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C'est dans une ambiance chaleureuse que le Roi du Maroc est arrivé, le 1er décembre 2016, à l'aéroport Nnamdi Azikiwe d'Abuja, en visite officielle où il a été accueilli par le Vice-Président de la République Fédérale du Nigeria, Monsieur Yenni Osinbajo, puis par le Ministre du Territoire de la capitale fédérale, Monsieur Muhammad Musa Bello, qui lui a remis les clés de la ville d'Abuja, un honneur réservé aux hôtes de marque de cette cité et ce, pendant que des troupes folkloriques exécutaient des danses et des chants traditionnels pour lui souhaiter la bienvenue.

Cette visite officielle du Souverain marocain au Nigeria, la première d'un Roi du Maroc en terre nigériane et la 3ème étape de la seconde partie de la tournée africaine du Roi Mohammed VI, est inédite et historique  dans le sens où elle ouvre grand la porte à une coopération franche, sincère et bénéfique au service des peuples nigérian et marocain dans le cadre de la mise en oeuvre d'un partenariat "Gagnant-Gagnant" et d'une coopération Sud-Sud forte, agissante et solidaire.

Le lendemain, soit le vendredi 02 décembre 2016, le Souverain du Maroc est arrivé au Palais Présidentiel escorté par un orchestre de la Garde Présidentielle où il a été reçu officiellement  par le Président Muhammadu Buhari.

Au terme de cette cérémonie officielle d'accueil, les deux Chefs d'Etat ont accompli la Grande Prière du vendredi à la Mosquée Nationale d'Abuja, haut lieu de culte et symbole de l'unité des Musulmans du Nigeria, à l'issue de laquelle le Roi Mohammed VI a fait don d'un lot de 10 000 exemplaires du  Saint Coran aux parties en charge de la gestion des affaires religieuses pour qu'ils soient distribués dans toutes les Mosquées de la République Fédérale du Nigeria.
A ce sujet, Sheikh Ibrahim Sadik Al Husseini, Président du Conseil des Fatwas au Nigeria, a confirmé que la visite du Roi Mohammed VI au Nigeria, de part son statut de Commandeur des Croyants, est la preuve irréfutable de l'engagement du Maroc  à faire revivre les liens historiques et spirituels entre les deux pays.

Par la suite, les deux Chefs d'Etat ont eu des entretiens en tête-à- tête au cours desquels le retour du Maroc au sein de l'Union Africaine et le dossier des provinces sahariennes marocaines ont été longuement évoqués. Un large tour d'horizon a également été fait par les deux Chefs d'Etat sur les questions qui secouent la région, le continent africain et la scène internationale, notamment le terrorisme, la criminalité internationale, le trafic de drogue, la Syrie, le Yémen et le conflit israélo-palestinien.

La coopération bilatérale et les moyens de la renforcer et de la développer, tout particulièrement dans les secteurs religieux, sécuritaire et économique ainsi que la création d'une usine d'engrais alimentée par les phosphates marocains et nigérians figuraient aussi au menu de leurs entretiens.

S'agissant du retour du Maroc au sein de l'Union Africaine (U.A), il y a lieu de noter que le gouvernement nigérian, par la voix de son   Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Goeffrey Onyeama, s’est félicité de la décision du Maroc de regagner son siège au sein de l’U.A, la qualifiant de «développement bienvenu», tout en ajoutant que, et je le cite : «Le Maroc est un pays important, et qu'il n’est pas dans l’intérêt, ni de l’Union Africaine ni celui du Maroc que le Royaume du Maroc reste en dehors de l’organisation continentale car le Maroc est un pays qui a atteint un niveau élevé de développement économique et a une grande contribution à apporter aux efforts de développement dans le continent".
A l'issue de leurs entretiens, le Roi Mohammed VI et le Président  Muhammadu Buhari ont co-présidé la cérémonie officielle de signature de deux conventions de partenariat pour le développement d’une plateforme de production d’engrais au Nigéria, pour la première, et le développement du marché des engrais au Nigéria, pour la seconde, ainsi que cinq autres accords bilatéraux portant  sur l'exemption des visas pour les passeports officiels diplomatiques et de service,  la coopération en matière de pêche maritime, les services aériens et de  coopération dans le domaine des énergies renouvelables, de même qu'il a été signé un mémorandum d'entente dans le domaine agricole.

Enfin, le Président de la République Fédérale du Nigeria a offert un dîner officiel à son Illustre hôte, le Roi Mohammed VI, auquel ont pris part des membres de la délégation qui l'accompagne, des membres du gouvernement du Nigeria, des opérateurs économiques nigérians et  plusieurs hautes personnalités civiles et militaires.

Au final, la visite du Roi Mohammed VI exprime, bel et bien, la volonté du Maroc, portée au plus haut niveau, de diversifier ses partenariats en Afrique et d’étendre le modèle de coopération Sud-Sud qu'il a développé avec ses partenaires traditionnels sur le continent africain. Cette officielle présage aussi que les relations économiques et commerciales entre les deux pays sont promises à un bel avenir.

Elle démontre également la détermination du Maroc à accompagner le Nigeria dans ses efforts de réforme dans le cadre d’une coopération Sud-Sud fructueuse et mutuellement avantageuse et sa volonté d’insuffler une dynamique nouvelle à ces relations dans tous les domaines afin de les hisser au niveau des aspirations des deux peuples frères, tout en capitalisant sur les complémentarités des deux pays.

Après avoir conquis le respect, l'estime et le coeur des peuples tanzanien, rwandais, éthiopien, malgache et, maintenant nigérian le Roi Mohammed VI reprendra très bientôt son bâton de pèlerin et de défenseur sincère et efficient des intérêts des peuples africains pour se rendre en Zambie, 4ème étape de la seconde partie de son périple africain.

Farid Mnebi

 

 

La déclaration du directeur général de la police du côté de Nzérékoré au sujet de la "présidence à vie" pour Alpha Condé continue de susciter le débat dans la cité. En réagissant sur ce propos sur les GG, le leader du Bloc Libéral -BL- estime qu’en occupant le poste de directeur général de la police, Bangaly Kourouma pense que c’est Dieu qui la saluer avec la main droite.  

"Dans notre pays, il y’a une chose qui doit changer. Aussi longtemps qu’on doit nommer les gens dans ce pays, parce qu’ils sont liés ethniquement, régionalement ou confessionnellement à quelqu’un, on aura des phénomènes comme ça", déclare Faya Millimouno.  

"Selon les descriptions des gens, quelqu’un qui ne serait pas un bon commissaire d’une police d’un quartier, on le met comme directeur général de la police. Pour lui, c’est Dieu qui la saluer avec la main droite. Il faut prier pour que ça ne finisse plus. Il a oublié que nous sommes une République. Il est en train de souhaiter que nous soyons un royaume", déplore-t-il.

Faya Millimouno affirme que si c’était dans un état de droit, le procureur allait se saisir du dossier.  "Je croix que si nous étions un pays sérieux, le procureur se serait déjà fait entendre et même le Président de  la République s’il veut prendre clairement la distance vis-à-vis des déclarations de ces genres, n’aurait pas entendu pour limoger ce monsieur et le mettre sous contrôle judiciaire.

Parce que la Guinée ne perdra pas grande chose. Il y’a des gens plus compétent que lui au niveau de la police", soutient le président du BL.

 Avant de couper court en ces termes : "si Koro (Alpha Condé, ndlr) pense à un troisième mandat, il aura tout le peuple devant lui".

Plus loin, le leader de la quatrième force politique du pays, affirme qu’on veut détourner l’attention du peuple sur les problèmes réels pour les faire écouter un certain Kourouma qui parle d’une présidence à vie.

"Bangaly Kourouma devait s’occuper de la question de l’insécurité qui bat son plein en Guinée au lieu d’aller réconcilier les militants d’un parti politique. Ce n’est pas son rôle. Il faut que les gens sortent de la démagogie", indique Dr Faya.  

"Il faut qu’il y ait la sécurité pour les gens. On est endeuillé tous les jours sur les routes guinéennes. Les coupeurs des routes qui travaillent, les routes cabossées qui font des accidents, des gens qui sont attaqués  dans leurs chambres, ce sont des problèmes réels", conclut le président du BL.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95

 

Le président guinéen Alpha Condé s’était engagé à rompre avec les pratiques clientélistes de ses prédécesseurs dans l’attribution des contrats d’exploitation miniers. Des enregistrements que France 24 s’est procurés montrent qu’il n’en est rien.

France 24 est en mesure de faire de nouvelles révélations concernant la bataille titanesque pour l’attribution, en Guinée, de la concession de l’un des plus grands gisements de minerai de fer au monde. Selon des enregistrements que nous nous sommes procurés, le recours aux intermédiaires et aux commissions auquel le Président Alpha Condé entendait mettre un terme est toujours en pratique.

Soupçons de corruption

Depuis plusieurs semaines, les révélations sur des soupçons de corruption autour de juteux contrats miniers en Guinée se multiplient. À la mi-novembre, le géant minier anglo-australien Rio Tinto admet avoir payé une commission à un proche du président Alpha Condé pour obtenir gain de cause sur le gisement géant de Simandou. Le président guinéen nie toute malversation et affirme n’avoir pas été au courant que son conseiller, le banquier français François de Combret était rémunéré par Rio Tinto. Mais selon des informations exclusives recueillies par France 24, le pouvoir guinéen était au moins au courant des initiatives de de Combret envers les groupes miniers impliqués à Simandou.

Depuis plusieurs années, Simandou est l’enjeu d’une lutte féroce entre le pouvoir, Rio Tinto et l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz. À son arrivée à la présidence en 2010 après des décennies de dictature, Alpha Condé décide de remettre à plat le secteur minier, en révisant les contrats. En réécrivant le code minier. La bonne gouvernance est son credo, avec l’appui de l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, et de George Soros, milliardaire américain et philanthrope. Il décide de frapper les esprits en retirant à BGSR, la société de Steinmetz, sa licence pour l’exploitation géante de Simandou, dont il affirme qu’elle a été obtenue frauduleusement sous la dictature.

De nouveaux rebondissements

Mais, depuis plusieurs mois, le vent tourne. Les allégations de corruption à l’encontre de l’entourage proche du président liées à de nouveaux contrats miniers se multiplient.

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La 15e Assemblée des Etats signataires du Statut de Rome se tient à La Haye, aux Pays-Bas, jusqu'au 24 novembre 2016. C’est un temps fort pour la Cour pénale internationale (CPI), au moment où trois pays africains – Burundi, Afrique du Sud et Gambie – ont annoncé leur retrait de la CPI. La Russie, elle, avait signé le traité, mais ne l’avait pas ratifié, et les Philippines viennent d’annoncer leur intention de se retirer de la Cour. Bref, les mauvaises nouvelles s’accumulent pour la procureure générale de la CPI, Fatou Bensouda, qui est l'invitée de RFI ce matin.

RFI : Le Burundi, l’Afrique du Sud et la Gambie ont annoncé leur retrait de la CPI. Avez-vous engagé des discussions ou allez-vous le faire pour que notamment l’Afrique du Sud, poids lourd de l’Afrique, revienne sur sa décision ?

Fatou Bensouda : D’abord, il est clair que ces développements sont décevants. Il s’agit bien sûr de décisions souveraines, mais se retirer de la première Cour pénale internationale universelle et permanente risque de priver ces Etats de la possibilité de prévenir de crimes internationaux et de lutter contre l’impunité de leurs auteurs. A la CPI, nous allons continuer néanmoins de travailler sans relâche à ces deux objectifs. D’ailleurs, le président de l’Assemblée des Etats membres du statut de Rome, le ministre sénégalais de la Justice, monsieur Sidiki Kaba, a demandé à ces trois Etats de reconsidérer leur défection.

Craignez-vous une contagion, ce qu’on appelle l’effet domino, d’autres retraits ?

Ce qui va se passer demain, je ne peux pas le prédire. Mais le plus important, c’est que la Cour continue à bénéficier du soutien de tous les Etats, enfin que toutes les victimes de crimes les plus graves aient une chance de voir la justice rendue. Je continuerai à accomplir mon mandat de façon indépendante et impartiale, sans crainte ni faveur.

Il y a cette critique, la CPI aurait une obsession, l’Afrique. Que répondez-vous ?

Cette critique n’est pas fondée. La majorité des affaires concernant le continent africain a été déférée par les Etats eux-mêmes dans le plein exercice de leur souveraineté. C’est le cas de la République démocratique du Congo, de la République centrafricaine (deux fois), du Mali, de la Côte d’Ivoire, et encore récemment du Gabon. En ce qui concerne le Soudan et la Libye, je dois rappeler la réalité des faits. Dans ces deux cas, c’est le Conseil de sécurité des Nations unies qui a saisi la Cour avec le soutien des Etats africains, membres non permanents du Conseil. La saisine concernant le Darfour avait aussi été recommandée par le groupe d’experts africains qui avaient travaillé sur la situation. Si j’ai une obsession, une seule, c’est de répondre aux attentes des milliers de victimes qui veulent que la justice soit rendue. Ça, c’est mon obsession.

Concernant l’Afghanistan et les crimes documentés, commis par les militaires américains, on voit mal comment un militaire américain pourrait être jugé par la CPI. Mais l’important, n’est-il pas aussi de rendre publics ces crimes qui seront connus par tous, grâce aux médias, aux réseaux sociaux. C’est aussi une façon de pointer un Etat qui, dans ce cas-là, va certainement ne pas apprécier cette publicité ?

Il faut comprendre que la Cour est compétente sur les crimes commis sur le territoire d’Etats parties au statut de Rome. Ceci vaut également lorsque ces crimes auraient été commis par des ressortissants d’un Etat qui ne fait pas partie de la Cour pénale internationale. La Cour est compétente en Afghanistan depuis le 1er mai 2003. Si donc, les Américains y ont commis des crimes de guerre après cette date, ces crimes pourraient faire l’objet d’une enquête. Il ne s’agit pas pour moi de faire une bonne ou une mauvaise publicité, mais d’expliquer mon mandat et les activités de mon bureau qui en découlent.

Ne faut-il pas que l’Afrique se dote d’une Cour pénale permanente qui travaillerait peut-être avec la CPI ? N’est-ce pas la solution pour faire taire les critiques à l’encontre de cette encore jeune justice internationale ?

Moi, je crois que la justice doit d’abord en priorité être rendue par les juridictions nationales des Etats concernés. Si ces Etats estiment qu’une juridiction supranationale doit les aider, alors la CPI est là. La tâche est énorme. Si d’autres initiatives véritables se font jour, nous ne pouvons que nous en féliciter dans la mesure où nous travaillons tous en vue du même objectif : c’est de lutter contre l’impunité de façon véritable, indépendante et impartiale.

Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour la CPI. Les Philippines annoncent se retirer de la Cour et par ailleurs, la Russie enlève sa signature ?

Il faut clarifier : la Russie n’a jamais ratifié le statut de Rome. Elle n’est donc jamais devenue un Etat partie. La décision de récuser sa signature n’a donc pas d’impact direct sur notre travail en cours. Cela complique bien sûr notre enquête en Géorgie, la Cour continuera son travail et n’est pas face à une crise. Je suis certaine que de plus en plus, nous aurons le support de la communauté internationale et la crédibilité de la Cour dépend de notre habilité de remplir notre mandat d’une manière indépendante et impartiale.

Un mot plus personnel peut-être, vous êtes Gambienne. La Gambie a annoncé son retrait de la CPI. C’est une immense déception pour vous ?

Vraiment, il est clair que ce développement est décevant. Je prends la Gambie, comme les autres Etats. Et ce n’est pas personnel. Je suis là pour tous les Etats parties.

Source: RFI

 

Située à plus de 500 km de Conakry et à 120 km de Labé, la préfecture de Mali a vécu un week-end très agité suite aux violences  provoquées par le Commandant du Bataillon d'Infanterie, le colonel Issa Camara, décrit par les citoyens comme un zélé et barbare.

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