Venu pour la clôture de l’événement Conakry capitale mondiale du livre, ce dimanche 22 avril 2018 à l’esplanade du palais du peuple, le président Alpha Condé n’a pas fait cadeau aux enseignants guinéens qui demandent un salaire de huit (8) millions de francs guinéens.

A beau chasser le naturel, il revient toujours au galop, dit l’adage.  Après avoir obtenu un accord aux forceps avec les syndicalistes dirigés par Aboubacar Soumah, le gouvernement voudrait mettre en péril cette accalmie à moins de deux mois de la fin de l’année scolaire 2017-2018.  Comment ? En connivence avec la CNTG et l’USTG, il souhaiterait réorganiser un nouveau congrès du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) en dépit de sa légitimité et de sa légalité, prouvées à l’occasion de la grève du mois de février dernier.  

Il n’en pas question, la page du congrès est tournée, rétorque-t-on du côté du SLECG. Ce matin, dans l’émission les GG, le leader charismatique du Slecg, Aboubacar Soumah, a proféré des menaces à l’encontre du ministre Damantang Albert Camara, accusé à tort ou à raison, de tirer les ficèles. Le patron du Slecg a indiqué que si toutefois, ce dernier s’entête en réorganisant un deuxième congrès après le leur, ils (les syndicalistes) demanderont son départ par un appel à une grève générale et illimitée.

A cet effet, le camarade Soumah est catégorique : « pour le congrès du SLECG, la page est tournée. Il n’y a plus de congrès. C’est fini ça. Pour le congrès de l’USTG, d’accord pour celui du SLECG, il n’en est plus question. Le SLECG est membre fondateur de l’USTG, contrairement aux affirmations de Mamadou Mansaré, qui affirmait que le SLECG appartient à l’USTG. C’est le SLECG, qui a créé l’USTG avec la FESABAG. Donc, l’USTG appartient au SLECG. Pour le congrès du SLECG, c’est une mise en garde ».

Damantang mis en garde

Les dirigeants actuels du Slecg sont formels. Ils sont les interlocuteurs crédibles, affirment-ils. Or, selon Aboubacar Soumah, « le ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation professionnelle et du Travail vient de nous adresser une correspondance. C’est à la suite d’une correspondance que nous avions déposée au niveau de tous les établissements du système éducatif, les informant qu’une mission va passer pour non seulement valider les bureaux existants mais le renouvellement des bureaux inexistants. Le ministre du travail nous a répondu qu’il a été saisi par une autre branche du SLECG pour la tenue d’un congrès du SLECG. Il nous rappelle que nous avons été invités par l’inspection générale du travail à une reprise éventuelle du congrès et qu’il est dans cette logique ».

A cet effet, le syndicaliste déclare que « il (Damantang Camara, ndlr)  n’est pas prêt à coopérer avec nous... nous allons déclencher immédiatement une grève générale sur l’ensemble du territoire national dans le secteur de l’éducation et nous demanderons le départ du ministre du travail, Damantang Albert Camara. Tant qu’il sera ministre, la grève sera maintenue ».

Il accuse enfin le gouvernement de « financer cette partie pour tenir un éventuel congrès ». Mais, poursuit-il, « nous avons déjà fini notre congrès, mais ils sont libres de tenir le congrès d’une autre appellation, pas le SLECG ».

En attendant désormais la réaction du gouvernement face à cette menace de reprise de la grève par le Slecg version Aboubacar Soumah, on entrevoit une rupture entre les deux parties. Et si cette rupture se confirme, les conséquences risquent d’être importantes. La grève du février dernier en est une preuve.

Amadou Kendessa Diallo

Les étudiants de la Faculté de médecine non immatriculés de l’Université de Gamal Abdel Nasser de Conakry ont vandalisé le décanat ce mardi 06 mars 2018 pour exiger l’obtention de leur matricule. Pour le chef du département, certains responsables de sa faculté sont derrière ce mouvement. De son côté, le ministre promet de poursuivre les auteurs de ce vandalisme.

Le Centre International de Recherche et de Développement -CIRD- a lancé, à son siège, à Kipé, ce vendredi 29 septembre 2017, le "Prix littéraire Williams Sassine". La cérémonie de lancement a connu la participation de la Fondatrice du CIRD, Mme Diallo Safiatou, de l'écrivaine Elisabeth Degon, et des membres de la famille de l'écrivain, Williams Sassine, disparu en 1997.

Vingt ans après sa disparition, le CIRD lance un prix littéraire  pour la mémoire de l'un des plus célèbres des écrivains guinéens. Pour les initiateurs de ce prix, Williams Sassine mérite d'être célébré en Guinée et ailleurs dans le monde.

C'est pourquoi, le "CIRD organise un concours littéraire pour encourager l'écriture, valoriser la littérature guinéenne et africaine " pour un "hommage" à lui "qui a magnifié l'écriture et le récit dans son œuvre".

Ce concours biennal organisé par le CIRD est à sa première édition. Il est ouvert à tout le monde, indique Mme Diallo Safiatou. Selon elle, les futurs postulants doivent rédiger une nouvelle de dix à vingt pages.

Ajoutant que "les textes écrits seront à l’esprit Sassine". Car, à son vivant, Williams Sassine a dit et répété: "on a tellement de réalités qu'on n'écrit pas à l'imagination [...] Il suffitCIRD2 d'ouvrir sa fenêtre, d'ouvrir sa porte, il suffit de faire 100 mètres dans la rue pour que vous voyiez des choses qui défient l'imagination"

Selon Elisabeth Degon, il y aura un jury composé des Guinéens notamment Souleymane Diallo, le DG du Lynx, Gaité Fofana, cinéaste, etc et des étrangers, comme Olivier Roger de RFI, Véronique Tadjo, pour ne citer que ceux-ci.

"Nous avons opté pour l’écriture d’une nouvelle de 10 à 20 pages. Le résultat sera connu au mois de février 2018. Le premier lauréat participera à un salon littéraire en Côte d'Ivoire ou en France. Mais les prix seront décernés à l’occasion des 72 heures du livre", a indiqué Elisabeth.

Pourquoi le choix De Sassine ?

La fondatrice du CIRD a répondu en ces termes: "c’est quelqu’un qui a marqué l’histoire de ce pays. Il faut sortir de ce pays pour le connaître. C’est rendre hommage à travers Sassine, à l’ensemble des écrivains et à faire la promotion de la littérature".

Pour sa part, le fils de Williams Sassine, Solo Sassine,  a remercié les hommes de culture et les organisateurs de cet événement avant de souhaiter bon vent aux candidats. Il faut noter que le concours est prévu du 29 septembre au 23 décembre 2017.

Amadou Kendessa Diallo

622 48 10 45

Après un mois de perturbation de cours dans les établissements scolaires suite à une grève déclenchée par le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), le directeur communal de l’éducation de Matam se réjouit et félicite les acteurs impliqués pour la sortie de crise. Il l’a dit lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce mardi 20 mars 2018.

La  délégation de l’Union européenne a procédé ce vendredi 27 octobre 2017 à une remise des dons à la bibliothèque du Centre International de la Recherche et de Documentation ( CIRD), sis à Kipé. Ce don est composé de livres et de journaux. Ils ont été octroyés à la jeunesse guinéenne par trente une (31) délégations appartenant à l’Union européenne pour  venir en appui à l’événement Conakry capitale mondiale du livre 2017.

L’événement a été marqué par la présence de l’ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne en Guinée,. Gerardus Gielen,  Mme Elisabeth Degon,  directrice adjointe de (CIRD), Alimou Sow, le chargé de communication de l’UE, Mouctar Bah, le Correspondant de la RFI en Guinée, Amadou Barry, le censeur au lycée Kipé et plus d’une trentaine de lycéens.

 Après avoir salué toutes les personnes présentes dans la salle, la directrice adjointe s’est dit  très fière de recevoir  ce don de la part de l'Union Européenne. "C’est avec grand plaisir que nous recevons ces livres offerts par la délégation de l’Union européenne.  Ces ouvrages sont généralement bien choisis et vont alimenter des collections encore embryonnaires de notre bibliothèque. Notamment, dans le domaine de la littérature. Ce sont tout particulièrement des ouvrages des fictions, des romans, la poésie qui montrent bien la production des pays", a-t-elle dit.

Elisabeth Degon poursuit en disant  que "on peut lire sur le net. Mais la lecture sur net n’est pas facile et l’information n’est pas vérifiée parfois. Lire le livre est meilleur. C’est la bonne pratique de la lecture qui va vous aider à avancer, et nous avons la chance d’avoir eu dans notre enfance, des livres, des bibliothèques et un accès facile. C’est ce qui a contribué à nous former, réfléchir  et comprendre le monde".

Pour sa part, le chef de la délégation de l’Union européenne a rappelé que ce geste vient en appui à l’événement Conakry capitale mondiale du livre.  "Nous sommes là toujours dans le cadre de Conakry capitale mondiale du livre et je puis dire que les organisateurs de cet événement ont été devant un défi énorme d’organiser cela en Guinée avec très peu des moyens et d’en faire un événement de marque et de réussite. Ils ont eu la bonne idée de demander à tous les partenaires de la Guinée d’organiser quelque chose selon la thématique Conakry capitale mondiale du livre. Pour la fête de l’Europe, c’est le 09 mai donc, c’est à   nous  aussi à notre tour d’organiser quelques initiatives en liaison avec Conakry capitale mondiale du livre", a-t-il dit.     

Amadou Tidiane Bah

Pour contribuer sa partition à la réussite de l’événement ‘’Conakry capitale mondiale du livre’’, un écrivain malien a présenté son livre à la maison d’édition de l’harmattan-Guinée. La cérémonie s’est déroulée ce lundi 25 septembre 2017 à Kaloum.

Le Pr  Drissa Diakité,  historien et écrivain, a affirmé que son ouvrage intitulé "Kouyaté", la force du serment l’origine du griot mandingue est "un récit que j’ai imaginé après avoir travaillé 30 ans durant sur la problématique des traditions orales africaines".

Parlant du lien existant entre son livre et celui de Djbril Tamsir Diane, il précise que le dernier, "Djibril Tamsir Diane est mon maitre, je suis la voie qu’il a tracée. C’est pourquoi, je voudrai que la jeune génération à travers cet ouvrage trouve aussi de l’inspiration de manière que la voie qui a été tracé par ces devancés là, soit emprunté jusqu'à la fin du monde".

Présente à la cérémonie, Hadja Saran Daraba, ancienne secrétaire générale de Mano River, a souligné que la différence entre elle et plusieurs personnes qui étaient venues à cette présentation, est qu'elle avait "lu trois fois le livre avant" d'assister à la cérémonie de présentation du livre.

Selon elle, l’auteur révèle des choses sur l’histoire de mandingue qu’elle  ne savait pas. « Il m’a permis aussi  d’approfondir ma connaissance, de ce que je savais déjà.  Mais surtout il y a des leçons de vie pour toute personne », indique-t-elle.  

Pour sa part, Sansy Kaba Diakité, le commissaire général de Conakry capitale mondiale du livre a affirmé tout son soutient à l’écrivain pour sa contribution à la réussite de l’événement. Il a enfin signalé que le séjour de l’écrivain prendra fin le 30 septembre2017  en Guinée.

Aboubacar Pastoria Camara

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