« Il y’a des préfectures pour lesquelles nous avons des inquiétudes,… » dixit Edouard Nizeymana, représentant résidant du PAM en Guinée

Société

Le Programme alimentaire mondial (PAM) en partenariat avec le gouvernement guinéen a ouvert le mardi 07 aout dernier l’atelier de validation du rapport d’Analyse globale de la vulnérabilité et de la sécurité nutritionnelle (AGVSAN) en Guinée à l’hôtel Onomo. Durant deux jours, les experts et acteurs vont partager leurs informations sur la question de la vulnérabilité et de la sécurité alimentaire en Guinée.

La Guinée est un pays à revenu faible, classé à la 183ème place sur 188 pays pour son indice de développement humain, selon un rapport du PNUD en 2016. Pour rehausser le niveau, le PAM a organisé un atelier qui vise à la validation des résultats préliminaires d’étude sur l’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Guinée.

Dans son allocution, Edouard Nizeymana, représentant résidant du PAM en Guinée a fait part de son inquiétude de la montée de la vulnérabilité des ménages en Guinée. « Nous avons travaillé pour que l’étude soit représentative au niveau des préfectures, ce qui n’était pas le cas dans les années passées, en 2012, c’était moins. L’échantillon ne nous a pas permis d’avoir des informations au niveau des préfectures mais nous avons des informations au niveau beaucoup plus bas. Ce qui nous intéresse,  c’est de comprendre qu’est-ce qui se passe au niveau des préfectures, qui sont les personnes vulnérables, quelles sont leurs caractéristiques, combien ils sont et comment est-ce qu’on peut les aider. Nous avons quand même fait l’effort d’atteindre tous les 15.000 ménages avec un nombre d’enfants important pour que le coté nutrition soit aussi représenté. Donc il y’a des préfectures pour lesquelles nous avons des inquiétudes telles que les zones de N’zérékoré, les zones de Labé, les zones de Mamou où nous avons le taux d’insécurité alimentaire un peu plus important et puis aussi les prévalences de la nutrition qui sont inquiétants. Nous allons travailler avec les partenaires pour une compréhension, pour essayer de faire en sorte que les chiffres parlent, qu’ils nous disent ce qui est derrière ces chiffres, que nous puissions aussi faire des recommandations » a-t-il indiqué.

Pour Frédérique Souley Tinguiano, conseiller principal du Ministère du Plan et du Développement Economique,  le projet filets sociaux productifs a été mise en place pour identifier et venir en aide aux personnes vulnérables. « Le gouvernement a mis en place le projet filets sociaux qui s’occupe des couches vulnérables et aussi la gestion durable. Le PNDES, on a tout un quatrième pilier qui est consacré à l’utilisation rationnelle des ressources, et là-dedans donc, il y’a des mesures, il y’a des effets qui sont attendus, on a des objectifs qui sont à atteindre d’ici 2020 » a-t-il souligné.

Sadjo Diallo

  

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