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Dans sa mission de  veille, d’alerte et de plaidoyer, la cellule balai citoyen  lance une opération de documentation de tout élément audio, de tout discours, de tout écrit, de tout acte, de tout fait et de tout évènement entretenu en faveur d’un 3emandat de l’actuel tenant du pouvoir politique suprême. Il l’a fait savoir lors d’un point de presse animé ce vendredi 7 décembre 2018 à Conakry.

A l’entame, l’administrateur général de la cellule balai citoyen, Sékou koundouno,  a remis aux hommes de medias le rapport de l’observation citoyenne des violences à wanindara orchestrées par les  forces de l’ordre sur les habitants du quartier.

Ensuite, Sékou koundouno a déclaré que toute personne qui s’agiterait en faveur d’un 3e mandat au profit de l’actuel Président de la République de Guinée, suscite non seulement la violation de la charte fondamentale de ce pays mais serait responsable, complice voir co-autrice de toutes violences et de toutes violations de droits de l’homme qui peuvent en découler.

Dans la même optique, l’administrateur de balai citoyen s'est adressé aussi àAlpha Condé. « Monsieur le président, en raison de votre statut d’opposant historique et pionnier de la démocratie guinéenne, vos exploits en cours dans le pays, votre constance dans vos engagements politiques, le fait que vous n’ayez jamais travaillé dans  l’administration avant 2010 ainsi que de votre parcours politique, votre avènement au pouvoir dans notre pays en 2010 a suscité beaucoup d’espoir chez l’immense majorité des Guinéens. Nous croyons en votre sens très élevé de l’Etat, de l’ancrage de la démocratie, de la bonne gouvernance et estimons que vous ne serez jamais de ceux qui bafouent et continuent de bafouer les acquis démocratiques sous l’effet des sirènes révisionnistes,», dit-il.

Il a enfin  indiqué que son organisation est en train  suivre  toutes les stratégies en cours en faveur de 3e mandat susceptible de faire basculer la Guinée  dont sa cohésion sociale est affaiblie par tant d’années de graves violations de droits de l’hommes, de crimes politiques et économiques odieux, dans une instabilité fatale.

« Nous travaillons en commun en accord avec des institutions nationales régionales et internationales, » conclut-il.

Aboubacar Pastoria Camara

L’annonce a été faite ce jeudi au sortir d’une plénière au QG de l’UFDG. Selon Ahmed Kourouma porte-parole de l’opposition républicaine, avant cette marche, une conférence de presse sera animée mardi prochain pour clarifier les raisons des manifestations de l’opposition. Nous vous proposons un extrait de ce compte rendu.

« Nous aurons une marche jeudi prochain. Les points de départ seront prévus au niveau de plusieurs endroits de la capitale où des leaders de l’opposition, accompagneront ces marches dont le point de ralliement finalement sera l’esplanade du palais du peuple. Ces points de départs seront entre autres l’Aéroport, Bonfi, Matam Carrefour Constantin, Coléah mosquée, Moussoudougou et Madina ».

« Nous aurons une conférence de presse mardi prochain. L’occasion sera mise à profit par le chef de file de l’opposition pour clarifier les raisons pour lesquelles nous manifestons depuis quelques mois contre la suspension de droits fondamentaux, la militarisation à outrance de la ville de Conakry et l’arrogance du gouvernement » 

Propos recueillis par Souleymane Bah

Le dialogue entre l'opposition, le gouvernement togolais et le parti au pouvoir à Lomé, l'Union pour la République, a repris mercredi après trois mois de suspension, sous l'égide des facilitateurs, les présidents guinéen et ghanéen, a annoncé la présidence togolaise.

Boubacar Siddighy Diallo, président de l’Union pour un Mouvement Populaire UMP, revient dans cette interview sur les sorties médiatiques des présidents  des coordinations régionales de la Basse Côte et du Fouta Djallon.   Il évoque le danger que représente la promotion du communautarisme. M. Diallo parle également d’un éventuel mandat d’Alpha Condé. Interview

Quelle lecture faites-vous de la récente sortie du ‘’Kountigui’’ de la Basse Côte ?

Je pense qu’il n’y a pas seulement que le ‘’Kountigui’’ de la Basse Côte qui a fait des sorties, il y a aussi la coordination ‘’Hâali-Poular’’ qui a fait une sortie dans laquelle, elle estime que ce sont les fils du Foutah qui ont été victimes. Donc ça prend des proportions ethnocentriques qui sont réprimées dans la constitution.

Les associations peuvent exister. L’objectif doit être un objectif de développement, de paix, mais pas des discours de nature à sectariser le débat qui n’est pas constructif. Mais elles outrepassent leur mesure.

Une coordination de la Basse Côte n’a pas pour vocation de connaitre les affaires domaniales, d’assoir le droit de propriété individuelle. Lorsqu’un soussou est propriétaire de 50 hectares et qui veille le vendre à un forestier il en a plein droit. Sa coordination ne peut pas l’obligé  de ne pas vendre. Donc, ce sont des expressions foncièrement illégales et c’est déplorable.

Si ces coordinations viennent mettre des limites de façon illégale, émotionnelle et très intuitives, je pense qu’il y a lieu de les dissoudre. Parce qu’il y a péril en la demeure. Il ne faut pas les amener à nous diviser.

Regardez les sages du Sénégal, Touba est devenu un lieu de refuge de culte, c’est comme le Vatican. Même quand vous êtes condamnés à mort en voie d’être exécutés quand vous fuyez pour aller à Touba, vous avez l’absolution de votre peine et sous condition bien entendu vous devenez talibé du ‘’Sering’’, donc vous revenez à la dévotion et au service du bien fait.

Si aujourd’hui, nous tous nos coordinations, tout le monde veut les lapider, ce qu’elles doivent aller faire école encore auprès de la sous-région. Elle doit aller voir le ‘’Moronaba’’ qui a refusé d’être politique jusqu’à la chute de Blaise Compaoré. L’affaire Sankara n’a pas amené le Moronaba à prendre des positions, la révolution ne les a pas amenés à prendre une position politique. Regardez au Mali, il y a des Sages du Macina et autres qui refusent de prendre part à un débat ethnique.  Donc, ce qui se passe en Guinée, c’est ahurissant.

Selon vous, est-ce que ces coordinations ne sont pas devenues des vecteurs du communautarisme dans le pays ?

Ces coordinations sont devenues maintenant des facteurs d’instabilité, des risques de guerre civile. Parce que lorsque le ‘’Kountigui’’ de la Basse Côte dit des choses pareilles, ça veut dire qu’ils amènent les autres à voir les soussous et les gens de la Basse côte à regarder toutes les autres communautés comme des étrangers. C’est une décision complètement émotionnelle. Ils vont amener les soussous à prendre ça. Si les Forestiers décident de ne plus vendre leur terre, les Peuhls, les Malinkés la même chose, on va tout droit vers un Etat fédéral. Alors dans ce cas on va diviser le pays en fédération et chaque communauté reste dans sa zone. Et je pense que ça ne va pas être une bonne chose

Dès lors que leur décision viole les lois, il appartient au président de la République de tirer les conséquences. Mais puisque lui aussi, il a passé tout son temps à violer les lois, c’est comme disait Jésus celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre, et il n’y aura jamais de pierre parce que tout le monde est pécheur ici.

En dehors de cette affaire de coordination, il y a la grève des enseignants qui paralyse l’année scolaire. Quelle analyse faites-vous de cette crise ?

Il y a certains qui ont sporadiquement repris les cours. Je plains l’irresponsabilité des parents. Il faut que le Guinéen sache ce qu’il veut. Si vous voulez que vos enfants aient une éducation conséquente alors appuyer l’effort de ceux qui veulent les mener vers ça. Mais c’est quelle lâcheté ça, on habit son enfant, on l’envoie à l’école. J’ai assisté à une scène à Kaloum, les enfants sont sortis des classes parce qu’il n’y avait pas d’enseignant. Et les gens se sont mis à les brutaliser. Maintenant imaginez qu’on casse le pied d’un enfant ou qu’on lui casse un œil ou qu’on tue un enfant, les parents sont perdants et ce sont les mêmes qui vont pleurer encore pour dire qu’ils sont victimes.

Les syndicats ont été très clairs. Ce qu’il demande est acceptable et même ce qui est acceptable, ils sont prêts encore à faire des concessions parce qu’ils sont prêts à négocier. Le gouvernement reste inflexible. Ils disent qu’ils ne négocient même pas, alors ça veut dire que c’est un gouvernement de merde, ils veulent le chaos.

Tous les actes posés par ce gouvernement donnent les signes que ce gouvernement veut anticiper le départ du président. Toutes les réclamations sociales sont catégoriquement et systématiquement refusées. Alors il revient au peuple d’être un bloc, de s’unir et de combattre jusqu’au départ du gouvernement ou du président.

Maintenant ceux qui ne font pas ça, c’est de la lâcheté. Ils font du deux poids deux mesures. Ils n’ont qu’à brouter l’herbe et croire qu’ils vont avoir de la viande dans leurs estomacs, c’est de l’herbe qu’ils auront dans l’estomac. Tout ce que tu avales, c’est ce qui se retrouve dans ton estomac. Si nous voulons que le système, l’appareil de l’Etat fonctionne et que les citoyens soient protégés, alors on doit mettre le « feu » à nos dirigeant.

Vous voyez l’exemple de la France. Il y a quelques mois, on réclamait la baisse du prix du carburant, le gouvernement est resté inflexible. La société civile elle est morte. Aujourd’hui au niveau de l’opposition, nous souffrons d’une bonne stratégie. Pourtant les stratégies ne manquent pas, mais simplement, certaines vielles personnes pensent qu’elles ont le monopole de la vérité.

Donc, ils prennent un seul schéma et aujourd’hui ce schéma est bloqué. Les manifestations aujourd’hui sont mortes. Vous avez vu les dernières et vous verrez celles qui suivront, ça ne produira plus d’effets. Ils ont bloqué là où les gens peuvent sortir. Nos militants sont désarmés, ils ont tués 103 personnes, c’est l’impunité il y a rien.

Alors finalement, le risque même pour nous de continuer dans ce schéma erroné, ce que demain, c’est de ne plus pouvoir mobiliser les militants pourtant qui nous croient et qui nous supportent. Le seul dernier recours d’équilibre que les citoyens ont, ce sont les politiques. Si nous échouons ça veut dire qu’il y a plus de politique, il n’y a plus de société civile. Le gouvernement devient monarchique et finalement tout va passer.

Justement puisque vous parlez politique, l’opposition républicaine dont vous appartenez ne serait-elle pas en manque de stratégie?

Il y a des stratégies. Ce qu’il y a des pesanteurs qui refusent qu’on voit autres choses que la manifestation de rue et c’est ça la vérité. L’UMP a plusieurs fois fait des propositions qui tiennent de la loi et qui sont intelligentes et qui protègent nos populations d’aller s’exposer devant ces bourreaux. Mais non, au sein de l’opposition républicaine, on estime que le président, il ne comprend que le langage de la force, donc il faut descendre dans la rue. Quand vous faites le bilan, certains pensent que ces manifestations nous apportent le succès, l’UMP pense que c’est tout faux.

Premièrement les manifestations se tiennent dans les zones de l’opposition, le combat se fait sur notre territoire. Deuxièmement, tous les véhicules caillassés sont les véhicules des membres de l’opposition. Troisièmement toutes les victimes sont de l’opposition. Quatrièmement toutes les maisons et autres tout ce qui a été détruit, ça été des biens des membres de l’opposition.

Conséquence, les gens pensent qu’on a gagné la bataille. Qu’est-ce qu’on a gagné ? C’est de l’autoflagellation. On est en train de s’autodétruire, pensant qu’on a gagné parce qu’on peut mobiliser les gens parce qu’on peut focaliser l’attention de la presse. Ce n’est pas ça des stratégies qui gagnent.

La stratégie de la manifestation qui gagne c’est d’être ferme si on descend dans la rue, c’est le départ du président pas autre chose. Tant qu’on n’est pas capable d’aller à cette décision, l’exécuter, ce n’est pas la peine de dire aux gens de descendre dans la rue. Il y a d’autres formes de manifestations.

Les gens sont très motivés. Les jeunes de l’axe, à commencer par Gnariwada à Wanidara jusqu’au fond, même si vous dites sortez devant les chars, ils sont prêts à sortir, mais il ne faut pas abuser de leur foi, de tout ce qu’ils sont en train de donner pour la cause d’une lutte.

Et aujourd’hui la lutte prend des proportions on se demande pourquoi on se bat, quel est le véritable idéale, quelle est la véritable réclamation parce qu’il y a eu combien d’accord, il y a eu combien de victimes à réparer? On n’a même pas mis en place un système d’indemnisation pour déterminer, l’envergure des dégâts. Combien de commerçants ont perdu leur boutique, qu’on a vandalisée à Madina et autres. Il y a en a qui ont tout perdu, qui ont fermé boutique.

Mais toutes ces victimes-là, aujourd’hui la réclamation tient d’une commune Kindia et une commune de la forêt où Faya a perdu. Donc, est-ce qu’il faut concentrer l’essentiel de notre lutte pour réclamer deux circonscriptions communales. Quel est l’enjeu national de ces deux-là. Donc voilà il y a un certain nombre de question qu’il faut se poser. Nous sommes de l’opposition républicaine, mais il va falloir qu’on revoie les stratégies et si on ne doit pas les revoir, que chacun assume les responsabilités de ces actes.

Une autre faiblesse de l’opposition républicaine, ce qu’on n’a pas un organe de communication spécialisé. D’ailleurs ça fait l’objet d’une réflexion entre les jeunes partis de cette alliance où on s’est retrouvé pour dire il faut qu’on ait un organe officiel de communication. La seule voie c’est quand on finit nos AG on vient on restitue après ça, il n’y a plus de communication. Quand n’importe quel autre acteur politique ici ou ailleurs veut contacter officiellement l’opposition républicaine ou veut ouvrir un débat au sein de l’opposition républicaine il ne peut pas parce qu’il n’y a pas une plateforme. Pourtant chaque parti politique à un site internet. On a des pages Facebook, on est sur Twitter, Watshap, Imo, mais pourquoi pas notre alliance qui est aujourd’hui le rempart de la lutte de l’opposition. Voilà beaucoup de réformes qu’il faut mettre en place et aussi instaurer le droit de vote à l’intérieur du système.

Donc selon vous, l’opposition républicaine d’une part est responsable de ce qui se passe au niveau de l’axe ?

Non pas responsable parce que ce n’est pas elle qui a invité l’Etat à venir militariser, bâillonner ou victimiser. Mais les conséquences de ne pas changer de stratégies amène ce qui est là aujourd’hui. Nous voulons faire une grève civilisée devant des dictateurs qui ont la phobie de toute réclamation. Ils font le Bachar Al Assad devant l’opposition.  

Que pensez-vous de l’installation des PA au niveau cet axe ?

D’abord aucune loi n’autorise cela. Normalement, il n’y a que trois situations dans lesquelles l’armée peut intervenir dans les villes. Si on est en état de siège déclaré par un décret et constaté par l’Assemblée ; un état d’urgence ou en situation de guerre. Aucune de ses trois possibilités n’est réunie. Alors je ne vois pas pourquoi ils vont militariser une zone. Si c’est dans le cadre de la sécurité, il n’y a jamais eu insécurité. Parce que c’est quand il y a manifestation et que les forces de l’ordre viennent pour tirer à balle réelle que les jeunes réagissent. Et la réaction de ces jeunes à main nue avec des pierres est conçue comme étant une brutalité, mais l’utilisation des armes à feu et des gaz excessifs par l’armée et les forces de l’ordre ça c’est perçue comme étant normale. C’est grave.

Par ailleurs, comment vous trouvez que dix mois après les élections locales, il y a toujours des exécutifs communaux qui ne sont pas installés ?

Oui parce que l’Etat fait ce qu’il veut, il n’a pas d’adversaire redoutable pour l’amener à la proportion. Même au temps de l’armée, quand Conté était au pouvoir, les élections municipales dès après le vote, l’installation ne prenait qu’un seul jour. Mais maintenant on est à des mois, ça ne dit rien. L’irresponsabilité des cadres guinéens, leur incompétence à amener ce pays à se mettre à genoux devant le concert des nations. Ce que Sékou Touré dans tout ce qu’on lui crédite, n’a jamais voulu accepté, Lansana Conté la même chose, mais c’est ce qui s’est passé après ces deux hommes. C’est-à-dire que même quand on a été envahi par des rebelles, Lansana Conté a refusé d’avoir une troupe d’intervention, il a dit donné nous des vivres et des médicaments et des armes nous on peut s’occuper de nos ennemis. Et c’est l’un des rares pays où on a éradiqué la rébellion. Donc, je pense qu’on a atteint un niveau d’irresponsabilité dans la gestion de l’Etat qui nous met à genoux.

Quand je vois à la fête d’indépendance on dit 60 ans d’indépendance assumés, c’est que même le mensonge est devenu banal. Il y a un mensonge d’Etat. C’est le gouvernement, le plus grand menteur de l’histoire de la gestion politique. Tout ce qu’ils disent, c’est faux à commencer par le Chef de l’Etat. Ils n’ont jamais dit des choses qu’ils assument et ça viole les lois.

Est-ce qu’un troisième mandat pour le président de la République sera possible ?

Aujourd’hui, Alpha porte cette folie de troisième mandat par d’autres voix. Et bientôt vous allez entendre des mouvements de soutien qui vont commencer par le Foutah pour dire que tellement qu’il travaille alors qu’il doit continuer ses œuvres. C’est pourquoi je dis l’un des faiblesses que nous avons, ce qu’eux, ils font un grand battage médiatique au niveau de la mouvance et de l’Etat, mais l’opposition n’a pas une organisation pour pouvoir asseoir les meilleurs communicants.

 Il y a des gens parmi nous qui sont excellents en communication, qui sont très éloquents. On pouvait faire appel à ces gens pour venir communiquer, asseoir une stratégie et montrer à l’humanité ce qui est en train de se faire parce qu’au-delà du discours, on ira au coup de poing. Le président s’amuse quand il pense qu’il va faire un troisième mandat et s’asseoir ici dans le calme. Ce n’est pas possible.

Votre message

Premièrement, j’invite les membres de l’opposition républicaine à accepter que nous devons ouvrir un débat correct à l’intérieur et faire des reformes et avoir de nouvelles stratégies. L’UMP les invite à cette réflexion.

Deuxièmement, c’est de dire aux gens souvent les gens ont tendances de faire partager les responsabilités. Nous refusons de partager ces responsabilités. Si l’administration a tué 103 personnes, ils ont détruits des domiciles, bâillonnés les gens, militarisés les zones et aujourd’hui ils refusent que nos enfants aillent à l’école. Ils sont en train de faire un tri sélectif des syndicats et ils sont en train de leur couper les primes de survie parce qu’il n’y a pas de salaire en Guinée. Ce sont des primes de survie que nous avons. Donc, ce qui est en soi non-assistance de personne en danger. Si vous n’avez pas de quoi manger, vous loger, vous déplacer donc, c’est votre survie qui est menacée. L’Etat a le devoir de pourvoir à cela. Ils ne le font pas. D’ailleurs, ce sont eux qui créent cette situation et l’aggrave. Tous ces maux ressentis par la société ne sont que de la responsabilité stricte de l’Etat. Il ne faut pas partager ça entre l’Etat et nous.

D’ailleurs, le président Alpha a la chance d’avoir le meilleur opposant en face et ce meilleur opposant pour lui, c’est lui qui l’embête de moins. Si moi, j’étais le chef de file de l’opposition, il n’aurait jamais dormi pendant tout ce temps ou bien il aurait réglé l’essentiel du fonctionnement des institutions.

Entretien réalisé par Sadjo Diallo

Conflit domanial à Wonkifond (Coyah): Menacé de mort, Moukarim n’entend pas baisser les bras

Le planteur et opérateur économique Guineo-libanais Joseph Moukarim est victime d’appropriation illégale de ses domaines par des individus dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah, notamment à Kofry, Katanta et Yelemengueya.

Depuis des années, un conflit domanial l’oppose à un certain Ibrahima Bérété. Ce dernier, sous l’appui de N’Famory Kourouma de la présidence continuerait ses travaux, nonobstant, les nombreuses batailles judiciaires perdues face à Moukarim.

Il faut rappeler, en 2013 M. Ibrahima Bérété aurait été trompé en achetant trois hectares dans les mains des coutumiers dans le domaine de M. Joseph Moukarim dont les titres fonciers faisant foi de sa propriété. A la suite de cette occupation illégale une plainte sera déposée auprès des autorités de Wonkifond pour le faire quitter des lieux. Suite à une réunion des autorités préfectorales de Wonkifond et communales de Coyah en présence de l’occupant, il a été confirmé à M. Bérété que la parcelle occupée fait partie de la plantation appartenant à la famille Moukarim depuis 1932. Ainsi le conseil préfectoral avait ordonné au sous-préfet d’alors M. Aly Bangoura qui avait signé l’acte de cession sans ce référé aux collectivités de Wonkifond d’annuler l’acte de cession établi en faveur de M. Bérété. Une décision qui sera appliqué le 12 mars 2015.

Mais comme si de rien était, Ibrahima Bérété continue d’occuper les lieux où il pratique actuellement une ferme avicole.

Outre, l’intéresser va s’adresser au président de la République, qui par la suite va instruire à son ministre Conseiller spécial Elhadj Mohamed Lamine Fofana de gérer l’affaire.

Pour sa part, Joseph Moukarim après plusieurs entretiens avec le ministre Conseiller Spécial, a adressé à son tour une lettre au chef de l’Etat, lui relatant la genèse de l’affaire. Sur la même lancée, le Guineo-libanais a profité de l’occasion pour informer qu’il est la proie d’un groupe de personne. « J’ai été victime d’agression physique suivie des menaces de mort », nous a-t-il confié.

Mais jusque-là, le président de la République n’aurait pas répondu à ce courrier nous déclare un proche de Moukarim.

Il faut souligner qu’après cette agression, en décembre 2016, un certain N’Famory Kourouma, travaillant à la présidence, à la tête d’un commando de bérets rouges et de gendarmes, aurait occupé illégalement le domaine, détruisant les plantations et les arbres fruitiers de cinquantenaires et la haie de bambou. Puis, en collaboration avec l’habitat de Coyah, l’intéressé aurait morcelé et vendu des terrains de Moukarim. Ainsi d’autres groupe à la tête, les sieurs Aboudou Soumah et Sekou Bangoura, feraient la même chose.

A noter que dans une décision judiciaire, il a été ordonné au sieur Ibrahima Bérété de libérer les lieux.

D’ailleurs le procureur général, près de la Cour d’appel de Conakry dans une réquisition autorise le Haut commandant de la gendarmerie a exécutée cette décision judiciaire. Mais, « il y a une lenteur d’exécution des décisions judiciaires », déplore Joseph Moukarim.

Mais cette fois-ci, il estime qu’après « la vacance judiciaire, à partir du mois de novembre on va relancer le dossier au niveau du Haut commandement de la gendarmerie nationale conformément à la décision judiciaire pour qu’on puisse aller déguerpir ceux qui sont installés illégalement dans mes domaines », a-t-il prévenu.

Il faut signaler que Joseph Moukarim est né en Guinée. Son grand père est arrivé en Guinée en 1915. En 1932, ce dernier se serait approprié des domaines Kofry, Kantanta et Yelemengueya, d’où l’appellation de ces zones, Moukarimya, dans la sous-préfecture de Wonkifond à Coyah.

Affaire suivre…

Amadou et Sow Telico

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