En visite au Chili, le pape François s'est excusé pour les enfants exploités par les membres du clergé catholique romain. Le Souverain Pontife déclaré lors d'un rassemblement au palais présidentiel qu'il ressentait "de la douleur et de la honte" pour les dommages irréparables causés aux victimes.

L’armée cherche toujours les assassins des 13 jeunes coupeurs de bois tués samedi dernier. Si certains s’inquiètent de leur passage en Guinée Bissau, le président Macky Sall en a fait une priorité. Ce lundi, l’influent collectif des cadres casamançais, qui regroupe notamment des élus et des scientifiques, a organisé un point presse à Dakar. Le collectif estime qu’à l’origine de ce drame, il y a le pillage du bois organisé par une véritable mafia.

« Je voudrais, avant de commencer, que nous puissions observer une minute de silence... » Après l’hommage, le président du collectif, l'architecte Pierre Goudiaby Atépa, a pointé du doigt différentes responsabilités. Notamment celle de la rébellion, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance.

« Il semblerait effectivement que ce soit le MFDC qui ait demandé à ses membres d'essayer de voir comment faire pour arrêter le massacre des forêts de Casamance. Apparemment, il y a eu dérapage. »

Mais pour Pierre Goudiaby Atépa, l’origine de ce drame, la mort de ces 13 jeunes, est surtout à chercher dans l’organisation qu’il juge mafieuse, qui pille le bois de Casamance. « La racine du mal, c'est cette mafia qui s'est installée en Casamance et qui pille les forêts depuis plus de dix ans. Et si le procureur nous demande, nous lui donnerons des noms. »

Présent en son nom au point presse, le militant de Yen a Marre, Fadel Barro, a lui aussi dénoncé l’impunité pour ceux qui pillent les forêts sénégalaises. « Cette recherche effrénée de l'argent, avec le silence coupable de nos autorités, il faut que l'on arrête cette indignation sélective dans ce pays si on veut régler définitivement nos problèmes. »

Le collectif des cadres casamançais demande donc à l’Etat de mener des enquêtes pour stopper tous ceux qui pillent le bois.

En attendant, l’armée sénégalaise a engagé des opérations dans la zone. Depuis ce lundi matin, un hélicoptère de l’armée tourne dans le ciel, tandis que les troupes à pied et en voiture ratissent le secteur depuis dimanche. Des tirs intermittents à l'arme lourde sont effectués par les militaires en direction de la forêt classée de Toubacouta depuis ce lundi après-midi. RFI a pu s'entretenir avec le commandant de la zone, à Ziguinchor :

« La situation est sous contrôle en zone militaire n°5 qui correspond à la région administrative de Ziguinchor, assure le colonel Khar Diouf. Nous avons renforcé les moyens mis en oeuvre en vue de traquer et détruire ces éléments. Toutes les dispositions sont prises pour que pareil acte ne se reproduise. »

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Cela fait 5 ans que la famille Boiro attendait justice pour leur proche Aïssatou Boiro, assassinée le 9 novembre 2012. La directrice nationale du Trésor public de Guinée avait été tuée de deux balles dans la poitrine à bord de sa voiture par des inconnus armés ce soir-là, peu avant 21h. Le procès qui s'est ouvert mardi 26 décembre a été renvoyé au 19 février 2018.

Au Liberia, plus de deux millions d’électeurs sont appelés aux urnes mardi 26 décembre pour départager les deux candidats arrivés en tête au premier tour. L’ex-footballeur, George Weah et le vice-président sortant, Joseph Boakai s’affrontent. Le premier avait alors remporté 38% des voix et le second 29%. Les deux hommes sont pratiquement aux antipodes l’un de l’autre.

L’élection de ce mardi oppose deux hommes, deux générations, deux parcours. George Weah, 51 ans, c’est le gamin des bidonvilles devenu footballeur international dans les années 90. Cet attaquant du PSG et de l’AC Milan est le premier Africain à remporter le Ballon d’or, en 1995.

C’est la troisième fois que George Weah brigue la présidence. Ses partisans soutiennent que, s’il a perdu en 2005 et en 2011, c’est à cause de fraudes électorales. Il y a trois ans, il a été élu sénateur de Monrovia. Avec 78% des voix, il a humilié son rival, Robert Sirleaf, le fils de la présidente Ellen Johnson Sirleaf.

La trajectoire du vice-président est on ne peut plus différente. Après des études aux Etats-Unis, grâce à une bourse, Joseph Boakai devient ministre de l’Agriculture, puis consultant de la Banque mondiale.

A 73 ans, il a une fâcheuse tendance à fermer les yeux en réunion, donnant l’impression qu’il somnole. Mais « Sleepy Joe », comme ses adversaires le surnomment, assure que c’est pour écouter plus attentivement.

Les deux hommes ont toutefois un point en commun : ni l’un, ni l’autre n’est issu de la vieille élite américaine qui a fondé le Liberia au XIXe siècle. Le futur président sera seulement le deuxième chef d’Etat issu des populations dites indigènes dans l’histoire de cette première République d’Afrique, après Samuel Doe.

■ De quelle situation économique va hériter le futur président libérien ?

Le Liberia, c’est un important potentiel de ressources naturelles doublé d’une gestion qui met peu le Libérien au centre. Le pays renferme du diamant, du bois, des palmiers à huile, de l’hévéa avec d’immenses plantations de la multinationale Firestone, du café, du cacao, mais surtout du fer, devenu le premier poste d’exportation en 2014.

Avec un taux de pauvreté de 54%, l’Etat du Liberia possède pourtant sur le papier la deuxième flotte maritime commerciale du monde, suite à l’attribution de pavillons de complaisance. La taxation de ces fanions profite peu aux Libériens.

La présidente sortante affiche un bilan en demi-teinte, même si le second mandat d’Ellen Johnson Sirleaf a été chahuté par l’épidémie d’Ebola et la chute des prix des matières premières. Elle a à son crédit d’avoir préservé la paix et donc attiré des investisseurs. Elle a rebâti un État à partir de rien et a commencé à reconstruire les infrastructures détruites pendant la guerre civile. Des projets de production d’énergie sont en cours, dans un pays qui compte l’un des taux d’électrification les plus bas du monde.

Mais le niveau de corruption reste encore un véritable frein au développement et le Liberia figure toujours dans le bas du classement du climat des affaires.

Source: RFI

Au Mali, Soumeylou Boubèye Maïga, secrétaire général à la présidence et ancien ministre de la Défense a été nommé au poste de Premier ministre, annonce la présidence sur son compte twitter, ce 30 décembre 2017. Il remplace Abdoulaye Idrissa Maïga qui a présenté, vendredi soir, sa démission et celle de son gouvernement.

Le président de la république Ibrahim Boubacar Keita a annoncé par voie de décret la nomination d'un nouveau Premier ministre, ce 30 décembre 2017. Il s'agit de Soumeylou Boubèye Maïga anciennement secrétaire général à la présidence et ministre de la Défense. L'homme sera en charge de former un nouveau gouvernement

Et ce n'était plus une surprise tant les rumeurs le désignaient depuis quelques jours comme éventuel Premier ministre. Mais le pays est pendant 24 heures resté suspendu à l'annonce de la nomination de Soumeylou Boubèye Maïga (SBM).

Figure nationale et poids lourd du régime, l'homme de 63 ans maitrise parfaitement les rouages de la politique malienne. Il devient le cinquième Premier ministre nommé par Ibrahim Boubacar Keita en 4 ans d'exercice du pouvoir.

Habitué aux responsabilités politiques

La démission hier d’Abdoulaye Idrissa Maïga a accéléré le retour au premier plan de Soumeylou Boubèye Maïga. Très connu à l'international, il symbolise et ai perçu comme un des principaux artisans de la révolution de 1991 et comme un chantre de la démocratie malienne.

Les responsabilités, il ne les aura jamais véritablement quittées après avoir été chef de cabinet d'Alpha Oumar Konaré, chef de la sécurité d'Etat et avoir servi deux fois comme ministre lors des deux mandats d'Amadou Toumani Touré.

Figure contestée par l'opposition pour son rôle présumé dans une affaire de surfacturation de matériel militaire, sa nomination marque selon ses proches, la volonté du président de la République de poursuivre les efforts de réconciliation et ouvre la voie d'une stratégie de rassemblement en vue de l'année électorale qui s'annonce.

Source: RFI

Dépublié

Cela fait 5 ans que la famille Boiro attendait justice pour leur proche Aïssatou Boiro, assassinée le 9 novembre 2012. La directrice nationale du Trésor public de Guinée avait été tuée de deux balles dans la poitrine à bord de sa voiture par des inconnus armés ce soir-là, peu avant 21h. Le procès qui s'est ouvert mardi 26 décembre a été renvoyé au 19 février 2018.

Abidjan À l’occasion de la Journée internationale des migrants, le 18 décembre, la Banque africaine de développement exhorte les pays d’Afrique à rebâtir les régions rurales, devenues aujourd’hui zones de misère économique, pour les transformer en zones de prospérité économique. Ce faisant, de nouvelles opportunités économiques seront offertes aux jeunes Africains, qui se traduiront en une meilleure qualité de vie et, partant, agiront comme un frein aux migrations.

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