Elections locales : « la Guinée a du chemin à parcourir », dixit Mamadou Taran Diallo, président de l’AGT

Politique

Les élections locales prévues le 4 février prochain s’annonce à grand pas. Pour une première, des listes de candidatures indépendantes prendront part à ces élections. Sur les 1 300 listes de candidatures publiées par la CENI, quelques listes indépendantes seulement y figurent.

 

Sur ce, le président de l’Association guinéenne pour la transparence trouve modeste les listes indépendantes. « Au niveau de la société civile, depuis un certain temps, nous faisons la promotion pour qu’il y ait des candidatures indépendantes à tous les niveaux : présidentielles, législatives, élections locales. Pour autant quand vous regardez les statistiques sur les formations politiques, on dit qu’on devrait avoir aux environs de 150 partis politiques en Guinée. Alors quels sont les programmes de ces différents partis politiques ? Où sont-ils ? que font-ils ? Je pense que la promotion des candidatures indépendantes pourrait résoudre certains problèmes », estime Mamadou Taran Diallo.

Il faut signaler aussi, sur les 23 351 candidats, 3 766 sont jeunes et les femmes sont 6 089. Par rapport à cette faible participation, le président de l’AGT estime que « la Guinée a du chemin à parcourir ».

Par ailleurs, pour des raisons de fonds, l’Association guinéenne pour la transparence avait souhaité que les élections locales et législatives soient couplées. « L’année 2018 reste fortement une année électorale. Nous étions encore favorables à ce qu’il y ait cumul et des élections locales et des élections législatives pour 2 raisons. La première regardait ce que nous coûte le budget des élections locales. Selon la CENI, c’est estimé à peu près à  357 milliards GNF, les estimations pour les élections législatives sont à 527 milliards de GNF. Donc, nous estimions que nous devions faire des économies à deux niveaux, d’abord économie des moyens. Vous savez aussi, chaque fois qu’il y a des élections dans le pays, il y a souvent des problèmes d’instabilité et vous avez des tensions sociales et des tensions politiques inhérentes aux campagnes électorales », a-t-il souligné.

Avant de renchérir : « les législatives, nous attendent et je pense que pour un pays qui a peu de moyens et  quand on a beaucoup de moyens, l’une des qualités de la gestion, c’est de faire des économies, utiliser rationnellement l’argent qu’on a. 527 milliards pour les législatives et 357 milliards pour les locales, c’est beaucoup d’argent. Peut-être, en les cumulant, on aurait pu faire des écoles, des centres de santé ».

Amadou Sadjo Diallo

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