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Condamnés depuis 2013 par la Cour d’assises de Conakry, le commandant Alpha Oumar Boffa Diallo et Mme Fatou Badiar Diallo croupissent toujours en prison. Leurs avocats avaient interjeté appel de cette décision et la Cour Suprême a annulé la décision de la cour d'assises en 2016.  Ce qui avait suscité un ouf de soulagement de la part des mis en cause et de leurs avocats. Désormais, ce sera chose faite. Hier mercredi 20 septembre 2017, Me Béavogui, avocat à la Cour, a annoncé la réouverture du procès le 16 octobre prochain.

L'annonce a été faite hier  au cours d'un point de presse organisé pour rappeler le développement du dossier depuis  le 27 juin 2017. "La Cour Suprême a cassé, annulé l’arrêt de la cour d’assise de Conakry de 2013 et renvoie l’affaire devant le tribunal de criminel  de Conakry 2" a-t-il rappelé.

Poursuivant son intervention, le conférencier a précisé que de cette date à nos jours, ils ont  écrit plusieurs courriers aux autorités compétentes pour obtenir la remise en liberté ou la programmation de l’audience de leurs clients.

"Nous avons eu des échanges fructueux mais qu’a cela ne tienne, il est question de détention. Le temps joue sévèrement contre nos clients qui ont  besoin d’être situés sur leur sort pénal", ajoute-t-il.

Parlant de la nouvelle du jour, Me Beavogui a signalé que c’est aux environs de 13h30 de ce mercredi que le procureur de la république près du tribunal de première instance de Conakry 2 lui a  donné la très bonne nouvelle comme quoi, le dossier est retenu pour l’audience du 16 octobre 2017.

"Une personne en détention n’est contente que lorsqu’on s’intéresse à son, cas à son sort et qu'une date est fixée pour examiner sa situation pénale", conclut-il.

Le 19 juillet 2011, des inconnus ont attaqué le domicile du président Alpha Condé. Le bilan est d'un mort et de dégâts matériels importants.

Les jours qui ont suivi, plusieurs hauts gradés de l'armée et des civils ont été mis arrêts, jugés et condamnés à des lourdes peines. C'est le cas de AOB et de Fatou Badiar Diallo condamnés à 15 ans de prison.

Aboubacar Pastoria Camara

Dans la guerre que se livre l'opposition républicaine et le pouvoir d'Alpha Condé, personne ne connaît l'issue. Depuis quelques semaines, le ton monte entre les deux camps en dépit de l'élection d'un nouveau président à la tête de la Commission électorale nationale indépendante. Les deux parties ne s'entendent pas sur les modalités de l'organisation des élections locales prévues depuis le premier trimestre de l'année en cours.

Après deux manifestations réussies et la crise de leadership à la Ceni, le président de la République, Alpha Condé, a invité les acteurs du processus électoral à se retourner autour de la table pour éventuellement discuter des questions liées au blocage.

C'est ainsi, l'ancien porte-parole de la Ceni, Me Amadou Salifou Kébé, a été élu par ses pairs pour remplacer Bakary Fofana, éjecté le 4 juillet dernier en faveur d'une plénière de la Ceni. Ce dernier a  pris l'engagement de renouer le dialogue avec l'opposition. Déjà, il a entamé, au cours de ces derniers, des visites dans les sièges des partis politiques tant de la mouvance que de l'opposition.

Mais, la goutte d'eau qui a débordé le vase, c'est l'adoption de la loi des finances rectificative 2017, dans laquelle, l'Etat n'a accordé à l'institution chargée d'organiser les élections en Guinée que 100 milliards de francs guinéens sur les trois cent cinquante six milliards demandés.

C'est ainsi que l'opposition a senti qu'elle est en train d'être bernée pour rejeter encore en 2018, les élections locales.

Si au mois d'août dernier, elle avait volontairement suspendu ses manifestations, pour dit-elle, permettre aux fidèles musulmans de se rendre à la Mecque, désormais, cesdites manifestations vont reprendre. Et c'est déjà chose faite.

Ce 20 septembre, l'opposition républicaine est descendue dans la rue et a drainé une foule importante des militants et sympathisants.

Mais jusqu'où ira cette opposition républicaine?

Personne ne peut le dire. Car en marge de la manifestation d'hier, des leaders politiques n'ont hésité à dire que "si le président persiste à violer la constitution", ils n'hésiteront pas à demander prochainement "son départ". 

Cependant, avant le départ pour le sommet des Nations-Unies à New York, la présidence de la Républicaine avait publié un communiqué signé par  lui-même. Ce communiqué rassurait la Ceni de la disponibilité de la somme demandée par l'institution pour l'organisation des élections locales. Malgré tout, l'opposition n'est pas rassurée et compte mettre davantage la pression sur le pouvoir afin d'obtenir les locales en 2017 car, on sait qu'en 2018, le mandat des députés prendra également fin.

Aujourd'hui, l'impasse politique en Guinée prend une autre proportion parce qu'il y a un manque de confiance   réciproque entre les acteurs.

Si les manifestations ne suffisent pas pour plier le pouvoir, les journées  ville-morte seront-elles plus efficaces?

Les jours à venir nous édiffieront....

Mamadi Touré

65 associations en deux ans se sont vu refuser l’autorisation d’organiser des manifestations, 13 décrets ministériels interdisant des manifestations ont été publiés pour la seule année  2016 et plus de 10 sites Internet critiques ont été bloqués. 

Les défenseurs des droits humains, les membres de mouvements citoyens, les syndicalistes et les journalistes qui critiquent le régime sont de plus en plus menacés, les autorités utilisant des lois répressives et les services de renseignement pour museler les dissidents et entraver leurs activités, révèle Amnesty International dans un rapport publié jeudi 14 septembre 2017.

Ce document, intitulé Entre récession et répression. Le coût élevé de la dissidence au Tchad, rend compte de la manière dont les autorités réagissent au mécontentement grandissant de la population ces dernières années, notamment en restreignant encore davantage les droits à la liberté d’expression, d’association et de réunion pacifique.

«Plutôt de que de reconnaître l’importance et l’entière légitimité du travail des militants qui luttent courageusement contre l’injustice et mènent des actions pacifiques pour améliorer les droits humains, les autorités tchadiennes sont particulièrement promptes à instaurer des lois et des règlements qui suppriment le droit de manifester, à placer les militants sous surveillance et à leur faire subir harcèlement, menaces et agressions physiques, a déclaré Alioune Tine, directeur du programme Afrique de l’Ouest et Afrique centrale à Amnesty International.

«Les forces de sécurité et les services de renseignement conduisent une répression brutale, qui expose les personnes critiquant le régime à un danger grandissant depuis deux ans et menace désormais de faire retomber le pays dans une période sombre. »

Depuis le début de 2016, en prévision de l’élection présidentielle d’avril, les autorités avaient redoublé d’efforts en matière de répression des droits humains. Les manifestations pacifiques ont été systématiquement interdites.

Rien qu’en 2016, Amnesty International a dénombré au moins 13 décrets ministériels interdisant des manifestations pacifiques. Plus de 65 associations ont informé l’organisation qu’il leur avait été refusé d’organiser une manifestation entre 2014 et 2016.

Les mouvements et les plateformes à vocation sociale n’ayant pas de statut officiel ont été déclarés « illégaux » par le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, ce qui a permis de justifier l’arrestation de dirigeants de la société civile tels que Nadjo Kaina et Bertrand Solloh, d’Iyina.

Le sinistre rôle des agents de l’ANS

La répression est en grande partie orchestrée par l’Agence nationale de la sécurité (ANS), qui bafoue souvent le droit tchadien. Le mandat de l’ANS a été élargi en janvier dernier : ses agents peuvent désormais arrêter des défenseurs des droits humains pour des motifs liés à la sécurité nationale.

L’ANS arrêtait et détenait déjà illégalement des personnes dans des lieux non-officiels, où elles étaient coupées de leur famille et de leur avocat.

« Ce sinistre rôle met en lumière le fait que l’ANS peut, sans aucune surveillance, réprimer les défenseurs des droits humains ; cela doit cesser. Pour limiter les violations manifestes des droits humains et l’impunité, les autorités doivent établir une chaîne de responsabilité claire au sein de l’ANS et veiller à son contrôle par une instance judiciaire », a déclaré Alioune Tine.

Appels téléphoniques de menace et surveillance

Des défenseurs des droits humains ont indiqué à Amnesty International avoir été menacés au téléphone par des correspondants anonymes et fait l’objet de surveillance. Sur les 45 militants avec lesquels des représentants de l’organisation se sont entretenus, seuls deux ont déclaré ne jamais avoir reçu de tels appels.

Un défenseur a expliqué :

« Je reçois en général les appels anonymes tôt le matin, vers cinq ou six heures, et la nuit. Le correspondant reste silencieux ou dit simplement “essaie de parler, et tu verras”. »

Les autorités ne nient pas avoir recours à la surveillance et le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration a indiqué à Amnesty International lors d’un entretien : « on peut être mis sur écoute et espionné, c’est le travail des services de sécurité. »

En 2016, en prévision de l’élection présidentielle, le gouvernement a interdit les réseaux sociaux comme WhatsApp et Facebook pendant une grande partie de l’année. Au moins 10 sites Internet critiques à l’égard du régime sont restés bloqués jusqu’en mars 2017.

Le militant en ligne Tadjadine Mahamat Babouri, mieux connu sous le nom de Mahadine, est détenu depuis le 30 septembre 2016 parce qu’il a diffusé sur Facebook plusieurs vidéos dénonçant la mauvaise gestion des fonds publics. Inculpé d’atteinte à l’ordre constitutionnel, de menace contre l’intégrité territoriale et la sécurité nationale, et de collaboration avec un mouvement insurrectionnel, il est dans l’attente de son procès. S’il est déclaré coupable, il encourt la réclusion à perpétuité.

Les journalistes aussi paient cher le simple fait d’exercer leurs activités. Le 20 juin 2017, Sylver Beindé Bassandé, journaliste et rédacteur de la radio communautaire Al Nada FM, à Moundou, a été condamné à deux ans d’emprisonnement et une amende de 150 euros pour complicité d’outrage à magistrat et atteinte à l’autorité judiciaire.

« Le Tchad est à la croisée des chemins. Les autorités doivent choisir de continuer à étouffer l’opposition politique et museler les critiques, ou décider de tenir les promesses faites par le président Idriss Déby à son arrivée au pouvoir, a déclaré Alioune Tine.

"Nous les appelons à modifier les lois restrictives qui encadrent les rassemblements publics, les associations et le droit de grève, à réformer l’ANS et à libérer tous les prisonniers d’opinion immédiatement et sans condition. »

Dans un entretien accordé à Espace Fm, le 13 septembre dernier, le vice président exclu de l’UFDG, Bah Oury, a réitéré qu’il reste  et demeure toujours le premier vice-président et Fondateur de parti. Ce qui lui a poussé d’ailleurs à créer un mouvement dénommé ‘’UFDG renouveau’’. Il ne s'est pas limité là. L'ancien exilé politique estime que le retard de la Guinée et la souffrance des populations sont le résultat d'une mauvaise gestion de ceux qui ont géré le pays de l’indépendance à nos jours. Bah Oury n'a pas manqué de taxer Cellou Dalein d'être responsable de la mort de beaucoup de jeunes sur l’axe en demandant de réserver un espace du cimetière pour les prochaines victimes du régime. Lisez. 

 

Sur quoi se fonde l’avenir de la Guinée vu que ce sont les mêmes pratiques qui ont engenouillé le pays depuis plusieurs années. Elles persistent . On continue de voler, on continue de mentir, on continue de promettre sans rien faire.

Je fonde mon espoir parce que je vois une nouvelle génération émergée. Vous ne vous rendez pas compte de cette importance majeure. Il y a une nouvelle génération qui émerge beaucoup plus responsable. Prenez les jeunes de Boké, plusieurs d’entre eux ne sont pas directement intéressés par la vie à Boké. Ils vivent à Conakry mais ils sont interpellés par la situation de leurs parents à Boké. Ils s’impliquent et ils s’engagent pour que la gouvernance puisse aller dans le sens de l’intérêt de la population . C’est quelque chose qu’il ne faudrait pas minimiser. Et je dis aux aînés de Boké qu’ils assument leurs responsabilités vis-à-vis de leurs frères au lieu de les taper dessus.

Il y a une gouvernance depuis 40 ans qui n’a pas permis à la zone de Boké d’évoluer alors qu’il engrange la grande majorité du PIB de ce  pays. Il ne faudrait pas masquer les choses. En 2008, on  avait les mêmes problèmes d’électricité, en 2017 si on a les mêmes problèmes, c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Donc vous êtes d’accord avec nous qu’on a menti à cette population de Boké. Je parle à un citoyen guinéen pas à un politique.  Au mois d’Avril, le président a créé une zone économique  spéciale du côté de Boké. Pour vous, est-ce que ce n’est pas de la poudre aux yeux ?

Non ! Dans le contexte actuel, en ce qui me concerne, on ne peut pas dissocier le citoyen du politique. Les principes de faire de la zone de Boké, une zone spéciale pour que des investissements majeurs puissent avoir lieu est une bonne chose.

Ne contournez pas la réalité M. Bah Oury. Est-ce qu’il faut créer une zone économique spéciale sans retombées sur la vie de la population ?

Parlons franchement ! Il y a de l’argent pour les communautés de la région qui existe. Les sociétés minières s’acquittent de leurs obligations vis-à-vis du développement local. Qui gère cet argent ? Ce sont des administrateurs guinéens qui sont payés par l’administration guinéenne, qu’est ce qu’ils font de cet argent ? Uniquement à Kamsar en 94 lorsque j’y étais, Kamsar avait 500 mille dollars par mois pour  les infrastructures collectives. 500 mille dollars à l'époque. La zone que ce soit fillima ou autres ne devrait pas souffrir aujourd’hui de manque d’eau ou d’électricité,  de manque de routes et de manque d’écoles.

Donc, il faut interpeller la gouvernance de nos propres compatriotes qui ont dilapidé des ressources qui devraient servir  pour la communauté locale. Ça c’est une chose. Maintenant au point de vue politique, le président de la république a pris la décision de créer une zone spéciale mais c’est une bonne idée.

La Chine aujourd’hui, elle est à ce niveau là parce le président avait créé des zones spéciales. Maintenant, tirons les leçons de la mauvaise gouvernance et des problèmes en ce qui concerne les retombés au niveau de la population ça. ça demande une responsabilité. Et qu’on passe en revue tous les dysfonctionnements pour dire maintenant,  c’est comme ça que ça doit aller.

Les populations doivent bénéficier de ceci et cela. Les enfants doivent être préparés à être employés dans les industries où dans les zones qui vont être mises en exploitation d’ici à un an, deux ans ou trois ans. C’est comme ça qu’on prépare l’avenir. Maintenant vous avez un président de la république qui peut être bien intentionné, vous avez tout un lot, un système administratif  avec une élite qui, peut être, cherche la grande majorité à se remplir les poches. Comment  une bonne idée peut-elle prospérer dans cet environnement? Donc ne renvoyons pas les choses comme ça.

C’est lui qui a choisi les hommes avec qui il gouverne. Vous n’allez le dédouaner de la sorte. Il est le chef de l’Etat. Je vais parler de la zone économique. Vous avez une saignée financière, vous ne bouchez pas les trous, vous ne guérissez pas le mal et vous créez une zone économique exclusive donc pour attirer plus d’investissement alors que le peu qui existait est mal géré

C’est une bonne réflexion ! Maintenant, on va dire aujourd’hui en 2017 que la Guinée sur le plan économique est mal gouvernée. Donc, on n’a même pas besoin de 20 milliards de dollars puisqu’on gère mal ce que nous avons. On n’a pas besoin de 20 milliards de dollars pour les 20  années à venir. Est-ce que maintenant dans le cadre d’une cellule familiale, certains enfants se comportent mal, il faudrait que le chef de famille se déjuge de sa responsabilité de préparer l’avenir de sa famille ? Le problème est global. Il ne faudrait pas qu’on ramène toujours les problèmes à une question d’individualité.  Lorsque le Général Lansana Conté était président de la République, certains disaient le même mal de tout ce qu’on dit aujourd’hui, le mal, il faut qu’on le diagnostique, il faut aller avec responsabilité pour changer les choses.

M. Bah, c’est tout à fait du langage politique que nous sommes habitués. On a une zone où on a une réclamation sur la fourniture de l’électricité. On a un gouvernement qui intervient, au lieu de résoudre les problèmes, envoie des camions pour satisfaire des collectivités de jeunes en pensant qu’on a soigné le mal. Comment peut-on garder des gens qui ont autant duré là et qui ont autant dilapidé des fonds. Pour vous qui est le responsable des problèmes ?

Je suis tout à fait d’accord avec vous. Maintenant, pour résoudre les problèmes d’abord, il faut que la décentralisation soit effective, il ne faut pas que les gens nomment les personnes qui devraient être élues. Il faudrait que les jeunes se sentent plus responsable, plus impliqués,  non pas seulement à être dans la rue mais à se dire que nous pouvons être le maire de Boké, de Kamsar, de Kolaboui, de Siguiri, de Ratoma un peu partout. Il faut qu’il y ait un sursaut citoyen au niveau des jeunes qui se sentent solidaires à la cause de tous les jeunes de ce pays.

Est-ce que, c’est la manière de vous mettre à la touche ?

C’est la seule manière de relever le défi parce la gouvernance telle qu’elle a évolué depuis l’indépendance, elle est mauvaise. Mais, il faut pour aller de l’avant un esprit neuf, il faut des méthodes nouvelles, il faut oser aller au fond des problèmes.

Parlez nous de ce mouvement l’UFDG renouveau ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que depuis que je suis rentré le 24 Janvier 2016, moins de deux semaines après j’ai subi une tentative d’assassinat qui a coûté malheureusement la vie à votre collègue Mohamed Koula. Il y a ces procédures judiciaires qui suivent leurs cours. La politique que je préconise est en train de rentrer dans la réalité. Il y a des personnes qui certains sont de l’UFDG, d’autres gravitaient dans d’autres mouvements politiques, dans d’autres partis politiques, qui ont estimé que la démarche de Bah Oury correspond à leurs aspirations, à leurs souhaits. Il faut que je les laisse comme ça?

Il faut s’organiser. Je n’ai pas l’intention de créer un parti politique puisque j’en ai déjà un qui est l’UFDG . Mais pour organiser en attendant la résolution du conflit judiciaire et de la crise de l’UFDG, il faut que je regroupe mes partisans à travers l’UFDG renouveau.

En parlant de l’affaire de Mohamed Koula et aussi votre affaire avec la direction de l’UFDG où en sommes-nous clairement dans ces deux dossiers ?

Le premier dossier, vous savez qu’il avait dit que Bah Oury est exclu et ils ont la légalité avec eux qu’ils ont respecté les textes du parti,. Le trois mars dernier, le tribunal de Dixinn a dit que Cellou Dalein a violé les statuts de l’UFDG et par conséquent, la décision d’exclusion est nulle et de nul effet. Immédiatement Cellou et Cie ont interjeté appel. Donc la procédure judiciaire est au niveau aujourd’hui à la cour d’appel et je souhaite que la cour d’appel statue sur cela le plus rapidement que possible donc voilà un aspect.

Peut on toujours vous appelez vice-président de l’UFDG ?

Je suis le premier vice-président de l’UFDG. Je suis le fondateur de l’UFDG et en droit, la justice m’a dit que l’exclusion est illégale donc aujourd’hui en terme de droit, c’est Cellou qui a des problèmes pas Bah Oury.

Maintenant par rapport à l’assassinat de votre confrère Mohamd Koula Diallo. Vous savez le jour même, Cellou Dalein avait diffusé un communiqué pour dire que Bah Oury est venu armé au siège de l’UFDG comme il n’a pas pu rentrer. Il a pris son arme, il a fait usage de son arme à feu. Il a tiré et Mohamed Koula est mort. Cela veut dire que Bah Oury, ils l’ont présenté comme l’assassin de Mohamed Koula. Ils l’ont répété, ça fait le tour du monde. Heureusement que les populations de part et d’autre, ont le sens de responsabilité, il n’y a pas eu de représailles sinon ça aurait mal tourné.

Aujourd’hui, c’est son garde corps qui est présumé l’auteur du tir. Son chargé de Communication est en fuite. Cellou était à l’intérieur du siège. Il a vu des jeunes gens armés de coupe-coupes, de haches, fumant de la drogue à l’intérieur du siège. En tant que président de cette institution, il est déjà coupable de trahir la charte des partis politiques.

Avant-hier, lundi, le procès devrait reprendre puisque le procès a déjà commencé le 31Juillet dernier. Avant-hier, le procureur en titre était absent. Il s’était fait remplacer. Son remplaçant à l’ouverture de l’audience a estimé ne maîtrisant pas le dossier, il ne peut pas s’aventurer pour ne pas être judiciairement irresponsable dans ce dossier. Donc il demande le report dans deux semaines, c’est-à-dire le 25 Septembre prochain. C’est ce qui est en cour. Je dis et je répète, ce n’est pas les comparses comme le petit Amadou Sow qui croupit en prison qui,  est le vrai problème. Il n’est qu’un instrument des personnes qui ont commandité un acte planifié pour assassiner Bah Oury le 05 Février 2016. Et ils allaient mettre ça  au compte d'Alpha Condé, parce qu’il avait informé l’opinion en disant : Bah Oury s’il revient, il sera assassiné comme Diallo Télly a été assassiné par Sékou Touré.

Voilà ce qu’ils avaient préparé. Malheureusement pour eux, Dieu en a décidé autrement. Je suis très triste pour la famille de Mohamed Koula. J’exige que la vérité soit dite, toute la vérité et aucune compromission possible pour protéger qui que ce soit. Alors de ce point de vue là, ça n’à rien avoir avec la politique. C’est une question d’honneur et de dignité. J’étais la cible qui devrait être assassinée, quelqu’un est mort à ma place, ma responsabilité, c’est de faire en sorte qu’il y ait la lumière sur ce fait.

Mais quand on mélange un peu le cœur avec la politique ça devient un peu compliquer M. Bah. Ce matin, on voit un homme révolté, touché dans sa dignité, vous ne rappelez pas mal des choses. La politique, c’est aussi la vocation M. Bah Oury ?

Quelqu’un est tué, quelqu’un est mort, ça aurait pu être n’importe qui, n’importe quel journaliste qui était là-bas. De ce point de vue, je suis révolté. J’ai accueilli Cellou, je n’étais pas obligé de le faire pour que nous pussions avoir un grand parti en 2007. Et que moi, fondateur de ce parti, je viens dans le siège de mon parti et qu’il m’accueille avec des gens armés de coupe-coupe fumant de la drogue pour m’empêcher d’entrer dans cet espace pour saluer les membres du bureau exécutif, après quatre années et demi d’absence. Je dis, c’est l’abaissement moral le plus abjecte. Et c’est pour cela que la Guinée n’avance pas. Les politiques doivent être exemplaires en tout point de vue. Au point de vue de maîtrise de  dossiers, au point de vue de leurs critères éthiques. Mais si ce sont les plus grand menteurs, les plus grands tricheurs qui ne respectent ni loi mais ce n’est pas pour rien le pays a évolué dans un cycle permanent de violences et ça doit s’arrêter. C’est la raison du sens de mon combat depuis longtemps. Dès que je suis rentré en Guinée en 1986, nous avons lancé la création de l’OGDH pour que le droit de tous les Guinéens puisse être défendu.

Vous dites que les politiques doivent être exemplaires, pas mentir. Vous êtes bien conscient que vous politiques vous êtes cyniques ?

Il y a le cynisme dans ce pays et si je dis tous les politiques sont cyniques, j’aurais menti parce que j’en fais partie et je ne suis pas cynique.

Lors des différents manifestations politiques 2011, 2012. 2013 vous étiez encore en exil. L’UFDG votre parti était pointé du doigt par le gouvernement comme quoi, en son sein, il y’aurait des jeunes armés qui utiliseraient des gourdins, des machettes et autres. A l’époque si on vous posait peut être la question, vous n’auriez pas affirmé que une telle violences est-elle possible à l’UFDG. Mais, lorsque, en tant que vice-président, vous voulez accéder au siège, vous dites qu’il y avaient des jeunes qui fumaient la drogue qui étaient armés de gourdins, aujourd’hui est-ce que vous n’êtes pas en train de donner raison à ceux qui accusaientt à l’époque l’UFDG.

Vous savez lorsqu’on veut connaitre la vérité, on peut la connaître. Dans ce pays, la vérité est connue de beaucoup de gens. Il y a des situations quand on veut connaître la clarté, on peut connaître la vérité. La vérité n’est pas reluisante pour même ceux qui crient. Regardez, comment pouvez vous pensez que quelqu’un raisonnablement puisse dire ‘’réservons une partie de ce cimetière de Bambéto pour les prochaines victimes’’, ça c’est moralement cynique et politiquement inacceptable. Des gens qui font ça.

Qui a dit ça Bah Oury ?

Mais vous connaissez la personne, c’est Cellou. Donc, c’est pour dire moi je me suis toujours opposé à cette façon de faire la politique.

Peut être que ces jeunes ne sont pas conscients de ce qu’ils font, prendre une arme blanche, utiliser des gourdins. Est-ce qu’il y a de la manipulation de la part du premier responsable du parti en l’occurrence Cellou Dalein Diallo ?

Il y a une autre affaire qui doit être instruite du tribunal de Dixinn. C’est la tentative d’assassinat sur Alphadjo Wanindara. Un des gardes corps toujours  de Cellou Dalein a tenté d’assassiner ce jeune au mois de novembre de l’année dernière puisque que ce dernier avait une bonne connaissance de tout ce qui s’est passé. Le procès doit se tenir et c’est pour vous dire qu’il faut que si on veut que les choses soient claires, la justice doit aller avec détermination et fermeté pour régler ça. Pas seulement cette affaire du 05 Février et autres mais toutes les affaires où la violence politique est érigée comme méthode. On en a assez de ce genre de choses et que les politiques soient mis devant leurs responsabilités. Soit, on est en politique parce qu’on aime ce pays, on veut servir la Guinée ou on veut se servir. Il faut qu’il y ait une frontière nette et claire entre les deux bords.

Dans vos propos, on sent que vous avez le regret d’avoir accueilli cet homme. Vous dites que vous avez accueilli cet homme pour créer un grand parti. Est-ce que vous regrettez de l’avoir accueilli vraiment parce que vous dites que vous pilotez ce mouvement jusqu’à ce que vous soyez le prochain président de l’UFDG.  Quelles sont les stratégies que vous allez mettre en place, comment savez-vosu que c’est vous qui serez le futur président de ce parti ? Quels sont les moyens que vous allez mettre en place pour y arriver ?

Lorsque je suis entré, on disait que la page de Bah Oury est tournée n’est-ce pas ? Aujourd’hui, la page de Bah Oury n’est pas tournée. Bah Oury est débout et il continue son chemin. Donc, les choses se font pas à pas. Je suis fier. Je suis en train d’y arriver. Aujourd’hui, ma présence dans ce pays a contribué à une profonde décrispation.

Cellou Dalein est un ouragan vous le savez ?

Un Ouragan ! Vous savez la question de météo, les Ouragans d’un seul coup, ils chutent.

Revenons un peu en arrière. Vous avez dit, il faut qu’il ait de la vérité. Il faut que la vérité soit dite, on a envie de savoir comment parvient-on à la vérité, lorsqu’on inculpe des gens comme Soulé thiaguel surtout avec la manière dont on procède. Le Monsieur n’a jamais été entendu, d’après lui, c’est vous qui lui apprenait son inculpation. Comment peut-on parvenir à la justice dans ce cas de figure ?

Je ne suis pas juge d’instruction, c’est écrit noir sur blanc. Souleymane Bah Thiaguel est inculpé pour complicité d’assassinat et de tentative d’assassinat. Souleyamane Bah Thiaguel devrait se poser la question, de la même manière que mes avocats ont reçu le rapport de juge d’instruction de la même manière les avocats de Cellou ont reçu leurs rapports. Comment se fait-il que  ces gens là aient caché à  Souleymane Thiaguel pendant près de deux semaines qu’il est inculpé. Donc, il devrait savoir qu’il a été trahi par ceux qu’il a servi.

Donc, aujourd’hui il faut qu’il s’interroge. La première journée de l’ouverture de l’audience, le présumé auteur du tir a dit à haute et intelligible voix devant la barre ‘’ Souleymane Bah Thiaguel, nous a dit avant que Cellou n’arrive, fait en sorte que personne ne filme pour qu’il n’y ait pas de témoignages d’images de tous ceux qui allaient se passer ce jour-là à l’intérieur de siège’’. Donc ça veut dire qu’il était un des éléments qui orchestrait les choses. Maintenant, il est à l’étranger, s’il estime que c’est moi qui aie tort, il n’a qu’à s’exprimer pour justifier sa position.  Mais je dis bel et bien, il s’est fait instrumentalisé, il va faire le tour du monde mais il ne sera jamais tranquille tant que la vérité ne sera pas connue.

Pour la deuxième question, en tant que journaliste, vous êtes la mémoire de tous les évènements qui se passent et aujourd’hui, on a tous les enregistrements de tout ce que les responsables disent, que ce soit en privé, que ce soit sur les ondes. Qui s'égosillait  pour dire ‘’vous voulez mourir ? Vous voulez mourir ? ‘’, avant les manifestations. Deuxièmement, au lendemain de l’élection du 11 octobre, la vidéo a circulée demandant aux jeunes de descendre dans la rue. Et quiconque que meure, c’est parce que Dieu a voulu qu’il meure. Il faut que nous soyons responsable, impartiaux pour que tous ceux qui outrepassent leurs responsabilités de dirigeant, qui ont les privilèges de pouvoir dire à l’opinion publique  ce qu’il pense aient le sens de la mesure et le sens de la responsabilité.

Une synthèse d’Alpha Amadou Diallo.

          

                      

  

                    

        

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