Guinée: l'opposition annonce deux dates pour dissuader le gouvernement de sa volonté de reprendre les rues

Politique

Rien ne semble démotiver l'opposition à renoncer à ses manifestations  de rues. Réunis en plénière le 6 septembre dernier autour de son chef de file, Cellou Dalein Diallo, elle a choisi deux dates (si rien n'est fait) pour reprendre battre le pavé. Est-ce la fin du "cessez-le-feu" entre pouvoir et opposition?

Pendant que le président Alpha Condé et la Chine signait un "accord cadre de financement des projets prioritaires" d'une valeur de 20 milliards de dollars US, les opposants à son régime, eux, étaient réunis en plénière. Objectif, voir comment relancer les manifestations politiques suspendues pour permettre aux pèlerins guinéens de bien voyager à la Mecque.

Il est sorti de cette rencontre des opposants guinéens deux dates pour la reprise des manif dans les rues de Conakry. L'une se déroulera sur l'axe le prince et l'autre sur l'autoroute, Fidel Castro.

Cellou Dalein et Cie demandent au gouvernement de mettre en application l'accord du 12 octobre 2016 prévoyant l'organisation des élections locales en 2017. Faute de quoi, ils effectueront un retour dans la rue pour exiger son application intégrale.

Ce qui augure un lendemain incertain pour les citoyens de  la capitale Conakry risque d'être paralysée si l'opposition réussit à fédérer la population.

Au regard de la situation d'impasse politique qui prévaut dans certains pays de la CEDEAO notamment au Togo et en Côte d'Ivoire, il serait souhaitable que le président de la République prenne ses responsabilités  afin d'éviter un déferlement humain dans les rues de Conakry. Surtout qu'il assure la présidence de l'Union Africaine.

Amadou Kendessa Diallo

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