Le procès opposant  l’homme d’affaire Kerfala Person Camara (KPC) à l’homme politique El hadj Thierno Mamadou Bah s’est poursuivie  ce lundi 10 avril 2017 du coté du tribunal de première instance de Dixinn. Comme la première audience, cette deuxième journée aussi s’est tenue à l’absence du plaignant. Le procès a été renvoyé au jeudi 13 avril prochain pour les plaidoiries et réquisitions.

A l’ouverture de l’audience, la parole est revenue à la partie civile pour poser des questions au prévenu. Au cours de leur interrogatoire, les avocats de la partie civile ont insisté à ce que le prévenu donne le nom du journaliste qui lui a présenté les fichiers. Thierno Mamadou a répondu que pour la sécurité du journaliste, il ne peut que donner le nom qu’à la demande du tribunal ou au procureur. Sur cette question, le président du tribunal a rappelé que l’audience est publique et il n’y a pas de secrèt défense. Il n’y a pas à taire le nom d’une personne citée.

Le procureur Mohamed Lamine Diawara, a dans son intervention fait la relecture du premier email que Thierno Mamadou Bah a échangé avec KPC le 3 mars 2017. « Nous, nous ne tenons pas à connaitre le journaliste. Nous tenons à voir les vidéos pour connaitre en quoi ces vidéos pourraient souiller à l’honneur de KPC. Si vous ne produisez pas la vidéo au sens de la loi c’est une démarche de s’accaparer les richesses de KPC », souligne le ministère public.

Pour conclure, il est revenu sur ce que Thierno Mamadou a demandé à KPC de trouver quelque chose de consistant pour le journaliste. Tout en lui demandant si cette chose de consistant était trouvé qu’est ce qu’allait devenir la vidéo. «  Ça allait devenir ce que le journaliste voudra de ce vidéo », répond Thierno Mamadou.    

Après deux heures et demie d’audience, les avocats de la partie civile ont fait une demande de requalification des faits retenus contre le prévenu et le supplément d’information. « Monsieur le président, nous sollicitons la requalification des faits en délit de tentative d’escroquerie de chantage et d’abstention délictueuse. Pour le cas de supplément d’information, nous souhaitons que les fichiers soient produits dans les débats et l’identification du fameux journaliste hargneux pour la manifestation de la vérité », sollicite Me Pépé Antoine Lamah.

Sur cette demande, le procureur a estimé qu’il est très tôt de demander la requalification parce que dit-il, qu’ils sont en plein débats. S’agissant du supplément d’information, cela suppose de la saisine d’une autre juge d’instruction, rappel le procureur.

Me Salifou Béavogui de la défense a demandé au tribunal de passer outre la demande formulée par la partie civile sur la requalification des faits. « Je suis surpris d’entendre parler de tentative de chantage, d’escroquerie et abstention délictueuse. La partie civile est en train de perturber la particularité des débats. Elle est en train de chercher des poux dans une crane rasé. Ce n’est pas en plain débats qu’on change le fusil d’épaule », soutient l’avocat de l’ancien journaliste. 

Le président du tribunal Thierno Souleymane Barry a souligné qu’à la lumière des débats, il n’y a pas de l’opportunité pour le tribunal d’approuver la demande de supplément d’information. Quand à la requalification des faits, la demande a été jointe au fond et le tribunal appréciera au moment venu.  Il a renvoyé  le procès au jeudi 13 avril prochain pour les plaidoiries et réquisitions.

L’ancien journaliste est poursuivit devant ce tribunal pour ‘’ chantage et diffamation ’’ au préjudice du directeur général de la société Guico-press S.A

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 644 895

 

 

 

En Guinée, les avocats d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », déposent une demande de liberté provisoire. Cet ancien militaire est inculpé dans le dossier du massacre du 28 septembre aux côtés d'une quinzaine d'autres anciens dignitaires de la junte. Tous sont poursuivis pour leur implication dans l'assassinat de 157 opposants politiques dans un stade et dans le viol d'au moins une centaine de femmes.

Trois semaines après son extradition, une semaine après sa dernière audition, le prisonnier « Toumba » Diakité réclame sa liberté provisoire. Ce lundi, les trois juges d'instruction ont enregistré cette demande transmise par les avocats du militaire. Selon le délai légal, ils ont sept jours pour rendre leur décision. « Les interrogatoires sur le fond sont terminés, sa détention n'est donc plus nécessaire pour la manifestation de la vérité », argumente Maître Paul Youmba Kourouma.

Sur une quinzaine d'inculpés dans le dossier du massacre du 28 septembre, l'ancien chef de la garde présidentielle est le seul à être en prison. Son ex-patron, Moussa Dadis Camaran à la tête de la junte militaire à l'époque est aujourd'hui à Ouagadougou. Il ne vit ni en résidence surveillée ni sous contrôle judiciaire. D'autres anciens dignitaires du régime en place en 2009 sont toujours aux affaires. C'est le cas entre autres de l'actuel gouverneur de la ville de Conakry et du secrétaire d'Etat en charge de la Lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé.

Tous inculpés, à l'ouverture du procès, le ministre de la Justice Cheikh Sakho assure que tous les présumés responsables seront placés en congé administratif.

Par rfi

La Cour suprême a rendue sa décision dans le dossier en appel sur la condamnation du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo dit AOB et Cie dans l’affaire de l’attaque du domicile privée du président Alpha Condé en 2011. La Cour a ainsi cassé l'arrêt de la Cour d'assises qui avait condamné en 2013 les accusés à des peines allant de cinq ans jusqu'à la réclusion criminelle à perpétuité.

A travers cette décision rendue ce lundi 27 mars 2017, la Cour suprême a donné raison aux avocats d’AOB et consorts qui ont interjeté  appel au lendemain de la décision de la Cour d’appel  condamnant leurs clients.

En vertu de la nouvelle organisation judiciaire, le dossier sera renvoyé devant le Tribunal de Première Instance de Dixinn pour  reprendre le jugement. Avec cette décision, les accusés qui croupissent en prison depuis 2011 ont une chance d'être libérés voire d'être innocentés.

Au sortir de cette audience, les avocats de la défense ont exprimé leur satisfaction sur la décision prise la Cour suprême. « C'est vraiment une victoire éclatante pour nous. L’arrêt a été cassé et annulé. Les juges de la cour suprême ont pris leur courage pour rendre cette décision », a déclaré Me Salifou Béavogui qui se dit très ravi de cette décision.

L’avocat a promit de formuler une demande de libération pour déposer  aussi devant le TPI de Dixinn  qui doit reprendre le jugement de cette affaire. « Le dossier va retourner au tribunal de première instance de Conakry2. A partir de là-bas on va se battre pour obtenir leur libération. Et nous allons jusqu’au bout », promet l’avocat.

Il est à rappeler que depuis leur condamnation en 2013, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo et ces coaccusés purgent leur peine  à la maison centrale de Conakry.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

Le collectif des Avocats de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a  au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi 06 mars dénoncé l’interférence  du pouvoir exécutif dans le dossier opposant Bah Oury et le parti. Ils menacent de poursuivre le Juge Ibrahima Kalil Diakité qui a rendu la décision annulant l'exclusion de Bah Oury dans les rangs de l'UFDG.  

Dans leurs explications, les avocats du principal parti d’opposition accusent le juge Ibrahima Kalil Diakité qui a tranché sur ce dossier de prononcer une décision qui n’est pas écrite.  « La loi dit que le juge est dessaisie dès lors qu’il a rendu la décision. Et cette décision le juge Diakité qui la rendue sous la dictée de l’exécutif agissant par ses intermédiaires s’est encombré au point qu’il n’a pas rédigé sa décision », accuse les avocats.

Au vu de ce constat,  ils ont menacé de poursuivre le juge Diakité devant le conseil supérieur de la magistrature pour les tares et insuffisances que comporte le dossier. « Nous avons commis un huissier à l’effet de se rendre au greffe pour l’attester toute chose qui nous amènerons et nous conforterons dans notre élan de poursuite contre le juge Diakité devant le conseil supérieur de la magistrature. Cela, greffé aux graves infirmités, aux tares, aux insuffisances  que comporte ce dossier et qui nous permet de juger le magistrat dans sa consistance en ce qui concerne sa suffisance professionnelle », précisent-ils.

Pour le collectif des avocats de l’UFDG, la décision du tribunal de Dixinn réintégrant Bah Oury dans les rangs du parti est une ‘’bizarrerie judiciaire’’. Selon eux les règles normatives de la justice sont violées, foulés au pied par les juges qui sont chargés de les appliquer.

« Comment peut-on comprendre que la présidente de cette tribunal de Dixinn avait jugé que l’exclusion de Mamadou Barry était conforme au statut et règlement du l’UFDG. Et le même tribunal avec un juge qui est au bat de l’échelle estime que la décision d’exclusion de Bah Oury est infondée et ne pas conforme aux principes. Pourquoi une lecture pour Mamadou Barry est une lecture pour Bah Oury. La raison on ne peut pas la chercher ailleurs c’est l’interférence de l’exécutif dans les dossiers à connotations politique», accusent les avocats.

Par la même occasion, les avocats du principal parti d’opposition ont affirmé que des signes avant coureurs annonçaient déjà que l’appréciation souveraine de cette affaire n’émanait pas du juge qui n’était qu’un exécuteur d’ordre.

« Nous sommes fondés à attester que des instructions émanant de la présidence ont été donné au juge dans le but de déclarer recevable sa demande faire des conclusions et a renvoyé l’UFDG a mieux se pourvoir », affirme les avocats.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95   

 

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