Quelques heures avant la tenue de la plénière, pour élire un nouveau président de la CENI, Bakary Fofana jusque là président de la commission électorale nationale indépendante, a interpelé ses pairs à respecter la loi de ladite institution .Il l’a fait savoir dans une déclaration ce samedi 17 juin 2017 à Conakry.
D’entrée de jeu, le président de la CENI a rendu un hommage au peuple de guinée, à l’opposition républicaine et à la mouvance présidentielle qui ont accordé une confiance en sa personne.
Selon lui, il ne doit pas être à la tête d’une institution et violé la loi de cette institution "en créant ainsi le désordre dans le pays. Jamais, je le ferai. Je ne peux pas accepter de me faire prendre aussi en otage dans l’exercice de mes fonctions".
Poursuivant sa communication, il a souligné que c’est un groupe de personnes qui veulent sa tête. "Ce ne sont pas tous les commissaires qui sont impliqués dans cette crise à la CENI. J’ai organisé les législatives sans problème de gestion, les présidentielles sans qu’on me parle d’un comité de trésorerie", martèle-t-il.
Aujourd’hui, le président de la Commission électorale nationale indépendante s’interroge sur le fait qu'il soit sur la houlette des commissaires de son institution.
"Pourquoi depuis quelques mois, il y a au tant de problèmes? S’ils veulent m’enlever pour des raisons que j’ignore d’accord, mais je ne violerai pas la loi au sein de mon institution et dans le pays pour ainsi mettre le pays et la population en danger", conclut-il.
Aboubacar Pastoria Camara