Dr Ousmane Kaba, président du PADES: « Ceux des autres ethnies qui travaillent avec moi, savent très bien que je n’ai aucun relent communautaire »

Inteview

Accusé d’avoir tenu des propos ethnocentriques, Dr Ousmane Kaba réfute ces accusations. Dans un entretien accordé à nos confrères de la radio Sabari Fm le vendredi 03 aout dernier dans l’émission ‘’Comprendre l’actualité’’,  le président du PADES est revenue sur sa sortie à la radio Millo FM. Par ailleurs l’ancien ministre et actuel député dénonce la nouvelle loi électorale. Pour lui, c’est un arrangement entre le RPG/AEC et l’UFDG.

 L’actualité oblige, les Maliens étaient appelés aux urnes dimanche passé. Le président sortant IBK est arrivé en premier devant le principal opposant Soumaila Cissé. Les deux iront au deuxième tour. Selon vous, est-ce qu’il est difficile de battre un président sortant ?

Oui ! C’est vrai. Parce que généralement, il a tous les moyens de l’Etat. Il est plus connu aussi dans les campagnes. Je crois que le président IBK, il n’est pas mauvais. Je pense qu’il va être réélu.

Il y a un peu de recul de l’opposant. Comment vous l’expliquez ?

Je ne suis pas sur la chaine malienne, mais j’ai cru comprendre qu’il y a beaucoup de candidats. N’oubliez pas que le président IBK a été élu la première fois avec un pourcentage aussi beaucoup plus élevé que ce que nous voyons maintenant. Je pense que les choses se passent relativement bien au Mali.

Pensez-vous au miracle pour ce second tour quand les partis d’oppositions se rallient à Soumaila Cissé comme ça s’est passé ici en 2010 ?

Non ! Je ne pense pas. Il y a beaucoup de raisons pour ce qui s’est passé en Guinée ; notamment le fait que le candidat Cellou Dalein Diallo, n’a même pas cru contacter les autres candidats qui étaient éliminés au premier tour. Je ne pense pas qu’IBK va commettre la même chose.

L’actualité sur le continent également c’est en RDC. Katoumbi empêché d’entré au Congo. Comment vous analyser cela en tant que homme politique ?

Malheureusement, je pense que c’est un recul de la démocratie. Parce que dans les élections on devrait donner la possibilité à tous les enfants d’un pays de se battre à arme égale. Mais empêché arbitrairement, policièrement ou autrement les concurrents éventuels, je ne pense pas que ça soit la chose la mieux indiqué pour l’Afrique.

Le même scenario s’est produit en Guinée avec le cas Dadis. Quel a été votre appréciation ?

C’est ce que je dis. C’est une question de principe. Moi, je pense que tous les enfants d’un pays ont droit à la parole. Tous les enfants d’un pays ont le droit de concourir librement dans leur pays et que le mot de la fin revient aux citoyens. Ce n’est pas à un gouvernant de faire la discrimination au niveau de ceux qui doivent se présenter ou pas.

En tant qu’économiste qu’elles sont vos réactions par rapport à l’augmentation du prix du carburant ?

Ce qui est sure ce que la Guinée ne produit pas de carburant. Nous importons le carburant comme les autres pays importateurs. Le prix de vente doit être lié au prix international. Mais la structure du prix du carburant, ça se compose essentiellement de trois éléments : vous avez le prix d’achat à l’international, vous avez la marge de tous les intermédiaires et puis vous avez les différentes taxes qui sont prélevés par l’Etat. Voilà les trois éléments qui rentrent dans la structure des couts. Ça veut dire que si le prix à l’international augmente, c’est normal d’augmenter le prix à la pompe. Et si c’est le contraire, c’est normal aussi de baisser. Mais comme il y a trois éléments qui composent la structure, donc, ce n’est pas seulement le prix international sur lequel il faut se baser. Cela signifie qu’il n’y a pas de proportionnalité, pas d’équivalence entre les mouvements du prix international et le prix à la pompe. Parce qu’il y a deux autres éléments qui ne bougent pas par rapport à cette fluctuation du prix à l’international.

Le principe de flexibilité est un bon principe. Le problème qui s’est passé en Guinée, ce qu’on n’a pas bénéficié de toute la flexibilité à la baisse déjà il faut que ce soit symétrique. Deuxième élément, la décision a été prise sans concertation des acteurs sociaux. Ce qui n’est pas une très bonne chose dans un cas comme celui de la Guinée, où il y avait eu des discussions antérieur, lorsqu’on veut augmenter le prix. Il ne faut pas mettre les acteurs sociaux devant le fait, il faut les associés. Troisième élément, où il y a eu problème, c’est parce que beaucoup de citoyens ont eu le sentiment que nous on sert la ceinture et que l’Etat dilapide les fonds qui sont accumulé. A cause de la toute dernière élection, où malheureusement, il y a eu beaucoup de distributions d’argent. Beaucoup de fonctionnaire véreux se sont déplacés avec de l’argent public volé pour acheter les consciences, bourrer les urnes. C’est à cause de tout cela qu’il y a eu ce problème sur le plan social.

C’est vrai que le pétrole permet d’augmenter les recettes de l’Etat. Mais la question que les citoyens se posent, qu’est ce qu’on fait de ces recettes ? Si les recettes vont pour des investissements comme cela se doit, il y a moins de problème. Mais quand on voit des fonctionnaires sortir beaucoup d’argent qui font de la corruption un peu partout, le citoyen se pose la question.

Vous savez les ressources sont fongible, c’est une caisse unique.

Mais l’honorable Damaro estime que le gouvernement n’avait pas besoin dans le cadre de l’augmentation du prix du carburant d’informer qui que ce soit ?

Je ne souhaite pas commenter cela. Mais ce que je peux dire d’un point de vue purement économique déjà, lorsque vous faites l’augmentation d’un prix qui a beaucoup d’impacts sur tous les autres prix dans l’économie, vous vous concerter avec les professionnels pour savoir comment amortir cette augmentation qui est inévitable. Ça ne veut pas dire qu’ils imposent leur point de vue sur l’augmentation.

Est-ce que le gouvernement pouvait chercher ailleurs pour renflouer les caisses que d’augmenter le prix du carburant. Parce que le Premier ministre trouve cela comme une mesure ?

Il a raison dans une certaine mesure. Parce que la TSPP est dans le budget. C’est une source importante de recette pour l’Etat. Mais évidemment il y a d’autres ressources. C’est un choix du gouvernement. Le FMI ne vous impose pas d’augmenter sur une ligne précise. On vous dit simplement, réduisez votre déficit budgétaire qui a été creusé par des dépenses imprévus.

Qu’en est-il de la subvention du carburant ?

Il n’y a jamais eu de subvention sur le carburant. Il y a toujours eu une taxe nette sur le prix du carburant. Tout dépend de la manière dont on veut présenter. Le gouvernement gagnait 3000 par litre. Maintenant il ne gagnait plus que 1500 par litre. Donc, c’est la taxe qui a baissé. Mais il n’y a pas de subvention nette sur le carburant.  

Le fait d’augmenter, ce n’est pas le problème à mon avis. C’est la manière dont on a augmenté, c’est la première chose. Deuxième chose qu’est ce qu’on fait des recettes de l’Etat. S’il y a une bonne gouvernance ce sont des choses qui peuvent se justifier.

Alors, syndicats et société civile campent sur leur position tout comme le gouvernement. Comment vous trouvez cela ?

Je n’aime pas tellement commenter des négociations en cours, des positions politiciennes. Moi je parle d’un point de vue de principe.

Qu’en pensez-vous de ces mesures d’accompagnement de l’augmentation du prix du carburant annoncées par le gouvernement ?

D’abord tout ce qui est mesure d’accompagnement est bienvenu. Si on met des bus quel que soit la quantité, ça détend l’atmosphère dans le domaine des transports. Dire que c’est suffisant certainement pas.

Est-ce que vous êtes déçus des premières décisions du gouvernement Kassory ?

Je pense qu’on aurait mieux fait, c’est-à-dire qu’on aurait informé les acteurs sociaux.

Par ailleurs le gouvernement interdit toute manifestation dans le pays. Quel est votre point de vue ?

Je pense que ce n’est pas une bonne chose. D’abord, c’est anti constitutionnel. Il n’appartient pas à un gouvernement de modifier la constitution sans referendum. Par contre je comprendrais très bien que pour des raisons d’ordre public que l’on prenne des mesures, mais ces mesures ne peuvent être que temporaire pour ne pas qu’il y ait de la violence. Et le devoir de sécuriser les manifestants revient à l’Etat qui doit faire un effort.

Mais le gouvernement estime que ces manifestations des Forces sociales et celles annoncées par l’opposition républicaine vont perturber le départ des pèlerins ?

Je ne peux pas répondre à la place du gouvernement. Ce que je peux dire, interdire les manifestations n’est pas conforme à la constitution.

L’actualité aussi reste dominée par votre sortie dans une émission chez nos confrères de Milo Fm. On vous accuse d’avoir tenue des propos ethnocentriques. Expliquez-nous un peu que est ce qui s’est passé ?

Beaucoup de personnes parlent des choses qu’ils n’ont jamais pris la peine même d’écouter. On était dans un contexte tout à fait spécifique. Ce sont les bonnes dames de la Haute Guinée qui se sont réunis, qui sont venues ici à Conakry en disant écouter nous ne comprenons rien. Tous nos frères qui ont aidé le président de la République se trouvent à l’extérieure de la gouvernance actuelle. Ils ont tous des problèmes avec le président de la République. Tous les leaders ressortissants de la Haute Guinée qu’il s’agisse de M. Fall, de M. Kouyaté, de M. Diawara ou de Dr Kaba, systématiquement, il n’y a personne parmi ceux qui ont aidé le Pr. Alpha Condé en 2010. Par contre, on voit beaucoup de personnes qui n’étaient pas dans cette conquête du pouvoir qui ont aujourd’hui les règnes de ce pouvoir. Donc, c’est un constat qui a été fait que personne ne peut nier et elles ont le droit de le faire et d’appeler leurs frères à s’entendre. Donc, elles sont venues dans ces conditions, nous ont exposé leur doléance. Il y a eu beaucoup de discussion et avec le Premier ministre Komara, avec Koureissy Condé, mais aussi avec l’honorable Diawara. Sur ce, nous avons dit écouter tout ça c’est bien beau, nous, nous avons discuté avec vous, mais il faudrait donner le temps pour que les absents dont vous avez dit les noms parce qu’elles ont également parlé de Kouyaté, du Général Konaté de tout le monde, on dit on ne peut pas parler à leur place. Il faudrait les voir pour en parler. Alors c’est ce compte-rendu que je faisais en malinké en langue locale à Kankan.

Donc ce n’est nullement un repli communautaire ?

Non Pas du tout.

Donc, le problème c’est entre le PRG et le groupe de leader de la Haute Guinée. C’est dans ce sens on a parlé de calebasse.

En fait c’est le Professeur qui a la calebasse s’il ne s’entend pas avec tout le monde, ça va être  difficile d’atteindre ses objectifs.

Donc, le Nous qui a été utilisé là, c’est un nous de respect. Parce que on ne dit pas à un président de la République vous avez la calebasse, on dit nous nous avons la calebasse. C’est une manière de parler. C’est pourquoi c’est dangereux de traduire une langue qu’on ne comprend même pas. Le Nous ici, marque le respect. Eux ils ont traduit ça, comme Mandingue. Ce n’est pas le mandingue qui a le pouvoir, c’est le Pr. Alpha Condé qui a le pouvoir.

Ce n’est pas poli de dire M. le professeur a la calebasse à la tête. Donc la manière respectueuse, c’est de dire nous. Et c’est ça les nuances de la langue. Maintenant certains ont transformés le nous en mandingue. Ils ont complètement transformé le contenu de ce qui a été dit.

Pourquoi selon vous des gens décideraient de nuire à Dr Kaba à travers cette sortie ?

 D’abord ce n’est pas nuire Dr. Kaba. Il faut savoir que le PADES est en train de faire beaucoup de progrès. Alors certains pensent qu’en créant ce faux problèmes, ils vont ralentir la progression du PADES, ils se trompent. Parce que ceux des autres ethnies qui travaillent avec moi, savent très bien qui je suis, que je n’ai aucun relent communautaire.

Est-ce que la volonté de ces femmes c’est de ramener tous les fils du mandingue autour de Alpha Condé pour d’autres éventualités ?

Elles n’ont jamais dit qu’il faut faire des élections au-delà de 2020. Ce n’était pas du tout leur problème. Elles ont dit simplement, on voit tout le monde autour du Pr Alpha Condé sauf ceux qui l’ont aidé. Et elles ont raisons de s’inquiéter. Les femmes souhaitent que le président Alpha Condé puisse faire son mandat en paix. C’est leur devoir de rencontrer leur frère. Elles ont constaté qu’il n’y a aucun ressortissant de la Haute Guinée qui est pourtant son fief qui ne participe à la gouvernance d’Alpha Condé. Ce n’est pour aucun agenda caché. Et ça n’a jamais été question de 2020.

Il y a quelques semaines, on a réunis tous les cadres de la Basse cote qui en a parlé, personne. Il n’y a aucun Guinéen qui ne fait partir d’une association de son village, de sa ville, de sa région, personne n’en parle. Donc, il ne faut pas créer des problèmes là où il n’y en a pas et surtout ne pas le faire sur la base du mensonge.

Ce qui n’a jamais été dit, c’est ce que j’ai vu sur la traduction d’un site qui a complètement travesti ce qui a été dit. C’est malhonnête et ça ne passe pas.

Au lieu de discuter sur des interprétations, nous, nous avons mis l’interview sur internet. Le PADES a mis sur internet. Allez sur YouTube, tapez Dr Ousmane Kaba PADES, vous aurez l’interview en entier en malinké.

Est-ce que l’absence de ces cadres malinkés tout le temps a eu un coup sur la gouvernance Alpha Condé ?

D’abord, ce n’est pas tout le temps, c’est au fil du temps que tout le monde à remarquer qu’il n’y a personne qui soit avec lui aujourd’hui. C’est quand même étonnant que des gens qui vous ont aidé et qui sont de votre fief pas une personne pas deux personnes pas trois, quatre, cinq, six personnes à de telle sorte qu’il y a le vide total, c’est quand même un problème.

Ce vide a eu une conséquence dans sa gestion ?

Bien sûre. Lorsque vous avez beaucoup de personne qui vous aide, c’est plus facile de diriger.

Vous dites qu’il n’y a pas de problème entre vous et le président. Mais quand il s’agit de construire des micros barrages en Haute Guinée…

Nous avons beaucoup de désaccord par exemple sur Boké. J’ai toujours dit que ce n’est pas bon de racler la bauxite à grande échelle et qu’il faut mettre des unités de transformation, parce que ça crée beaucoup d’emplois. Mais aujourd’hui, on massacre l’environnement. Nous avons de milliers de nos compatriotes avec beaucoup de maladies respiratoires.

Vous regrettez un de vos passages sur Millo Fm ?

Pas du tout.

En dehors de cette affaire, il y a la nouvelle loi sur la CENI qui a suscité des réactions au sein de la classe politique. Certains acteurs estiment que c’est un deal entre l’UFDG et le RPG. Quel est votre point de vue ?

Tout à fait. Je ne le dis parce qu’ils l’ont dit, mais je l’ai vécu en directe. Je n’ai pas voté pour la nouvelle loi. Premièrement, la forme n’a pas été respectée. Chaque fois qu’il y a une nouvelle loi, ça se discute d’abord au niveau de chaque commission. Ensuite, elles se rencontrent. C’est ensuite que chaque groupe parlementaire en parle et ça vient à la plénière. Voilà une loi sans discussion ni dans les commissions ni dans l’inter commission. Le lendemain, on nous a demandé de voté.

Moi, je ne conteste pas que l’UFDG ou le RPG aient plus de commissaires. Ce que je conteste ce que la loi n’a pas été discuté. Et il n’y a aucune prévision contre la fraude. Or, le problème qu’on a eu c’est la fraude. Si nous sommes dans l’impasse aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu la fraude. Donc, si on devait avoir une nouvelle loi, l’un des objectifs devait être, de faire les prochaines élections beaucoup plus propres.

Lorsque l’UFDG et le RPG s’entendent sur quelque chose, automatiquement, c’est suspect. Donc, eux ils ont été guidés par la nomination des membres de la CENI.

Il y a aussi cette faible admission au baccalauréat unique session 2017-2018, 26,04%. Aboubacar Soumah du SLECG accuse le gouvernement d’avoir réduit le nombre d’admis. De votre côté comment vous avez trouvé ces résultats ?

Je dois vous dire franchement, je n’aime pas beaucoup parler d’université. Je suis fondateur, généralement quand vous parlez, les gens pensent que vous défendez votre buftek. Donc ça empêche l’objectivité du jugement.

Je vais comparer la Guinée à elle-même. Ensuite je vais comparer la Guinée à d’autres pays autour de nous.

La Guinée par rapport à elle, il y a 4 à 5 ans, le nombre de bachelier admis au bac c’était dans l’ordre de 33 à 35 mille étudiants. Aujourd’hui on est à 21 mille étudiants, ça veut dire que le nombre d’admis au Bac est entrain de chuter dramatiquement du plus du tiers. Tandis que la population augmente, le nombre d’élève augmente. Pour un analyste comme moi, il y a un gros problème déjà. On ne peut pas avoir un pays dont l’effectif augmente et le nombre d’admis baisse, ça veut dire que le système de l’éducation se dégrade très fortement.

Deuxièmement, la Guinée à 21 mille admis cette année tandis que la Cote d’Ivoire à 112 mille admis au bac. Donc il y a un problème en Guinée.

Troisième remarque, il y a un an et demis on en a discuté ici. Un émissaire du gouvernement est venu dire à la télévision qu’il faut éteindre l’université privée. Donc si M. Aboubacar Soumah vient dire qu’on a réduit le nombre de bachelier parce qu’on ne veut pas envoyer des bacheliers à l’université privée, nous sommes obligé de croire.

Mais je vais vous dire, on ne peut pas tuer le secteur privé de notre pays école ou pas école. D’abord en 2006, c’est le Général Lansana Conté dans sa sagesse qui a mis les problèmes de bourses parce qu’il n’y avait pas suffisamment d’infrastructure dans les universités publiques et que l’Etat ne pouvait pas suivre l’explosion démographique, c’est vrai pour la Guinée, c’est vrai pour la Cote d’Ivoire, la France pour les Etats unis. Tout le monde se fait accompagné par les privés.

L’Education est l’avenir d’un pays. Il faut faire très attention. La Guinée dépense 13%  de son budget pour l’éducation. Les pays qui nous entourent au minimum, c’est 30%.

On est en train de tuer le secteur privé et le chômage ne pourra qu’exploser.

Que répondez-vous à Damaro qui sollicite une année blanche pour requalifier le système éducatif guinéen ?

Ne demandez pas seulement à lui, mais tous les dirigeants Guinéens, où étudient leurs fils. Tous ont leurs enfants aux Etats Unis, en France, au Canada, au Maroc, les moyens fortunés à Dakar, Abidjan et autres. L’élite guinéenne envoie toujours ses enfants à l’extérieur dans les universités et les écoles privées de ces pays et ce sont les mêmes qui cassent tout ce qui est privé ici. Et les étudiants s’engloutis dans les bâtiments publics exiguës où ils ne font que deux jours de cours par semaine. On est en train de sacrifier toute une génération guinéenne et sous l’œil indifférent de chacun.

Entretien décrypté par Sadjo Diallo

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