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Ils ont marché ce lundi matin à Conakry pour protester contre l’assassinat d'un des leurs confrères, Elhadj Mohamed Diallo du site internet Guinee7.com tué vendredi par balle au siège l’Union des Forces Démocratique de Guinée UFDG. Voici le récit de cette marche.

Très tôt ce matin, une centaine de journalistes accompagnés par la présidente de la Haute Autorité de la Communication, Martine Condé, le ministre de l’Enseignement professionnelle, de l’Emploi et porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, des responsables des médias ainsi que des acteurs de la société civile se sont fait  entendre sur l’assassinat de leur confrère tué dans l’exercice de ses fonctions.

Les manifestants habillés en blanc étaient munis des pancartes et des banderoles sur lesquelles on peut lire "Journalistes tués, un mort de plus, un mort de trop, nous réclamons justice".  

Arrivé au ministère de la Justice, les journalistes ont fait une déclaration dans laquelle ils ont dénoncé le manque de sécurité des journalistes. C’est pour cette raison que cette marche est initiée pour mettre fin à l’impunité contre les journalistes. "La presse unie comme un seul homme réclame que la lumière soit faite afin que la justice soit rendue" déclare, Mame Fatoumata Diallo.

En réponse aux journalistes mobilisés devant son Département, le ministère de la Justice et Garde des Sceaux, Me Cheick Sakho, a promis  que la  justice fera toute la lumière pour savoir qui a tué ce journaliste.

 "La justice fera son travail. Elle cherchera à savoir qui a tué ce journaliste. Elle cherchera à savoir s’il y a des commanditaires derrière cet acte. Et chacun y répondra de ses actes devant la justice", promet Me Cheick Sakho.

"Dans ce cas de figure, dira-t-il, il faut que dans ce pays qu’on dépasse le clivage politique, religieux, ethnique pour faire face à la justice", martèle enfin Me Cheick Sacko.

Ibrahima Hôre Saala BAH

+224 664 64 48 95  

Près de quatre mois après l'élection présidentielle d'octobre 2015, la Mission d'observation électorale de l'Union européenne -MOE-EU- a présenté ce vendredi son rapport. Ainsi, elle a noté assez d'insuffisances dans l'organisation de ladite élection par les principaux acteurs notamment commission électorale nationale indépendante -Ceni-.

Parmi lesquelles, la MOE-UE cite le cadre juridique caractérisé par des insuffisances et des lacunes en matière électorale. Pour cela, elle préconise la création d'une autre juridiction capable de gérer les contentieux électoraux avant la cour constitutionnelle.

En ce qui concerne l'administration électorale, le chef de la MOE-UE, Frank Engel, déplore qu'elle soit aussi caractérisée  par des insuffisances marqués par des insuffisances logistiques et de distribution des cartes électorales. Pour lui, le fichier électoral  actuellement en cours de validité est "loin d'être adéquat".

Pour ce qui est de la campagne électorale, la Mission a déploré les incidents ayant entrainé des morts, des blessés et des dégâts matériels importants. Dans le rapport, on notre également avec satisfaction l'implication de la société civile et des médias avec les mesures de régulation imposées par la Haute autorité de la Communication -HAC-.

Evoquant la journée électorale, la MOE-UE affirme qu'il y a eu des insuffisances et des difficultés logistiques et organisationnelles dans la majeure partie des bureaux de vote.

"Le jour du scrutin a été caractérisé par de fortes difficultés logistiques et organisationnelles, confirmant la préparation insuffisante  de la Ceni en vue des opérations de vote", relate M. Engel.

Il fait également mention de la modification de 34% des procès-verbaux des commissions administratives de centralisation de votes -CACV entrainant de "nombreuses erreurs mathématiques dans les chiffres retenus/publiés, en particulier dans le nombre de bureaux de vote".

"Par ailleurs, poursuit M. Frank Engel, la Mission regrette fortement que la Ceni n'ait pas réalisé de publication des PV des BV alors que cette diffusion constitue une garantie importante de transparence du scrutin et du droit des candidats  à un recours effectif en cas de contestation éventuelle de la régularité des opérations électorales devant la cou constitutionnelle".

La MOE-UE n'a pas non plus épargné la cour constitutionnelle sur son rôle.

"La cur constitutionnelle a manifestement  privilégié une interprétation restrictive  de son rôle de veille  sur la régularité des opérations électorales, se limitant à statuer sur la base des éléments présentés  par les requérants (candidats, ndlr) (...) ne faisant que très modérément usage de ses pouvoirs d'officie et d'instruction", regrette-t-elle. Ce qui, aux yeux de la MOE-UE, "n'est pas de nature à garantir  pleinement le droit de recours effectif des candidats au scrutin".

Sur la base de ses constats, la MOE-UE a fait des récommandations dont entre autre la garantie de la sécurité juridique duc cadre légistlatif applicable aux élections,  la garantie à tout citoyen de se porter candidat, conformément aux traités internationaux signés par la Guinée,  l'amélioration de l'encadrement du financement des partis politiques et des campagnes électorales, la garantie de la sincérité, de la transparence et la crédibilité des élections en renforçant le droit à un recours juridique effectif à toutes les étapes du processus électoral, la garantie de l'indépendance de la Ceni et le renforcement de ses capacités techniques et logistiques, le renforcement des capacités des partis politiques, etc.

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

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Freetown - La mairie de Freetown, la capitale sierra-léonaise, a annoncé ce week-end avoir pris des mesures contre des pilleurs de tombes qui ont vandalisé en deux mois 250 sépultures à travers la ville.

Deux cent cinquante tombes ont été vandalisées par des inconnus dans trois cimetières de la capitale au cours des deux derniers mois, a affirmé le Conseil municipal dans un communiqué diffusé samedi.

Selon des témoignages recueillis dimanche, les pilleurs ont notamment emporté des cercueils et bijoux.

Avec plus de trois millions des quelque 6,5 millions d'habitants du pays, Freetown compte sept cimetières, dont le plus grand, celui de Kingtom, dans le quartier des affaires, comprend plus de 6.000 tombes où reposent environ 60% des victimes de la récente épidémie d'Ebola.

Selon des responsables municipaux, les pilleurs ont sévi dans les cimetières de Kingtom, Ascension Town (ouest) et Kissy Road (est), commettant des dégâts dont le montant n'a pas encore été évalué. On ignore également le nombre des malfaiteurs et s'ils agissaient en bande ou seuls.

Ces pillages constituent une honte pour le pays, a déclaré un responsable du Conseil municipal, Sulaiman Zainu-Parker, cité par la radio nationale.

Pour endiguer ces actes infâmes, a-t-il dit, la mairie a maintenant mis en place un dispositif de surveillance des sept cimetières de la ville qui fonctionne 24 heures sur 24 et comprend des policiers armés.

Auparavant, les lieux étaient surveillés par des gardiens ne disposant que d'une matraque, a expliqué l'un d'eux à la radio nationale, Abdul Rahman, affecté à Kingtom.

Selon lui, les pilleurs agissaient généralement au milieu de la nuit quand les cimetières sont fermés.

A Kingtom, les vandales et les mécréants ont utilisé des pioches, des marteaux, des pelles et d'autres sortes d'outils pour éventrer des stèles et caveaux, volant des cercueils, bijoux et même des vêtements des morts, a-t-il raconté, estimant que les coffres funéraires dérobés étaient revendus à des entrepreneurs de pompes funèbres peu scrupuleux.

Des habitants ont raconté dimanche à l'AFP comment des tombes de leurs proches avaient été pillées.

L'un d'eux, Raymond Taylor, a rapporté que le caveau familial à Kingtom a été ouvert par des inconnus, qui l'ont délesté du cercueil de son père, en bois d'acajou, ayant coûté environ 1.000 dollars.

Fatu Sheriff a de son côté a indiqué que la tombe de sa tante enterrée à Ascension Town a été ouverte et ses bijoux, y compris son alliance, emportés. Il est temps que cela s'arrête, a-t-elle dit.

AFP

 

Elhadj Mohamed Diallo, tué vendredi 5 février 2016, aux alentours du siège de l'Union des forces démocratiques de Guinée -UFDG- a rejoint sa dernière demeure hier dimanche au cimetière de Koloma-Soloprimo, dans la commune de Ratoma.

Ils étaient des centaines -journalistes, parents, amis et alliés- à se rendre aux funérailles de ce journaliste fauché par balle en plein exercice de sa profession.

C'est dans l'après de ce dimanche 7 février que l'illustre disparu, mort l'arme (stylo, carnet, téléphone) à la main, a été enterré en présence de ses confrères, parents, amis, connaissances et des responsables d'ong de défense des droits de l'homme.

Que de pleurs pour ce jeune journaliste parti à la fleur de l'âge laissant derrière lui, une veuve et une fillette de quatre ans.

Faut-il noter également que le gouvernement est représenté à ces funérailles par le ministre de la Communication, Rachid N'Diaye accompagné du directeur du Bureau de presse de la présidence de la République, Moussa Cissé.

L'enterrement en images