L’Unité d’Action  Syndicale regroupant dix (10) centrales syndicales s'est exprimée sur la baisse du prix du carburant et l’augmentation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée -TVA. En conférence de presse, les syndicalistes ont profité l’occasion pour dénoncer l’exclusion par le gouvernement des certaines centrales syndicales dans les négociations tripartites déjà engagées.  Le gouvernement guinéen est en négociation avec les syndicats et le patronat pour revoir à la baisse les tarifs des produits pétroliers.

Dans ces négociations, certaines centrales syndicales crient déjà à l’exclusion et reprochent au gouvernement de déstabiliser le mouvement social guinéen.

Selon le secrétaire adjoint de la COSATREG, Biro Barry, "la représentativité en Guinée est prostituée. Le mouvement syndical est complètement fissuré et galvaudé  par le gouvernement".

"Aujourd’hui, dira-t-il, nous avons fini par comprendre que c’est le gouvernement qui est à la base de l’incompréhension des centrales syndicales guinéennes. C'est maintenant clair et net. Ce n’est pas le ministre de la Fonction publique, du Travail et de l’Emploi. Mais, c'est plutôt le gouvernement".

L'Action syndicale déplore l'attitude du premier ministre, Mohamed Youla qui n'aurait pas pris en considération sa plateforme révendicative alors qu'il est "le responsable de la promotion du dialogue sociopolitique". Il devrait, selon elle, l'examiner "avec diligence et objectivité". Une attitude jugée "dommage et regrettable ".

Le secrétaire adjoint de la COSATREG affirme que chaque centrale, moralement, présente doit exister. C’est pourquoi, précise-t-il, que le pluralisme syndical n’entrave pas l’unité d’action syndicale.

M. Barry a promis que les 10 centrales syndicales vont continuer à se défendre avec les moyens légaux. "Nous allons continuer la pression par le battage médiatique pour dénoncer l'attitude du Premier ministre. Au moment où ils reviendront aux meilleurs sentiments, nous allons nous taire et s’assoir pour négocier  sur la plateforme que nous avons déposée", réitèrent les syndicalistes.

Ibrahima Hôre Saala Bah

+224 664 64 48 95

 

 

 

 

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