Quand on sème le vent, on récolte la tempête. Les 17 et 18 juin 2016, le colonel Issa Camara, commandant du bataillon d'infanterie de Mali, préfecture située à l'extrême nord de la Guinée et sa garde rapprochée ont semé la terreur dans cette localité. Selon des témoins cités par des organisations de défense des droits de l'homme, ils ont tiré à balles réelles sur la population et son cheptel. Sans état d'âme, ils ont tout pillé sur leur passage.

Le Commandant du bataillon d'Infanterie connaissait-il l'adage qui dit qu'"à beau uriner de loin, les gouttelettes finissent toujours entre les pieds".  Le colonel Issa Camara et dix de ses subalternes viennent d'être inculpés  à Conakry  par le tribunal militaire pour "coups et blessures, vols, pillages et incendies".  Cette inculpation fait suite à une plainte des ressortissants de la préfecture de Mali où les exactions ont eu lieu. Ces derniers réclament que justice soit rendue aux victimes des violences enregistrées dans cette localité au mois de juin dernier.

Selon un bilan fourni par des Ong de défense de droits de l'homme, les exactions de la garde rapprochée du colonel Issa Camara ont fait trois blessés graves,  une cinquantaine de boutiques pillées dont certaines parties en flammes.

Aujourd'hui, désarmés, l'officier militaire et sa garde, présumée coupable,  sont interdits de quitter le territoire national et leurs documents de voyage ont été saisis. En plus, ils doivent se présenter deux fois par semaine devant les juges militaires chargés du dossier.

Cette inculpation a suscité de la joie à Mali Yembéring où les citoyens attendent avec impatience que le colonel Issa Camara et sa garde rapprochée soient traduits devant le tribunal et condamnés à la hauteur de leur forfaiture.

Faut-il rappeler que cet officier avait refusé de se soumettre aux injonctions des autorités administratives préfectures et régionales. Le gouverneur Sadou Keita et le préfet Harouna Souaré n'avaient rien pu faire face à la furie du colonel Issa Camara fort probablement d'un soutien de la grande muette ou de Sékhoutoureya.

Ce n'est pas la première fois que cet officier de l'armée guinéenne est en conflit avec la loi. Entre 2008 et 2009 sous l'ère du Capitaine Dadis, chef de la junte militaire,  les avocats avaient dénoncé les décisions judiciaires qu'il rendait alors qu'il n'avait aucune compétence.

Amadou Kendessa Diallo

+222 664 24 54 78

 

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