Mohamed Sidibé, 1er V/P du Conseil des Maliens de l’extérieur: « Aujourd’hui sur le tronçon Conakry-Bamako, il y a assez de tracasserie de part et d’autre»

Inteview

Dans cet entretien qu’il nous accordé, le président du Haut conseil des Maliens de Guinée, en même temps 1er vice-président du Conseil des Maliens de l’Extérieur, parle de sa récente tournée sous régional et de sa rencontre avec le président IBK. Par ailleurs, Mohamed Sidibé se félicite des relations entre la Guinée et le Mali, mais déplore la tracasserie transfrontalière entre les deux pays.

Récemment vous avez effectuez une tournée en tant que 1er vice-président du Conseil des Maliens de l’extérieur, vous avez même rencontré le président IBK. Quel était le motif de ces déplacements ?

J’ai eu l’occasion d’accompagner le nouveau ministre des Maliens de l’extérieur dans plusieurs pays pour sa première prise de contact.

Nous avons rendu visite aussi au président la République pour exprimer notre préoccupation entre autre la représentation des Maliens de l’extérieur à l’Assemblée nationale. Je suis très heureux que le président ait félicité nommément les Maliens de Guinée. Les préoccupations ont été prises en compte. Des instructions ont été données pour permettre éventuellement aux Maliens de l’extérieur de siéger à l’Assemblée nationale. Il faut reconnaitre que depuis l’arrivée du président IBK, un souffle nouveau a été donné au haut Conseil des Maliens de l’extérieur. Nous avons un siège, nous bénéficions d’une subvention de l’Etat. Nous sommes accompagnés et soutenu dans nos missions.

Vous sortez d’une élection présidentielle. Est-ce que cela n’a pas créé un refroidissement de relation entre les Maliens qui vivent là. Puisqu’on sait que toutes les obédiences politiques étaient représentées ?

Le peuple malien reste dans l’ensemble soudé. Il y a eu les élections, Tout le monde au finish a reconnu les résultats, puisque l’élection a été transparente. Il n’y a pas eu de problème.

Quels sont les difficultés que rencontrent les ressortissants Maliens en Guinée ?

Il y a deux problèmes, le plus récurrent, c’est la tracasserie. Aujourd’hui sur le tronçon Conakry-Bamako, il y a assez de tracasserie de part et d’autre. Les Guinéens qui rentrent au Mali ou les Maliens qui rentrent en Guinée, souffrent de tracasserie. Nous avons à plusieurs reprises interpellé les uns et les autres pour mettre fin à ces genres de pratique. Mais malheureusement ça persiste.

Même s’il y a des problèmes, il y a quand même un accord qui dit clairement que le Malien en Guinée bénéficie des mêmes droits. Aucune taxe, aucun droit ne peut être imposable à un Malien outre que ce qui est imposable aux Guinéens. Mais ce n’est pas tout le monde qui connait ces textes. Les Maliens font souvent objet d’abus.

Récemment aussi, des maliens ont fait objet d’exaction par les forces de l’ordre. Je crois s’il y a des problèmes, la solution doit se faire dans les règles de l’art, sinon ça n’honore pas les relations entre les deux pays.

Il y a aussi ce problème entre les éleveurs Maliens et les autochtones en Guinée forestière. Où en est-on ?

Quand le problème s’est posé, accompagné du consul, j’ai rencontré le colonel Tiegboro qui avait en charge le dossier. Nous avons trouvé une solution. A chaque fois il y a problème, nous menons des démarches auprès des autorités, nous dialoguons.

En dehors de la Guinée, il y a des ressortissants Ouest africains qui sont arrêtés et menacés d’expulsion en Angola. Est-ce que de votre côté des démarches ont été mené pour secourir vos compatriotes vivant dans ce pays ?

Nous avons été très tôt saisis de la menace qui pesait sur les ouest africains. J’étais avec le ministre des Maliens de l’extérieur qui a pris immédiatement des dispositions. Et un comité de crise a été mise en place animé par le ministre et le président du conseil. Le comité a suivi de près la mission diplomatique en Angola et aussi le président du Conseil des Maliens de l’Angola Abdoul Mazid Diallo qu’il faut remercier qui s’est beaucoup battu et le problème s’est atténué. A la date d’aujourd’hui, il y a aucun problème entre les autorités angolaises et nos compatriotes. A un moment 38 Maliens étaient prêt à être expulsé. Ils ne sont plus expulsés, ils sont restés.

Entretien réalisé par Sadjo Tangan Diallo

+224 624 37 26 68

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