Aboubacar Sylla : "la Guinée est le seul pays dans le monde ou il faut gérer l’argent public (...) sans jamais être contrôlé"

Economie

Le porte-parole de l'opposition, Aboubacar Sylla,  entouré de ses collègues, a fait des révélations croustillantes à l'occasion d'une conférence de presse animée par l'opposition républicaine. Selon lui, il ne faut pas se leurrer, la gouvernance économique actuelle de la  Guinée est la pire que le pays ait connue.

Le président de l'Union des forces du changement -ufc- accuse le président Alpha Condé d'être derrière tous les marchés de gré à gré octroyés à des proches. Pour lui, il n'y a pas à douter, il y a eu de la surfacturation sans "aucun contrôle". C'est ainsi, dira-t-il, "la Guinée est le seul pays dans le monde ou il faut gérer l’argent public pendant cinq ans, six ans sans jamais être contrôlé".

Pour lui, avant l’arrivée du Pr Alpha condé au pouvoir, il y avait le département du Contrôle Economique et d'autres structures publiques mis en place pour contrôler la gestion de l’Etat.  Malheureusement, aujourd'hui, ils n'existent plus.

Pour matérialiser son affirmation, M. Sylla avance que "le budget de la présidence a été réduit mais il est jusqu'à présent  supérieur à 300 milliards de francs guinéens par an. On n’est pas loin d'un milliard de francs par jour", précise-t-il.

Par ailleurs, le porte-parole de l'opposition a rappelé aussi la sortie du Président de la République concernant la surfacturation faite au ministère de l'Enseignement Pré-universitaire et de l'Education civique piloté par Ibrahima Kourouma   pour l'organisation des examens nationaux de fin d’année. "Il (Alpha Condé, ndlr) a affirmé devant tout le monde qu’ils ont mis en place un système de contrôle des examens de fin d’année au niveau du ministère de l’Enseignement pré-universitaire.

Et, c’est grâce à ce système qu'ils ont pu économisé 40 milliards de francs guinéens cette année. Alors multiplier 40 milliards par six, ça fait 240 milliards qui auraient été défalqués indûment et envoyés dans les poches de certaines personnes. En conclusion qu’est-ce qu’il a fait? Absolument rien! Il se contente de dénoncer comme s'il était toujours l’opposant d’hier. Il a refusé de punir les fautifs", fustige enfin l'ancien ministre de la Communication.

Aboubacar Pastoria Camara

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account