APG, crise politique, grève des enseignants:Sâa François Kamano met les points sur les i

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Dans un entretien accordé à notre rédaction, le président de l’Alliance des patriotes de Guinée (APG) sort des sentiers battus. Sâa François Kamano dénonce les accords politiques qui selon lui sont la cause de la crise politique qui sévit dans le pays. Par ailleurs ce jeune leader, membre de l’Alliance des acteurs de la mouvance présidentielle (AMP) appelle le président de la République à s’impliquer pour résoudre la crise au sein de l’éducation.

Comment se porte l’APG ?

L’APG se porte en merveille. Seulement comme beaucoup d’autres partis politiques, il n’y a pas d’activité politique en tant que telle. Les choses sont concentrées. Si non que nous sommes bien représenté et à Conakry et à l’intérieur du pays. Ce qui nous a aidés pendant le temps passé qu’on soit candidat aux élections législatives et communales. Donc, malgré tout, nous vivons, nous existons nous continuons également à mener des activités sur l’étendue du territoire national.

Et comme vous le savez, l’APG est un parti allié au RPG/AEC. Depuis que nous avons signé la convention d’être avec le RPG/AEC en 2015 nous restons alliés du parti au pouvoir à moins qu’une autre décision ne soit donnée. Donc, nous comptons rester derrière le parti au pouvoir pour pouvoir aller de l’avant.

Au sein de l’APG, nous continuons nos activités, à savoir ; la réorganisation du parti, parce qu’il faut installer les structures où elles ne le sont pas.

Vous savez le politicien ici n’a pas de conviction. Il y en a qui sont dans les structures mais sans conviction. Donc on a eu beaucoup de problèmes avant de finir de recenser ces gens-là, au sein du parti.

Quelle lecture faites-vous de la situation socioéconomique actuelle du pays ?

La situation socioéconomique chacun est libre de l’apprécier. Mais ce qui est important depuis l’arrivée de Alpha Condé, beaucoup de choses ont changé, je ne suis pas en train de dire que ses prédécesseurs n’ont rien fait. Vous savez la gestion d’un Etat ne se fait pas comme si on gérait sa propre famille ou une petite marchandise. Depuis Alpha Condé est arrivée là où beaucoup n’ont pas touché, il a osé toucher. Il a réorganisé la sphère économique, les hôtels, les routes, le grand travail qu’il a boosté au niveau du port au niveau de l’armée. Il ouvert le pays vers le monde. Toutes ces choses font que notre pays est convoité par toutes les puissances. C’est vrai tout n’est pas rose. Mais ce qu’il a fait est beaucoup plus positif que ses prédécesseurs. En tout cas nous sommes fiers. Nous le demandons de redoubler d’ardeur, de s’engager, d’aller beaucoup plus en profondeur. Mais il ne faudrait pas qu’il donne importance seulement qu’à un seul côté, qu’il favorise tous les secteurs pour que la population bénéficie les avantages. Parce quand nous parlons aujourd’hui de la répartition du revenu national, ça ne veut dire de prendre l’argent et partager à tout le monde à la fois un à un, ce n’est pas possible. Mais s’il crée les entreprises, les activités qui puissent faire intéresser les jeunes, les femmes, bref la population, ça veut dire que chacun a bénéficié.

Que pensez-vous de cette velléité du troisième mandat du président Condé ?

Je ne me fie pas à ce que disent les politiciens dans les radios et télés, moi je vois les résultats de sa gouvernance. Donc, nous ne ferons que le remercier et l’encourager et encore l’appuyer dans le sens de l’alternance démocratique. Il est venu comme un héros et je souhaiterai qu’il retourne comme un Mandela.

Ces dernières semaines, le pays est marqué par des violences. Qu’en pensez-vous ?

Depuis qu’Alpha Condé est là, il n’y a que de violence, de protestation, de marche. Parce que et la mouvance et l’opposition toutes les deux sont fautives. Si vous prenez nos lois, il n’y a pas de loi dans la sous-région qui soit beaucoup meilleure que la constitution guinéenne. La sous-région beaucoup ont copié nos textes et lois en faire une réussite chez eux, mais pourquoi pas nous. Si vous piétinez nos lois au profit des accords ce sont les conséquences. Aujourd’hui nous avons à peu près 100 morts. Tout le temps on ne parle que des accords qui souvent violent la loi. C’est pourquoi vous ne m’allez jamais entendre discuter de cela. Parce qu’eux-mêmes sont les barons de tous ceux qui arrivent sinon on n’a pas droit de faire des revendications surtout du côté de Kindia. Si les deux avaient accepté de respecter la loi, je vous assure qu’on aurait sorti dans ça. Aucun d’eux ne veut voir l’intérêt de la Guinée. Surtout l’opposition qui ne veut pas comprendre certaines choses, qui se mette a empêché le pouvoir de travailler. Si Cellou s’inquiète pour la  Guinée au même titre qu’Alpha Condé, franchement les revendications n’allaient pas avoir lieu. Donc je souhaiterai qu’ils s’entendent parce qu’il y a eu trop de mort. Je n’étais pas là-bas lorsqu’il fabriquait leur accord, c’est le RPG  et l’UFDG qui est en train de faire basculer ce pays-là dans une situation catastrophique.

A vous entendre est ce que vous n’êtes pas en train de se démarquer de la mouvance présidentielle ?

On ne se démarque pas. Vous savez la mouvance est géré par un groupe de personne. Nous nous sommes que des alliés, à des niveaux nous ne participons pas aux activités. Nous sommes là, nous entendons comme ça les communiqués dans les télévisions parfois on est surpris parce que nous ne sommes pas associé. Si j’étais associé, j’aurais donné mon point vue par rapport à tel ou tel point. Si mon point de vue n’est pris en compte je peux claquer la porte. Mais malheureusement c’est quelque groupuscule d’hommes qui se réunissent et qui prennent les décisions au nom de tout le monde.   C’est le même cas à l’UFDG, j’étais dans l’opposition à commencer de 2012, j’ai été chargé de la communication, chargé des marches. Parfois on se retrouvait au QG de l’UFDG on décide une chose, le lendemain la décision change. Donc si des responsables politiques se comportent de la sorte, c’est difficile de les maitriser ou de les mener parce que chacun ne veut que son intérêt.

Donc cela ne me fait pas décourager parce que je sais que quand tu es dans une alliance, il faut assumer. En tout cas moi j’assume ma part. Mais je demande au Pr. Alpha Condé de faire respecter scrupuleusement la loi, d’abandonner ces accords. La loi est là, elle a un caractère impersonnel. Si la loi est respectée, le vandalisme, les marches inutiles que vous connaissez là, ne va pas avoir lieu.  

En dehors de la crise politique, il y a cette grève des enseignants qui sévit dans le pays. Quel est votre point de vue ?

Le syndicat, le gouvernement chacune des parties, quand vous écoutez une vous pensez que c’est celle-là qui a raison. Moi, leur histoire d’indice salariale là je ne parviens pas à comprendre, je ne suis pas du secteur public. Mais j’invite le gouvernement qui doit présenter un bilan au Guinéen donc qui a intérêt, de fournir l’effort pour se retrouver avec les syndicalistes, qui, demande l’augmentation des salaires, afin que la paix revienne dans le pays et que les enfants reprennent les cours.

Nous sommes en train d’inviter les investisseurs dans le pays, s’il y a l’instabilité, ça ne va pas marcher. J’ai entendu le secrétaire adjoint du SLECG Oumar Tounkara appelé le président à ce qu’il s’implique lui-même. Donc, c’est cet appel là je lance au Pr. Alpha Condé.

Votre message

La Guinée est un pays béni qui a aussi souffert. Beaucoup de chose ont raté ce pays, si c’était dans d’autres certainement c’est la cendre qu’on allait trouver. Donc, je demande aux gouvernants de tout faire pour satisfaire toutes les revendications pour que la paix revienne et que l’opposition accepte d’ouvrir les brèches pour une question de compréhension. A la société civile, il faut que la Guinée ait une société civile responsable. Ceux que nous appelons ici société civile sont en grande partie des prostitués ; retirer de l’argent par ci par là sans faire autant face à ce qui est de leur attente. Quant à la population elle a intérêt d’observer le respect scrupuleux des lois. Il faut qu’on respect la loi, la loi n’est contre personne. Par contre c’est une arme qui nous protège. La loi est un mal nécessaire. Si nous la respectons, elle va nous protéger et si nous ne l’a respectons pas elle nous fera respecter. Donc à tous les niveaux je prie DIEU la santé la paix du cœur à tout le peuple de Guinée. J’implore la grâce divine pour que la situation que nous connaissons dans ce pays que nous les oublions que nous soyons épargner du pire. Je demande au président solennellement qu’il se lève qu’il appelle l’opposition parce qu’il sait pour quoi elle sort. Il n’a qu’à appeler le chef de file l’opposition pour lui mettre à l’aise. Qu’il fasse la même chose avec le SLECG. Il faut qu’il chasse aujourd’hui c’est lui le père de la nation. C’est lui qui est le chef de l’Etat, il ne faut pas qu’il oublie avant qu’il ne soit là où il est, il a trouvé la trace des autres et quel qu’en soit sa durée, il va quitter un jour donc qu’il quitte dans les bonnes conditions. Donc c’est ce que nous lui demandons d’ailleurs. Parce que nous sommes alliés à lui et nous assumons cela. Nous n’allons jamais accepté qu’il quitte le pouvoir dans les mauvaises conditions.

Entretien réalisé par Sadjo Diallo  

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