Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), version Souleymane Sy Savané, a tenu du 16 au 17 mai un congrès controversé à Conakry pour élire son bureau exécutif. Après deux jours de travaux, le sixième congrès national dudit syndicat a élu à sa tête Madame Diallo  Kadiatou Bah. Cette cérémonie s’est déroulée ce jeudi 17 mai 2018 à l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Guinée sise à Coléah.

Lors de ce congrès controversé, l’élue était l’unique candidate à ce poste de secrétaire générale. Pour cela, elle a obtenu un score de 68%. Le nouveau bureau du désormais ancien SG, Sy Savané, est composé de vingt-un membres.

Dès son élection, la nouvelle secrétaire générale du SLECG version Sy Savané, Kadiatou Bah, a déclaré : « nous avons un grand défi à relever. Ce grand défi, c’est le dialogue social et inclusif. Nous lançons un appel à nos camarades syndicalistes qui sont allés, de venir au SLECG. Nous avons commencé ensemble, nous allons continuer la lutte ensemble. Nul n’est indispensable mais ensemble, la main dans la main, nous pourrons être à la base de l’amélioration des conditions de vie et de travail des travailleurs du système éducatif guinéen ». 

Faut-il le rappeler, Mme Diallo Kadiatou Bah était jusque-là, la chargée de conflits et négociations à l’ancien bureau du SLECG.

Cenpendant, notons que ce congrès s'est tenu alors le SLECG version Aboubacar Soumah menace d'aller en grève générale. Selon lui, il est hors de question que le gouvernement reconnaisse un autre slecg qui ne soit le sien. D'ailleurs, ce lundi pourrait être chaud si Aboubacar Soumah maintient sa menace

Pastoria Camara

Plusieurs opposants ou présumés opposants au régime d’Alpha Condé ont été condamnés jeudi à Kindia après plus de trois mois de détention.  Au lendemain des élections locales du 4 férvier 2018, des violences avaient éclaté à Linsan, une sous-préfecture située à la frontière avec la ville de Mamou.  Ces affrontements entre militants de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), principal parti de l’opposition et du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG-ARC-EN-CIEL), parti au pouvoir, ont fait des dégâts matériels importants : ‘’ trois maisons brûlées, deux véhicules calcinés et cinq jeunes blessés’’.

Trois mois après ces douloureux événements, le tribunal de première instance de Kindia vient de condamner plusieurs parmi eux. Sur les 23 prévenus, près de la moitié (10) ont été condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis et une amende de cinq cents mille francs guinéens. Un autre prévenu a écopé, quant à lui, de huit (8) mois de prison ferme et une amende de trois (3) millions de francs guinéens.  D’autres accusés ont été relaxés pour des délits non établis.

Après le verdict, le président du tribunal de première instance de Kindia, Sadou Diallo, a déclaré que « après avoir délibéré sur l’action publique, le tribunal condamne dix (10) jeunes manifestants à un an d’emprisonnement avec sursis, une amende cinq cents mille francs guinéens et la 11èmepersonne a été condamnée à 8 mois de prison ferme et une amende de 3 millions de francs guinéens, tous reconnus coupables des faits de destruction d’édifices privés » .


La plus lourde peine a été infligée à Yaya Sow condamné à huit (8) ans  de prison ferme et une amende de trois millions de francs guinéens.

Quant aux dames Mariam Barry et Djénabou Sow, elles ont écopé chacune 5 ans d’emprisonnement ferme par défaut et une amende de dix (10)  millions de francs guinéens pour leur absence en audience. Un mandat d’arrêt a été décerné contre elles.

Même si l’un des avocats de la défense a exprimé sa satisfaction suite à la relaxe de onze détenus, il y a lieu de s’interroger pourquoi les présumés militants du RPG n’ont pas été arrêtés, jugés et condamnés comme les autres.

La condamnation des militants de l’opposition pendant que d’autres proches du RPG sont libres ne fera qu’enraciner les rancœurs et les prochaines joutes électorales risquent d'enrégistrer les mêmes violences.

Mohamed Sylla

Plus d’une semaine après l’arrestation d’Aboubacar Sidiki Mara, dans sa chambre d’hôtel à Boké, l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG) compte organiser une marche pacifique pour réclamer sa libération. Une déclaration lue par son secrétaire général, El hadj Kandet Sankhon mentionne cette information.  Les autorités vont-elles prendre cette déclaration au sérieux dans la mesure où l’arrestation du syndicaliste dans la cité minière de Boké s’est déroulée sur ordre du président Alpha Condé ? Le temps nous le dira.

Dans une déclaration publiée en début de semaine, le secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG) a regretté avec amertume et a condamné l’ingérence flagrante du gouvernement guinéen dans les affaires syndicales, à travers l’enlèvement et la séquestration du Camarade Aboubacar Sidiki Mara, le secrétaire général adjoint, dans la nuit du samedi au dimanche 06 mai 2018 à Boké à 3h du matin.

Selon lui, l’année 2018 aurait été l’année la plus sombre dans l’histoire du mouvement syndical en Guinée. « La répression sous-couverte de l’impunité, des actions d’intimidation sont encore aujourd’hui de plus en plus devenues une méthode et une pratique imposée comme préalables à nos organisations syndicales avant toute forme de négociation sérieuse avec l’Etat employeur.  Pour nous, cette arrestation mafieuse est une manière de tuer le syndicalisme en Guinée », regrette-t-il.

Le camarade Kandet Sankhon lance un appel de soutien avant de prendre à témoins l’opinion et internationale sur les risques de cette ingérence politique dans les affaires syndicales. 

« L’Union Générale des Travailleurs de Guinée prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur la violence fragrante du droit syndical par les plus hautes autorités de la République. L’Union Générale des Travailleurs de Guinée lance un appel pressant à l’opinion nationale et internationale à toutes les sociétés civiles guinéennes, aux organisations syndicales nationales et internationale, d’apporter leur soutien indéfectible à l’UGTG et à son secrétaire général adjoint, le camarade Aboubacar sidiki Mara », lance-t-il.

Il a en in déclaré que sa structure compte organiser une marche pacifique le mercredi 16 mai 2018 du port autonome de Conakry en passant devant la présidence de la république, pour réclamer la libération de leur collègue.

Aboubacar PASTORIA CAMARA

La découverte macabre du corps de l’opérateur économique, Elhadj Doura Diallo, enlevé début décembre 2017, par des inconnus à Hamdallaye, a laissé sa famille pantoise.  Même si des rumeurs sur sa mort ont circulé à Conakry et démenties par un de ses fils qui avait souhaité voir de ses propres yeux, c'est seulement ce mercredi, la confirmation a été faite.

Mardi, la gendarmerie nationale qui a mené les enquêtes sur cet enlèvement, a découvert le corps enfui dans le disctrict de Maléyah, dans la préfecture de Forécariah.

Contrairement aux informations affirmées la semaine passée, l’opération d’exhumation du corps s’est déroulée en présence d’un médecin, le Pr Hassane Bah, d’un juge d’instruction, du présumé cerveau de l’enlèvement, d’un des fils de la victime et de certains médias.

A la tévision nationale, le médecin légiste a indiqué que cette fois-ci, il s’agit bien du corps d’Elhadj Doura parce qu’ils ont retrouvé des indices, notamment la prothèse dentaire.

L’un des fils de l’opérateur économique, Thierno Diallo, a confirmé les informations du médecin légiste écartant tout doute sur cette disparition. Ce dernier a raconté à la télévision guinéenne que ce fut « une période difficile et douloureuse ; un calvaire pour toute sa famille ». Ajoutant au passage, qu’il ne souhaite à personne de vivre leur situation après l’enlèvement de leur père.

L’adjudant-chef, Camara, a félicité la collaboration des services de sécurité qui a permis de mettre le grappin sur le présumé cerveau du kidnapping d’Elhadj Doura. Un certain Mamadou Diallo, arrêté en Guinée et rapatrié à Conakry a permis l’identification de la tombe.

Désormais, le corps d’Elhadj Doura, âgé de près de quatre-vingts ans, est dans un laboratoire pour connaître les causes de sa mort.

Faut-il noter que l’affaire Elhadj Doura a aiguisé l’appétit de vérité du côté de la famille du journaliste d’Espace Fm, Chérif Diallo, disparu depuis plus de deux ans.

Mamady Touré

Comme annoncé récemment, le groupe des camarades de Souleymane  sy savané, secrétaire général sortant, élu en 2012, a organisé le sixième congrès du Syndicat libre des  enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) ce mercredi 16 mai 2018 a l’Ecole Nationale des Arts et Métiers (ENAM) de Guinée, sise à Coléah.  La rencontre s’est tenue sous le thème « Syndicat et les défis de la démocratie », en présence de Louis M’Bemba Soumah, le secrétaire général de l’USTG.

Ce congrès s’est tenu quelques mois après celui du camarade dissident Aboubacar Soumah. Quarante-cinq sur cinquante-deux responsables prennent part à ce congrès ordinaire du SLECG qui prendra fin ce jeudi 17 mai 2018.

Dans son discours, le secrétaire général du SLECG, Souleymane Sy Savané, a indiqué que la présence des délégués syndicaux est un honneur « y égard à la marque du soutien dont vous nous faites preuve à cette autre occasion de l’histoire de notre chère fédération née en juin 1993, lors d’une assemblée constitutive à laquelle certains parmi vous avaient participé ».

Selon lui, le SLECG est une organisation nationale qui a fait ses preuves dans le combat pour la promotion du secteur éducatif et pour l’amélioration des conditions de vie et du travail du corps enseignant de tous les cycles pédagogiques confondus.

Poursuivant son allocution, M. Sy savané a précisé que la mission principale du SLECG est de fédérer tous les confondus de toutes les chaines de l’éducation, de la formation toutes les entités assimilées en République de Guinée.

Pour la tenue de ce congrès, il égratigne le camp adverse d’Aboubacar Soumah, élu il y a quelques mois, à la tête du meme SLECG. « Le SLECG n’est pas un jeu d’enfants ou n’importe qui, n’importe comment peut s’approprier la paternité de l’organisation sans tenir compte des textes juridiques qui régissent son fonctionnement. Nous pensons donc, que légalement, nous sommes du SLECG et personne d’autre ne peut donner des preuves d’avoir à sa guise les commandes qui fondent l’intéressé de justifier et de s’autoproclamer incontournable », a-t-il déclaré.

De son côté, le secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), Louis M’Bemba Soumah s’est réjoui de la tenue de ce congrès.  C’est un grand honneur pour moi. Cet événement est un événement spécial. Je suis autant plus heureux, parce que certains pensaient que le vrai SLECG était mort » indique-t-il.

« J’ai entendu les soi-disant syndicalistes raconter sur les ondes des radios toutes sortes de contrevérités. Notre pays a besoin d’enseignants à la hauteur. C’est pour cela qu’il faudra que tous ceux qui sont dans cette profession soient dans les conditions les meilleures », ajoute-t-il.

Pour finir, Louis M’Bemba Soumah a rassuré que l’USTG, la centrale mère, n’hésitera pas « un seul instant à accompagner » le SLECG pour le gain du pari ambitionné dans le cadre de la promotion du secteur de l’éducation en Guinée ».

Faut-il le rappeler que le SLECG dirigé par le dissident Aboubacar Soumah avait tenu son congrès en catimini en début d'année parce que les forces de l'ordre avaient investi le siège situé dans l'enceinte de la Cour de la mosquée Fayçal. Il avait réussi à paralyser tout le système éducatif suite à un mouvement de grève largement suivi tant à Conakry qu'à l'intérieur du pays.

Le président de la République, Alpha Condé, avait rencontré celui qu'il avait qualifié de "rebelle" auparavant pour réussir à suspendre la grève des enseignants tout en cédant aux révendications des syndicalistes.

Aboubacar Pastoria Camara

A l’instar des autres pays du monde, la Croix Rouge guinéenne a célébré le 155e anniversaire de l’institution sous le thème « un sourire » ce mardi 8 mai 2018 à Conakry. Une occasion pour le président national, Youssouf Traore, d’interpeler le gouvernement pour le déblocage de leur subvention.

Selon lui, son institution évolue dans beaucoup de domaines qui sont entre autres la santé, les incendies, les calamités et  le développement des organisations. « Le mouvement Croix Rouge et Croissant Rouge entend promouvoir la compréhension du public sur la Croix Rouge internationale, en mettant en évidence, la diversité de son travail et l’universalité de son approche » dit-il.

Poursuivant, Youssouf Traoré a indiqué que dans ce contexte, le sourire signifie un signe universel de bonheur, de réconfort et de satisfaction.

Pour un volontaire de la Croix-Rouge, c’est le signe d’un travail bien fait. Pour les personnes vulnérables ou touchées par une crise, un sourire veut dire que quelqu’un est là pour apporter son aide. Telle est la mission de nos vaillants volontaires », a-t-il précisé.

Enfin, il a demandé au gouvernement de les accompagner dans certaines activités et de les aider à avoir un siège accessible à tout le monde.

Aboubacar Pastoria Camara

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