Au Zimbabwe, le vice-président Emmerson Mnangagwa, nommé en 2014, n’est clairement plus en odeur de sainteté. Le président Mugabe, 93 ans, a eu des mots très durs contre celui qui a parfois été présenté comme son successeur « évident », lors d’un meeting politique où était également présente sa femme, Grace, qui affiche ses propres ambitions présidentielles.

L’approche d’un Congrès extraordinaire de la Zanu-PF, le parti au pouvoir au Zimbabwe, attise les guerres de factions au sein du parti.

La ligue des femmes dirigée par Grace Mugabe est notamment en campagne pour amender la Constitution du parti afin qu’une femme soit nommée vice-présidente dès le mois de décembre.

Cela fait un certain temps que le vice-président Emmerson Mnangagwa est sur la sellette accusé d’attiser le factionnalisme au sein du parti au pouvoir pour saper l’autorité de Robert Mugabe.

Le chef de l’Etat a d’ailleurs eu des mots très durs contre lui lors d’un rassemblement politique à Bulawayo ce week-end : « Nous sommes dénigrés et insultés à cause de Mnangagwa. Ai-je commis une erreur en le nommant à ce poste ? », s’est interrogé Robert Mugabe.

Puis, s’adressant à son vice-président assis près de lui : « Vous pouvez y aller et former votre propre parti. Honnêtement, nous ne pouvons pas supporter d’être insultés tous les jours ! ».

Lire la suite

La relation commerciale la plus troublante est celle dans laquelle une société A est rémunérée par une société B, mais l’allégeance de la première est censée aller à une entité d’intérêt public et s’attend que l’intégrité de sa profession prévale sur des intérêts purement commerciaux.

Les auditeurs sont payés par leurs clients, mais le public d’investisseurs est censé croire que les états financiers certifiés de ces derniers respectent les normes d’honnêteté et de transparence requises. L’histoire nous montre que la fidélité des cabinets d’audit va avant tout au client qui paie.

L’Afrique a besoin d’auditeurs fiables pour que ses Bourses deviennent des marchés développés, attirant des investissements locaux substantiels. Le continent est déjà suffisamment à la traîne, et les mauvaises nouvelles sont bien plus relayées que les bonnes. Les résultats financiers certifiés des entreprises doivent donner la priorité à la vérité et à l’exactitude, sans allégeance au client.

Pour une refonte radicale des pratiques d’audit

L’augmentation du nombre des différends comptables et des faillites d’entreprises liées à des défaillances dans le travail des auditeurs souligne la nécessité d’une refonte radicale des pratiques d’audit pour les entreprises publiques dans les plus grandes économies du continent. Quelques pistes : chaque pays africain doté d’une Bourse devrait par exemple mettre en place, via la loi, un « conseil de surveillance de l’audit des entreprises publiques ».

Celui-ci opérerait comme une société privée à but non lucratif. Ce conseil superviserait l’audit des entreprises publiques, et la loi l’établissant devrait inclure une clause bloquant son abrogation par les gouvernements qui se succèdent. De même, les entités d’intérêt public (EIP) ne devraient plus pouvoir choisir leurs auditeurs, cette mission reviendrait au conseil de surveillance, qui devrait établir une rotation entre les cabinets tous les huit ans voire plus souvent. Les EIP ne devraient plus payer leurs vérificateurs directement ni déterminer leur rémunération.

Un besoin de transparence

Autre mesure pouvant aider à introduire davantage de transparence dans ce domaine : les géants mondiaux de l’audit (PwC, EY, KPMG et Deloitte) ne devraient plus être juridiquement distincts des entreprises locales d’audit qui utilisent leur nom. Si l’un d’entre eux refusait de respecter cette règle, il devrait alors couper tous les liens commerciaux avec sa filiale locale et cette dernière devrait immédiatement changer de nom.

Une fois la distinction légale entre filiale et maison mère faite, les parties potentiellement lésées devraient être en mesure de poursuivre les deux entités. Par ailleurs, les auditeurs devraient être exclus de la gouvernance des entreprises et ne devraient pas avoir le droit de réaliser d’études et de rapports sur des industries impliquant les EIP. Par exemple, KPMG Nigeria réalise régulièrement des classements sur le secteur bancaire au Nigeria. Zenith Bank gagne généralement, et KPMG est l’auditeur de Zenith Bank…

 Des « conseils de surveillance des compagnies d’audit »

Les cabinets d’audit ont pendant longtemps fonctionné librement. Le moment est venu de les maîtriser pour protéger les marchés financiers. Les États ont créé des prisons pour nous protéger contre les personnes dangereuses. 

Lire la suite 

Octobre 2011, le colonel Mouammar Kadhafi, guide de la révolution libyenne est tué dans une intervention pilotée par la France et ses alliés occidentaux. Six ans après, le spectre du colonel hante toujours le monde et surtout la Libye, un pays déchiré entre ethnies et clans depuis la chute du «Guide».

Des guerres par ci et par là ont éclaté dans le pays et aux alentours pour diverses raisons. Des conflits alimentés pour la plupart par des fonds et des armes sorties tout droit des caisses et casernes pillées du colonel. Des armes qui sont tombées dans des mains de terroristes qui sèment la terreur dans le Sahel et les pays environnants.

Outre les armes qui ont engendré des conflits, le fameux ‘’magot’’ de la famille Kadhafi tourne les têtes dans toute l’Afrique. Les armes crépitent mais on n’oublie pas la fortune ‘’inestimable’’ qu’aurait caché en liquide, le défunt guide de la révolution libyenne. Ces milliards de dollars ont excité des dizaines de chercheurs de trésors, mais aussi les différentes factions qui se partagent le pouvoir entre Tripoli et Benghazi.

«Selon certaines estimations, ce pactole fait d’or, de liasses de dollars ou encore de diamants s’élève à près de 150 milliards de dollars. Mais personne n’a mis la main dessus depuis la révolution», expliquait à l’époque, le site américain The Daily Beast, qui avait publié une longue enquête sur le sujet.

Une fortune disparue

Des informations sur des rapports de l’ONU estiment que plusieurs millions de dollars n’ont pas pu être localisés par les enquêteurs de l’organisation qui, cependant, ont réussi à tracer une certaine quantité de ces billets de banque.

«Les investigations ont révélé que plus d’argent que ce qui était estimé avait d’abord été envoyé en Afrique du Sud par le biais d’institutions financières. Une information révélée en 2016 montre que huit milliards de dollars ont été transférés d’un compte de la banque sud-africaine Standard Bank à un autre de la banque Stanbic au Kenya», note le site d’information Quartz qui s’appuie sur les données du rapport de l’ONU.

Retrouvé à Ouagadougou

Une autre partie de l’argent aurait transité puis émigré vers l’Afrique de l’ouest et atterri précisément au Burkina Faso. «Dans un cas précis, le rapport de l’ONU fait état de 560 millions de dollars en billets de 100 qui ont été cachés dans des caisses en acier quelque part à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso», note le site Quartz.

L’argent aurait été entreposé en attendant d’être renvoyé en Libye par une entreprise locale burkinabé, Société de transport et de convoyage international, qui aurait reçu une commission de 10 à 35% de la somme pour effectuer ce transfert. Le gouvernement burkinabé a nié l’existence de cette entreprise qui a pourtant une adresse postale à Ouagadougou selon l’ONU.

L’ONU affirme à travers ses enquêteurs, avoir reçu des alertes de plusieurs personnes relatives à un éventuel transfert de ces fonds en Libye. Ce qui pourrait, en l’état actuel des choses dans le pays, participer soit à la recrudescence des violences ou à la reconstruction du pays.

Source: beninwebtv.com

Le 15 octobre 1987, disparaissait l’ancien homme fort du Burkina Faso Thomas Sankara, brutalement assassiné par un commando d’hommes armés, lors du coup d’Etat qui amena au pouvoir son frère d’armes Blaise Compaoré. Pendant les  quatre années qu’il a dirigé son pays, le célèbre capitaine au béret rouge a incarné l’idéal révolutionnaire, qui continue de faire rêver, trente ans après sa disparition, une jeunesse africaine en manque d’idéal.

Plus d'articles...

Sous-catégories

Don't have an account yet? Register Now!

Sign in to your account