Ebola et Marburg) ainsi qu’un certain nombre de zoonoses (fièvre hémorragique de Crimée-Congo, fièvre de la vallée du Rift et fièvre de Lassa).

Le guichet de liquidités complémentaire fonctionnera selon des modalités plus souples, afin de faire face à un ensemble plus grand d’agents pathogènes émergents qui ne rempliraient pas encore les conditions de déclenchement prévues au titre du dispositif d’assurance. 

Les 77 pays qui peuvent bénéficier des financements de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds du Groupe de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, seront aussi admis à bénéficier de l’assurance fournie par le PEF. Celui-ci devrait être opérationnel dans les mois qui viennent.

Selon des travaux récents, le coût mondial des pandémies moyennement sévères et sévères se chiffre à environ 570 milliards de dollars par an, soit 0,7 % du PIB. Une pandémie d’une ampleur aussi grave que la grippe espagnole de 1918 pourrait coûter jusqu’à 5 % du PIB mondial, c’est-à-dire près de 4 000 milliards de dollars.

On recense trois épidémies majeures au cours des deux dernières années seulement. Celle d’Ebola, en Afrique de l’Ouest, a paralysé l’économie de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone, et provoqué des pertes de PIB estimées à 2,8 milliards de dollars pour les trois pays (600 millions en Guinée, 300 millions au Libéria et 1,9 milliard en Sierra Leone). L’épidémie de coronavirus MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) a lourdement pesé sur l’économie de la Corée du Sud. Enfin, le virus Zika, qui se propage actuellement sur le continent américain, met en danger des milliers de fœtus.              

Les quatre panels d’experts internationaux qui ont été réunis au cours de l’année écoulée à la suite de la crise Ebola ont abouti à la conclusion que la communauté mondiale devait de toute urgence accroître ses capacités pour pouvoir intervenir rapidement en cas de flambée épidémique et empêcher ainsi une propagation pandémique plus meurtrière et coûteuse. 

Le PEF s’attachera à agir sur plusieurs fronts importants pour prévenir une nouvelle crise Ebola :

  • Il fournira aux pays les plus pauvres du monde une assurance contre les menaces de pandémie.
  • En cas de flambée épidémique, il mettra rapidement à disposition des fonds en faveur des pays concernés et/ou des entités d’intervention internationales, afin d’accélérer la riposte pour sauver des vies et réduire les souffrances humaines.
  • En favorisant une réponse plus précoce, plus rapide, mieux planifiée et coordonnée, il réduira les coûts que les pays et leurs populations auront à payer pour faire face à l’épidémie et se rétablir.
  • Il encouragera une hausse des investissements mondiaux et nationaux dans la préparation aux épidémies et le renforcement des systèmes de santé nationaux.
  • Il combinera ressources publiques et privées afin d’améliorer la sécurité sanitaire dans le monde et mettra en place un nouveau marché de l’assurance pour la gestion du risque de pandémie.

Le Groupe de la Banque mondiale estime que si le PEF avait existé au moment où le virus Ebola se répandait rapidement en Afrique de l’Ouest, c’est-à-dire mi-2014, il aurait été en mesure de mobiliser un montant initial de 100 millions de dollars dès le mois de juillet et permis de contenir considérablement la propagation et la gravité de l’épidémie. Au lieu de cela, ces 100 millions n’ont été mis à disposition que trois mois plus tard ; pendant ces trois mois, le nombre de cas d’Ebola a été multiplié par dix. L’épidémie d’Ebola a tué plus de 11 300 personnes et coûté au moins 10 milliards de dollars. L’aide internationale fournie pour la contenir et soutenir le rétablissement des pays concernés s’élève à 7 milliards de dollars.

Source: Banque mondiale

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