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La fixation et la diffusion des images des prévenus à la télévision guinéenne  sont  devenues monnaie courante. Les médias sont complices de la violation du droit à la présomption d'innocence, ce droit est garanti par la constitution, l'article préliminaire du code de procédure pénale et les différents instruments internationaux dont la Guinée est partie.

L'article 9 alinéa 3 et suivant de la constitution dispose : « Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'une procédure conforme à la loi. Tous ont droit à un procès juste et équitable, dans lequel le droit de se défendre est garanti. Le droit à l'assistance d'un avocat est reconnu dès l'instant de l'interpellation ou de la détention... ».

Il n'appartient pas aux enquêteurs de juger les prévenus et les accusés. La mission des enquêteurs est de mener des investigations sous la direction du procureur de la république ou sous la direction du juge d'instruction, selon que l'on est en phase d'enquête ou d'instruction. Il revient au procureur de la république de déterminer la suite à donner aux investigations menées par les enquêteurs.

Le juge du siège est la seule personne compétente pour déterminer la culpabilité ou non du prévenu ou de l'accusé.

Comment un avocat peut-il défendre son client, lorsque ce dernier est présenté par les enquêteurs comme coupable devant le monde entier ? Où est l'égalité des armes dans le procès pénal ?

Le ministre de la justice Me Sacko aurait pu publier une circulaire rappelant aux enquêteurs ce principe fondamental, mais rien y fait. Je rappelle que Me Sacko est avocat, il connaît l'importance de ce principe et le respect du droit de la défense. Comment peut-il fermer les yeux sur cette violation ?

Nous sommes dans un monde de fous, on marche par la tête. Ces méthodes rappellent les pratiques   de la première république. Monsieur Tiéboro invite les journalistes a assisté aux perquisitions et aux interpellations, sans jamais s'interroger sur le respect du droit de la défense. Le respect de la procédure doit être une question primordiale pour les enquêteurs, au risque de voir des actes annulés.

On nous parle de réforme de la justice et l'élaboration de nouveaux codes ; alors que les bases élémentaires du procès pénal sont bafouées. La réforme de la justice ne passe pas seulement par la construction des infrastructures, elle doit s'attacher à garantir le respect du droit de la défense.

Aucun homme politique ne s'indigne de ces violations récurrentes, alors que ce problème concerne tout le monde, pas seulement le prévenu ou l'accusé, car il porte sur la liberté de tout un chacun.

Montesquieu, dans son œuvre l'esprit des lois soulignait que « quand l'innocence des citoyens n'est pas assurée, la liberté ne l'est pas non plus ».

J'invite les avocats à se mobiliser et saisir la justice lorsque les droits de leur client (droit à la vie privée, droit à la présomption d'innocence, droit à l'image) sont violés par les enquêteurs et les médias.

 Elhadj Diallo

(Etudiant en Master 2 droit des technologies numériques à l’université Paris Nanterre)

Face à la presse ce jeudi, l’ancien ministre de la Communication s’est exprimé sur l’éventualité d’une nouvelle constitution.

Selon Alhousseiny Makanera kaké, président du Front National de Développement (FND) aucun juriste ne peut convaincre que cette constitution a été établie d’une manière démocratique. « Par ce qu’il y a trois manières d’établir une constitution, soit la manière autoritaire, soit semi-autoritaire ou démocratique. Elle est  autoritaire lorsque le peuple est exclu  complètement  et en amont et en aval. C’est-à-dire dans l’élaboration démocratique d’une constitution, on commence d’abord par élire l’assemblée constituante, c’est le peuple qui lui confère ce droit de rédiger une constitution. Lorsqu’elle est rédigée, cette constitution est soumise au même peuple pour l’adopter. Ni l’un ni l’autre cas n’a été respecté dans la constitution de 2010.   Par contre, ne peut nullement pas nous amener à dire que cette constitution est démocratique », explique-t-il.

Toujours dans la même  logique, Makanera a précisé, « quand vous prenez cette constitution, notre premier ministre n’est  pas chef de gouvernement. C’est écrit chef de gouvernement mais il ne peut ni révoquer ni nommer. On peut consacrer des lois pour lui donner la plénitude de ses fonctions pour qu’il soit  réellement chef du gouvernement », ajoute-t-il.

Pour finir, le conférencier a déclaré qu’il est très difficile aujourd’hui que la plupart de ces politiques prouvent qu’ils sont contre une révision ou  pour un troisième mandat.  « Pour la simple raison, quand vous prenez nos premiers ministres qui sont en politique aujourd’hui, ils ont été tous nommés pendant le 3ème mandat de Lansana Conté. Je suis pour l’élaboration d’une nouvelle constitution et non un troisième mandat.  Si cette nouvelle constitution est élaboré et Alpha condé est candidat, il sera à son premier mandat avec la nouvelle constitution », conclut-il.

Aboubacar  Camara

Nommé le 10 août 2018 et confirmé par le Sénat le 2 janvier 2019, l’Ambassadeur des Etats-Unis, Simon Henshaw a présenté ses lettres d’accréditation au Président Alpha Condé ce lundi, 04 mars 2019 au palais présidentiel.

Son Excellence Simon Henshaw est diplomate depuis 1985 et est heureux d’être à nouveau affecté en Afrique de l’Ouest après avoir auparavant servi en Côte d’Ivoire il y a de cela quelques années.

Plus récemment, il a occupé la fonction de Conseiller Principal au sein du Groupe de travail sur les Initiatives de santé au Département d’Etat chargé de la coordination des efforts de réponse à une série d’incidents liés à la sécurité et la santé affectant les diplomates américains à Cuba et en Chine.

Antérieurement à cette fonction, S.E. Henshaw a occupé de hautes fonctions au Département d’Etat, notamment celles de Sous-secrétaire principal adjoint et de Secrétaire adjoint par intérim du Bureau de la population, des réfugiés et des migrations de 2013 à 2018. Il a par ailleurs occupé la fonction de Directeur du Bureau des Affaires Andines de 2011 à 2013, et de 2008 à 2011 il fut Premier Secrétaire à l’ambassade des Etats-Unis à Tegucigalpa au Honduras.

Ambassadeur Henshaw a en outre servi au sein de quatre autres postes diplomatiques à l’étranger et à plusieurs autres fonctions aux Etats-Unis.

Ambassadeur Simon Henshaw est titulaire d’une Licence des Lettres de l’Université du Massachusetts à Amherst, et d’une Maitrise ès Sciences de l’Ecole Nationale de Guerre. Il est marié et père de deux grands enfants.

Communication ambassade USA

Le président du Conseil national du patronat de Guinée (CNPG), Ansoumane Kaba Guiter, poursuivi pour ‘’diffamation’’ et ‘’harcèlement’’ par Mme Lucrèce Camara, a comparu ce jeudi 21 mars, au tribunal de première instance de Dixinn. Après une heure de débat entre les deux parties, le juge Thierno Souleymane Barry s’est déclaré incompétent.

C’est la partie défense qui a pris en premier la parole, sans même que le prévenu coupable ne donne des explications à la barre sur les accusations dont il est reproché. Me Moriba Kaba égrenant des articles du code de travail a demandé au tribunal de se déclaré incompétent car déclare-t-il l’affaire n’a rien à voir avec le TPI de Dixinn. Un argument soutenu par le procureur.

Cependant, Me Roland Desiré avocat de Mme Lucrèce Camara se dit étonné de la position adopté par le procureur. « C’est une décision qui ne me surprend pas du moment où depuis l’entame de cette procédure, il y a eu une phase de négociation même au niveau du parquet. Ce que moi je ne comprends pas c’est le fait que le parquet ait reçu la plainte ait diligenté le saisir du tribunal compétent et que ce même parquet demande à ce que ce même tribunal se déclare incompétent. C’est un peu paradoxal », fulmine Me Desiré, au sortir de l’audience.

Me Moriba Kaba, avocat de la défense lui, affiche un soulagement de la décision du tribunal. « Cette affaire ne devait jamais se retrouvé devant le tribunal correctionnel. C’est une simple plainte sans la moindre preuve qui cite à comparaitre un responsable alors que la matérialité des faits était telle qu’il s’agit d’un conflit de travail, un différent de travail entre un salarié et un son employé. Il y a eu un licenciement. Si le travailleur estime qu’il a été licencié à tort, il y a le tribunal de travail », a-t-il souligné.

La partie civile n’entend pas baisser les bras. Dans les prochains la partie civile va relever appel contre cette décision à la Cour d’Appel. Pour la défense, « c’est son droit le plus absolue ».

Sadjo Diallo

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Conflit domanial à Wonkifond (Coyah): Menacé de mort, Moukarim n’entend pas baisser les bras

Le planteur et opérateur économique Guineo-libanais Joseph Moukarim est victime d’appropriation illégale de ses domaines par des individus dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah, notamment à Kofry, Katanta et Yelemengueya.

Depuis des années, un conflit domanial l’oppose à un certain Ibrahima Bérété. Ce dernier, sous l’appui de N’Famory Kourouma de la présidence continuerait ses travaux, nonobstant, les nombreuses batailles judiciaires perdues face à Moukarim.

Il faut rappeler, en 2013 M. Ibrahima Bérété aurait été trompé en achetant trois hectares dans les mains des coutumiers dans le domaine de M. Joseph Moukarim dont les titres fonciers faisant foi de sa propriété. A la suite de cette occupation illégale une plainte sera déposée auprès des autorités de Wonkifond pour le faire quitter des lieux. Suite à une réunion des autorités préfectorales de Wonkifond et communales de Coyah en présence de l’occupant, il a été confirmé à M. Bérété que la parcelle occupée fait partie de la plantation appartenant à la famille Moukarim depuis 1932. Ainsi le conseil préfectoral avait ordonné au sous-préfet d’alors M. Aly Bangoura qui avait signé l’acte de cession sans ce référé aux collectivités de Wonkifond d’annuler l’acte de cession établi en faveur de M. Bérété. Une décision qui sera appliqué le 12 mars 2015.

Mais comme si de rien était, Ibrahima Bérété continue d’occuper les lieux où il pratique actuellement une ferme avicole.

Outre, l’intéresser va s’adresser au président de la République, qui par la suite va instruire à son ministre Conseiller spécial Elhadj Mohamed Lamine Fofana de gérer l’affaire.

Pour sa part, Joseph Moukarim après plusieurs entretiens avec le ministre Conseiller Spécial, a adressé à son tour une lettre au chef de l’Etat, lui relatant la genèse de l’affaire. Sur la même lancée, le Guineo-libanais a profité de l’occasion pour informer qu’il est la proie d’un groupe de personne. « J’ai été victime d’agression physique suivie des menaces de mort », nous a-t-il confié.

Mais jusque-là, le président de la République n’aurait pas répondu à ce courrier nous déclare un proche de Moukarim.

Il faut souligner qu’après cette agression, en décembre 2016, un certain N’Famory Kourouma, travaillant à la présidence, à la tête d’un commando de bérets rouges et de gendarmes, aurait occupé illégalement le domaine, détruisant les plantations et les arbres fruitiers de cinquantenaires et la haie de bambou. Puis, en collaboration avec l’habitat de Coyah, l’intéressé aurait morcelé et vendu des terrains de Moukarim. Ainsi d’autres groupe à la tête, les sieurs Aboudou Soumah et Sekou Bangoura, feraient la même chose.

A noter que dans une décision judiciaire, il a été ordonné au sieur Ibrahima Bérété de libérer les lieux.

D’ailleurs le procureur général, près de la Cour d’appel de Conakry dans une réquisition autorise le Haut commandant de la gendarmerie a exécutée cette décision judiciaire. Mais, « il y a une lenteur d’exécution des décisions judiciaires », déplore Joseph Moukarim.

Mais cette fois-ci, il estime qu’après « la vacance judiciaire, à partir du mois de novembre on va relancer le dossier au niveau du Haut commandement de la gendarmerie nationale conformément à la décision judiciaire pour qu’on puisse aller déguerpir ceux qui sont installés illégalement dans mes domaines », a-t-il prévenu.

Il faut signaler que Joseph Moukarim est né en Guinée. Son grand père est arrivé en Guinée en 1915. En 1932, ce dernier se serait approprié des domaines Kofry, Kantanta et Yelemengueya, d’où l’appellation de ces zones, Moukarimya, dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah.

Affaire suivre…

Amadou et Sow Telico

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « promouvoir l’engagement socio-économique national de la diaspora guinéenne de la Belgique », le ministère des Affaires étrangères et des Guinéens de l’étranger en collaboration avec l’organisation internationale pour la migration (OIM) a lancé  officiellement ce vendredi, 22 février 2019, le site  ‘’diasporaguinee.gov.gn’’.

Dans sa communication, Aminata Camara, directrice nationale des guinéennes de l’étranger a déclaré que le site d’information diasporaguinee.gov.gn vise à accroître la visibilité, la communication et la diffusion d’information de la Direction des Guinéens de l’étranger (DGE) vers la diaspora Guinéenne.

Selon elle, la création de ce site s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des projets “appui au gouvernement de Guinée afin de mobiliser sa diaspora et renforcer le processus de développement du pays” et “promouvoir l’engagement socio-économique national de la diaspora Guinéenne de Belgique”. «  Il est financé par la direction générale de la coopération Belge au développement et l’OIM », déclare-t-elle. 

Plus loin, Mme Camara indique que ce site  permettra d’avoir une nette visibilité sur les activités aussi bien de la Direction des Guinéens de l’étranger que celle de la diaspora Guinéenne. « Il sera donc le portail officiel des Guinéens de l’étranger et contiendra des informations générales sur le pays, sur les besoins en ressources humaines (compétences), les projets et initiatives, les activités de la Direction des Guinéens de l’étranger ainsi que les conseils à l’investissement qui sont mis à la disposition des ressortissants Guinéens résidant à l’étranger », ajoute-t-elle.

Aminata Camara a enfin  remercié les  partenaires techniques et financiers  pour les efforts qu’ils ne cessent de déployer en faveur de la Direction des Guinéens de l’étranger. « Je vous  rassure de mon engagement personnel et de  tous ses collaborateurs  celui de faire  de ce site une référence en faveur de la Diaspora », a-t-elle promis.

De son côté, Michael Asima, chargé des programmes, représentant à cette cérémonie de la patronne de l’OIM en Guinée a rappelé que la diaspora guinéenne est présente partout dans le monde et contribue de façon considérable au développement socioéconomique du pays à travers les transferts de compétences et de fonds.

Aboubacar Pastoria Camara

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