Le monde de la culture est en deuil. Le célèbre humoriste El hadj Lanfia Kouyaté communément appelé ‘’Sara’’ est décédé. Il a rendu l’âme dans la nuit de ce lundi, 29 mai 2017 à son domicile au quartier Missira dans la commune urbaine de Kankan. De suite d’une  longue maladie.

Agée de 85 ans, Lanfia Kouyaté dit Sara été l’un des plus grands humoristes du pays. Le défunt Sara avait l’art d’exister en faisant rire même ceux qui ne comprenaient pas sa langue de communication, le maninka.

« Cet homme a égayé plusieurs générations de guinéens par son humour et son art de la parole. Lors de ma dernière visite à son chevet à Kankan, j'ai trouvé un vieillard rongé par la maladie et la vieillesse mais toujours souriant et combatif... Dors en paix Nfa-Sara !!! », a écrit le ministre de la culture Siaka Barry sur sa page facebook

Lanfia Kouyaté a tourné plusieurs scénarios notamment le film  « Ballon d’or » de Cheick Doukouré ». Il a tiré sa révérence laissant derrière lui une veuve et deux filles et de nombreux petits fils.

La rédaction du lejourguinee présente ses sincères condoléances à la famille du défunt.

Mohamed Sylla

 

 

Dans le cadre de la présentation de son ouvrage intitulé ‘’Position et proposition’’, l’ancien ministre Baïlo Teliwel Diallo était ce jeudi devant les étudiants de l’Université Nongo Conakry (UNC) pour leur présenter son livre. Cette présentation a été organisée par la Synergie d’Action des Jeunes Leaders pour une Guinée Nouvelle SAJEL-GUI.

S’exprimant sur les raisons de sa tourné de présentation dans les différentes universités, l’ancien ministre de l’enseignement a indiqué que c’est les lieux idéales pour partager sa réflexion.

« Je l’ai écrit en formulant des idées et quelques propositions que je veux partager avec les guinéens et très particulièrement les universités guinéennes. C’est les lieux des débats que je souhaite avoir c’est-à-dire un débat scientifique objectif c’est au niveau des universités qu’on peut l’obtenir. C’est la raison pour la quelle je tourne autour des universités pour partager ma réflexion avec les étudiants », estime l’auteur.

Et d’ajouter, « je ne prétends pas détenir la vérité mais, j’ai ma façon de voire les choses et discuté de cette façon de voir les choses avec d’autres personnes qui on peut être l’expérience ou une vision différente. Echanger avec ses gens là permettra de faire avancer les choses ».

Dans cet ouvrage de plus de 200 pages et édité par Harmatan Guinée, l’auteur pose toutes les questions politiques et sociologiques du premier régime à l’aube du 21ème siècle. Etant un panafricaniste, l’ancien ministre Pr Baïlo Teliwel contribue par cette voie à l’évolution du pays.

« C’est le récit qui parle du contexte de la première république, puis le changement survenu à partir de 1984 jusqu’à l’aube du 21ème siècle. C’est toutes les questions politiques et sociologiques que j’essaie d’examiner et sur lesquelles j’essaie de réfléchir, » précise-t-il.

De son côté la SAJEL-GUI structure organisatrice de cette campagne de présentation du livre dans le quel l’auteur a fait une réflexion sur la Guinée indépendante a indiqué ceci : « nous avons décidé d’initier ces séries de rencontres littéraires, une façon d’accompagner Conakry, capitale mondiale du livre ».

« C’est aussi une manière de confronter les jeunes à ces littéraires pour qu’ils puissent lire et écrire. Ces séries continueront dans les universités pour toute l’année avec Pr Baïlo Teliwel et autres littéraires, » annonce Abdoulaye Toubab Millimono.

Ibrahima Sory Bah

+224 664 64 48 95

C'est une décision surprenante de la part du ministère guinéen de la Culture et du Patrimoine historique. Sur cette décision, il est désormais interdit d'organiser sur l'ensemble du territoire national tous les concours de beauté à dimension nationale. Lisez la décision du MCPH

 

LE MINISTRE,

 

-          VU  la Constitution ;

 

-          VU  le Décret  D/2016/003/PRG/SGG  du  4 Janvier 2016, portant nomination des Membres du Gouvernement ;

 

-          VU  le Décret D/2016/143/PRG/SGG portant attributions et organisation du Ministère de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique ;

 

-          VU  la convention de partenariat signée entre le Ministère en charge de la Culture et l’Association COMIGUI en vue de promouvoir la beauté de la femme guinéenne.

 

-          Constatant des failles regrettables sur le plan organisationnel dans l’élection « Miss Guinée » édition 2017, ainsi que dans la gestion des éditions précédentes.

 

-          Rappelant que l’élection « Miss Guinée » constitue aux yeux du Ministère en charge de la Culture une opportunité de promotion de la beauté et de la culture guinéenne authentique sur la scène internationale et non pas un facteur d’atteinte à l’image sacrée de la femme guinéenne,

 

DECIDE

 

Article 1er : La convention de Partenariat  entre le  Ministère de la Culture et le Comité Miss-Guinée (COMIGUI) portant sur l’organisation de concours de beauté au plan national, est suspendue jusqu’à nouvel ordre à compter de la publication de la présente décision.

 

Article 2 : Jusqu’à l’élaboration d’un nouveau cahier de charge et d’un code d’éthique et de déontologie par une commission qui sera érigée à cet effet, toute organisation ayant pour objet les concours de beauté à dimension nationale est désormais interdite sur l’étendue du Territoire sous peine de retrait de la licence d’entrepreneur et d’organisateur de manifestations culturelles, sans préjudice des poursuites judiciaires.

 

Article 3 : Pour la promotion de l’image la plus positive de nos valeurs culturelles traditionnelles et authentiques, un cahier des charges sera élaboré ainsi qu’une charte d’éthique et de déontologie en vue de définir dans les moindres détails les nouvelles modalités et/ou conditions d’organisation de l’élection Miss-Guinée.

 

Article 4 : La présente Décision qui prend effet à compter de sa date de signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Conakry, le 13 Février 2017

Siaka BARRY, ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique

 

 

 

 

 

Cette clôture a été d'abord marquée par la lecture du discours de la Ligue des Oulémas du Sénégal Commission des FATWAS sur la question de l'avortement dont des voix tendancieuses se sont élevées ces derniers temps pour plaider en faveur de l’établissement de nouvelles lois autorisant à la femme qui le souhaite. Elles mettent, en un mot, en garde les autorités contre l'avortement médicalisé. La ligue invite les autorités à ne pas légaliser de telles initiatives visant à permettre l'avortement sauf pour des raisons de santé majeure.

Ensuite, il y a eu la remise des prix aux cinq lauréats  qui se sont distingués lors du concours du récital de Coran qui s'est déroulé cette année en Mauritanie.  Profitant de cette occasion, Thierno Madani Tall, le khalif a annoncé que désormais le concours sera élargi dans l'espace CEDEAO car El Hadji Omar Tall était un précurseur de l'Unité Africaine. Enfin, il y a eu  les bénédictions(prières) que toute l'assistance attendaient avec joie et ferveur. Signalons que le gouvernement était représenté par le ministre de l'Education Nationale Serigne Mbaye Thiam.

Accroché, M. Ahmadou Mouctar Tall, le chargé de la Communication des AHBAB organisateurs de la ziarra a remercié le Tout Puissant Allah "qui nous a permis de faire cette ziarra, la 37 éme édition dans d'excellentes conditions. On ne cessera jamais de le remercier , c'est une obligation pour tout musulman. Après cela, nous satisfaire des choses qui se sont bien déroulées sans qu'il y ait des problèmes au niveau de la sécurité, des cuisines, de la masse humaine qui a répondu présente. On a pas dénombré un seul blessé ni malaise. Tout rentre dans le cadre de remercier Allah.

Ensuite, M. Tall a remercié le khalif général, Thierno  Mamadou Bachir Tall et Thierno Madani Tall, notre Serviteur de la communauté omarienne qui a tout mis en oeuvre avec les AHBAB et les RABITOU pour que cette ziarra soit une réussite durant les 4 jours passés ensemble.

Ce qui a été dit et produit scientifiquement, je pense que tout pèlerin qui était venu à la ziarra peut se targuer d'avoir quelque chose en lui même qu'il peut ramener chez soi un enseignement ou un écrit qui pourra le guider dans sa vie. C'est de ça  qu'on a besoin de la ziarra. Nous remercions tous ceux qui de prés ou de loin ont participé à la réussite de la manifestation''.

Alpha Sidibé, Dakar pour lejourguinee

 

Le lundi 10 Avril 2017 à la brasserie des arts du centre culturel Franco-Guinéen, nous avons assisté à la lecture d’un texte de théâtre intitulé ‘’Les Impoligames’’. Cette activité dénommée ‘’Le café des auteurs’’ organisée par la compagnie ‘’La Muse’’ a connu la présence de nombreux jeunes et cadres guinéens et étrangers.

Le scénario raconte l’histoire de Bil, un gentleman aguerri, est époux de deux femmes. A force d’aller au bout de la satisfaction, il découvre un jour qu’il n’est plus ce qu’il était. Il est devenu sexuellement faible et ses deux femmes Sara et Ciré n’arrivent plus à supporter ce mal qui a tendance à perdurer. Elles ne sont plus tranquilles à la maison et ne cachent même plus à leur mari pourquoi elles sortent. Bil ne supportant plus cette torture décide de rencontrer Dieu pour traiter son mal. Il sait bien que pour aller voir Dieu, il y a un passage obligé, celui d’être dans un coma profond. Il décide donc de se suicider. A la frontière entre la vie et la mort, il est de justesse sauvé par ses deux femmes. En attendant qu’il se retrouve, elles transforment sa chambre en un au-delà ou Ibrahim est confronté à deux anges qui lui font faire des révélations et lui infligent des sanctions qui lui ont fait regretter d’entreprendre une telle aventure. Se rendra t-il compte de cette manigance ? En tout cas ces femmes sont condamnées à suivre cette mission jusqu’au bout qui, bizarrement donnera de la puissance,… de la puissance sexuelle à notre héros.

Visiblement satisfait de la lecture de l’extrait de son texte, Ibrahima Alsény Bangoura, IBALBA pour les intimes explique sa motivation de concevoir cette œuvre « J’ai entendu, j’ai vécu, j’ai vu. Qu’est ce qui peut changer nos cadres ? Nos intellectuels ? Et comment les faire avouer et les ramener à la raison. Qu’est ce qui peut les empêcher aujourd’hui de s’éloigner de mauvaises pratiques qui ternissent l’image de marque de nos pays. Après avoir entendu, vécu et vu, je me suis rendu compte qu’à chaque fois qu’on rappelle à quelqu’un qu’on est prédestiné à la mort, que sur le cou l’intéressé essaye de revoir sa façon de faire. En écrivant cette pièce je me dis qu’elle emmènera chaque lecteur ou chaque spectateur à faire un regard rétro-introspectif de son quotidien sur cette terre. Cette pièce est pour moi un canal dénonciateur des maux qui gangrènent notre société et des solutions archaïques et violentes qu’elle propose, sont pour moi les seuls moyens de faire changer les cadres de la société dans la quelle je vis. Trop d’injustices, de vol, de viol, de détournement, de banditisme politique,… tout cela orchestré par une certaine faiblesse recouverte dans cette pièce par la faiblesse sexuelle de l’homme qui ne parvient pas à satisfaire ses femmes. Comme pour dire que la faiblesse de nos intellectuelles, des commis de nos Etats, est la source des problèmes dans les quels nagent les peuples d’Afrique et… d’ailleurs ». Le texte ‘’Impoligames’’ ne fait pas seulement allusion aux impolis de la polygamie, mais il se sert de cette pratique pour dénoncer le caractère négatif des cadres qui cumulent les fonctions au détriment d’autres.

Ibrahima Alseny Bangoura est titulaire d’un diplôme de technicien supérieur des télécoms et a commencé sa carrière de comédien en 1997. Depuis cette date, il a écrit plusieurs textes dont la Justice en larmes, le point de presse par excellence, les cartes de l’Afrique,...

Il faut noter que cette série de lecture qui se passe actuellement à Conakry s’inscrit dans le cadre de Conakry capitale mondiale du livre d’où se tient une résidence d’écriture ‘’Spécial Univers des Mots’’ organisée par la compagnie ‘’La Muse’’ et ‘’Les paupières mobiles’’ qui regroupe les participants venus du Canada, de la France, de la Belgique, du Cameroun, du Bénin, du Liban, du Burkina Faso et de la Guinée Conakry.

Alhassane Barry

Lors de son passage historique à l’Université Cheik Anta Diop de Dakar, l’ancien président français avait tenu des propos très controversés à l’endroit du continent africain. Nicolas Sarkozy avait déclaré que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire. […] Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès".

Cette sortie médiatique de l'ancien président français avait suscité un tollé auprès des intellectuels africains qui n'ont pas manqué de rappeler à Sarkozy que l'Afrique était le berceau de la civilisation.

Récemment, c'est le ministre guinéen des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique de s'ériger contre cette contrevérité du candidat perdant des primaires de la droite en 2016 en France. Siaka Barry a contredit Nicolas Sarkozy à l'occasion d’une conférence sur la conservation des manuscrits africains.

"Contrairement à un certain discours fait à l’Université de Dakar comme quoi l’Africain n’était pas assez entré dans l’histoire, l’Africain est  bel et bien entré dans l’histoire non pas par  effraction, mais par la grande porte en plein possession de son moi culturel et qu’il a bien connu l’écriture. Et que les régions désertiques du Sahel ont été des vivants foyers de diffusion de l’écriture arabe qui fut acclimaté sous nos cieux et réutilisé dans nos différentes langues",  a-t-il déclaré.

 Kendessa Diallo avec A.S Diallo

La cérémonie officielle de la 37éme édition de la Ziarra Omarienne s'est déroulée dans une ambiance d'apothéose ponctuée par des prières pour une paix durable au Sénégal.

Elle a été présidée par le ministre de l'Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, accompagnée d'une forte délégation gouvernementale, des familles religieuses (Mourides, Tidianes, Layénnes etc....), des chefs coutumiers, des ambassadeurs accrédités au Sénégal, des représentants des partis politiques,  de la société civile ainsi que des organisations religieuses.

En prenant la parole, chaque orateur a magnifié le travail inlassable du khalif Thierno Madani TALL pour l'union des musulmans mais aussi la préservation des acquis que nous ont légués nos devanciers.

Quant au ministre de l'Intérieur, il s'est appesanti sur la préservation de la jeunesse contre l'endoctrisme. Il a invité les religieux  et aux porteurs de voix à la ''protection des contenus doctrinaux''. Il les incite à œuvrer pour la recherche de solutions adéquates aux multiples menaces. Il a remercié aussi le khalif pour les prières formulées pour le retour de la stabilité en Gambie et lui demande d'en faire autant pour le Mali où la stabilité fait défaut à cause de la violence.

En réponse, le khalif Thierno Madani Tall a dénoncé la recrudescence de la violence dans notre pays avec des agressions et des meurtres. Il a invité les autorités à renforcer les efforts dans les domaines de la sécurité avant de formuler des bénédictions pour une stabilité et une paix durables.

Alpha Sidibé Dakar pour lejourguinee.com

 

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