A l’occasion de la COP24 prévue au mois décembre 2018 à Pologne,  l’OGN community Initiatives for Peace Developpement- CIPAD Guinée, a organisé ce jeudi 15 novembre 2018, la marche verte de l’environnement à Conakry. L’objectif était d’attirer l’attention de la communauté nationale et internationale sur le dérèglement climatique en Guinée.

Du pont 08 novembre au ministère de l’Environnement à Coléah en passant par le port, via palais du peuple, les marcheurs  avaient comme slogans « un mariage, une plante, un baptême, une plante, un parti politique, des arbres ».

Après plus de 15 kilomètres de parcours, les défenseurs de l’environnement ont suspendu leur marche devant le ministère de l’Environnement, des eaux et forêts.

Ici, l’ex-ministre de l’Environnement, des eaux et forêts, marraine de la soirée verte s’est  d’abord félicitée de l’engouement que cela a suscité chez les acteurs impliqués dans la sauvegarde de l’environnement avant de remercier les organisateurs, particulièrement le département de l’environnement.

Selon elle, effectivement, les changements climatiques sont réels en Guinée. « Il y a trente ans, nos pays n’étaient pas comme ça. Notre climat n’était pas comme ça.  Tous les jours, on voit des effets qui ne sont pas appréciables, les effets difficiles. Des ouragans, des inondations, les feux partout parce que les sécheresses sont là. Certaines personnes disent que les pays africains ou sous-développés ne sont pas concernés par le changement climatique. Tout le monde est concerné par la variabilité climatique », dénonce-t-elle.

De son côté,  ancien ministre de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Mme Sylla, a indiqué qu’il est temps qu’on apprenne les dispositions contre le changement climatique.

Le réseau national de la société civile pour l'environnement et le développement durable (ReNaSCEDD) a organisé ce samedi 09 septembre 2017 un  point de presse au siège de la CNPG, situé au carrefour cirage. Cette rencontre avait pour thème, ''la jeunesse africaine face aux enjeux climatiques".

L'objectif de cette rencontre était d'échanger sur l'accompagnement médiatique de la COY13 (conférence des jeunes sur le climat ) à travers un partenariat réussi entre médias et ReNaSCEDD.

Sékou Amadou Diakité, le coordinateur national du réseau a rappelé, d'entrée, que: " en 1992, le monde a connu beaucoup de soubresauts climatiques. C'est ainsi que les acteurs du monde se sont retrouvés  à Rio pour statuer sur ces phénomènes.  

A  l'issue de la conférence, il y a eu trois (3) conventions. La première, c'est celle des Nations Unies sur les changements climatiques, la deuxième, c'est  la diversité biologique et la troisième, c'est sur la désertification, à l'heure même où je vous parle, il y a cette treizième conférence qui se tient en Chine. En 1994, la Guinée a ratifié cette convention.

Depuis cette date, notre gouvernement participe à la cop, qu'on appelle la cop sur le climat. Cette année, c'est la 23 ème conférence qui se tient à Bonou en Allemagne".

Plus loin, il a indiqué qu'il y a maintenant 13 ans que les jeunes se rencontrent  là où se tienne  la COP "parce qu'ils ont vu que ce sont seulement les Etats qui s'organisent et ils ne prennent pas en compte les préoccupations des populations par fois dans ces accords-là.

Donc la COY13  s'organise avant, c'est à dire deux jours, avant la COP  pour faire des propositions au groupe des négociateurs pour faire avancer les négociations. C'est pourquoi, on a pensé à organiser la COY13 en Guinée parce que tout le monde ne peut pas aller à BONOU en Allemagne".

Amadou Tidiane Bah pour lejourguinee.com

Du 25 au 27 juillet, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a réuni à Conakry une quinzaine de cadres pour les former sur l’utilisation de la base des données géo-référencées des forêts galeries et des têtes de sources d’Afrique de l’Ouest. C’est une carte interactive des forêts galeries et des têtes de sources mise en place en 2016 à la faveur du Partenariat pour la Gouvernance Environnementale en Afrique de l’Ouest. Cet outil permet de comprendre les évolutions de ces importants écosystèmes dans le temps et dans l’espace et ainsi aux décideurs et planificateurs de prendre des décisions sur le niveau de dégradation dans les grands bassins hydrographiques de l’Afrique de l’Ouest.

Selon les organisateurs, dans le cadre du processus d’opérationnalisation de la base des données, il est prévu un transfert des compétences aux utilisateurs (administrateurs) pour la gestion et l’administration du portail web afin d’assurer sa pérennité. La rencontre qui s’inscrit dans ce cadre a permis de préparer les futurs gestionnaires à la gestion de la plateforme et à ka planification des activités à mener pour favoriser sa pérennisation. Les bénéficiaires de la formation sont issus du personnel de l’UICN (administrateurs du site) et des organismes de bassin (rédacteurs).  

Les participants ont appris à utiliser le logiciel QSYS qui permet d’introduire et traiter les données. Selon les organisateurs, les différents organismes des bassins (Bassins de la volta, du Niger, du Sénégal, de la Gambie) et la Mano River Union,  disposent de nombreuses données, mais ils manquent d’outils leur permettant de les croiser pour avoir des données précises afin d’assurer un meilleur suivi et une gestion durable des écosystèmes. Le système ainsi créé va être logé dans un des observatoires à partir duquel les autres vont loger leurs données via l’internet.

Trois volets ont été touchés durant les trois jours d’échanges : renforcement de capacité, financement autonome, formulation des propositions. Dans les conclusions, il est question de continuer à renforcer les capacités des organismes des bassins afin qu’ils puissent jouer leur rôle mais aussi les aider à disposer d’un personnel qualifié. Rappelons que les organismes des bassins sont financés à partir des cotisations des Etats, alors que ces derniers ne paient pas à temps ou ne paient pas du tout ; ce qui explique la précarité dans les organismes de bassins, dit-on. Il est également question de penser aux mécanismes de financement : utilisateur payeurs, pollueurs payeurs, la mise en œuvre du partenariat public privé, mais aussi le prélèvement communautaire dans le cadre de la CEDEAO et l’UEMOA. L’atelier a permis de faire des propositions concrètes devant mener à la mise en œuvre de ces mécanismes.

Rappelons que la rencontre a été organisée par l’UICN, la CEDEAO, le Partenariat Ouest Africain de l’eau GWP-AO en partenariat avec le Gouvernement Guinéen.

Fanta Bah

 

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