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Après une enquête dans les quatre régions naturelles de la Guinée, les jeunes chercheurs en collaboration avec Search for Common Ground ont présenté vendredi leur rapport à Conakry.

Tout d’abord, Mr .Sosthène Nsimba, le coordinateur  régional du (SFCG) a,  dans un discours,  rappelé que c’est un  enquête qui  a depuis mars 2014. "Ce projet à trois aspects novateurs. Elle concerne, ensemble, trois pays à savoir la Sierra Léone, la Guinée et le Liberia", a-t-il précisé.

"En Guinée, trente six jeunes ont été réunis, au Liberia vingt cinq et en Sierra Léone vingt cinq", ajoute M. Nsimba.

Pour sa part, le coordinateur  des jeunes de l’Union du fleuve Mano et chercheur,  Aboubacar Condé, a souligné qu’il parle de l’enquête et de recherche. Ce qui veut dire qu’ils ont des résultats.

Les enquêteurs notent que dans ces trois Etats, il y a de la violence intercommunautaire et de la violence de rue. "C’est une violence qui se fait dans plupart des communautés. Ce sont les jeunes qui sont très souvent à l’avance dans le cadre de la manifestation de cette forme de violence", expliquent-ils.  

Le représentant du ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et  de l’Enfance  -MASPFE-,   Sékou Konaté, a promis de transmettre officiellement les préoccupations des jeunes et des enfants de Guinée. "C'est un message fort adressé aux autorités des pays concernés", conclut-il.

Aboubacar Pastoria Camara

L'Union des forces républicaines -UFR- de Sidya Touré  a tenu son assemblée générale ce samedi en présence des militants et sympathisants. Le député uninominal du parti à  Kaloum a rassuré tout le monde de la santé de l'UFR. baïdy Aribot a invité les uns et les autres à se mobiliser pour les prochaines élections locales. (Extrait de son discours)

"L’UFR est le plus grand parti de ce pays. C’est le seul parti qui a un caractère national. L’ avenir de ce pays appartient à l’UFR. Tant mieux pour ceux qui comprendront cela. Ils n’ont qu’à dire que même le siège de l’UFR a disparu. Il n’ont qu’à dire  que l’UFR est inexistante, c’est leur problème.  Nous nous savons ce que nous voulons pour ce pays, pour ses populations, et pour le bien de nos militants. Nos militants sont convaincus  dans les quartiers et partout. Ils savent  que l’UFR est le parti de l’avenir.  Les campagnes d’intox contre l’UFR ne passeront pas et  ne passeront jamais.  Dans sous peu,   ils  le sauront !

Tous  les jours que Dieu fait, le siège est rempli et les gens  ont confiance au parti. Ce n’est pas  une personne qui fait l’UFR, c’est vous les militants.  Si les élections sont transparentes dans ce pays, aucun parti ne pourra battre l’UFR. »

Sur les communales.

"Battez-vous pour avoir des élus dans  les  communes. Ils   vous aiderons à avoir des projets d’investissements. Surtout pour ceux qui veulent faire de la saponification, de la teinture,  la pêche, l’agriculture,  ainsi de suite, …

Ces projets  vont vous permettre d’avoir des revenus supplémentaires.  Ils vous permettront d’aider  vos familles,  vos enfants, vos femmes, vos époux, et à subvenir  à vos besoins supplémentaires.

Allez dans les quartiers et secteurs    pour sensibiliser les  militants et les indécis  sur l’utilité de  remporter ces élections communales et locales à venir."

Amadou Kendessa Diallo

+224 664 24 54 78

Les Gabonais votaient hier pour élire leur président. Ce dimanche après-midi, Jean Ping, principal opposant à la réélection d'Ali Bongo, s'est déjà proclamé vainqueur à Libreville, à partir des chiffres collectés par l'opposition. Ce alors que les résultats officiels ne seront communiqués que mardi à 17h, a fait savoir le ministère de l'Intérieur. Le camp présidentiel n'a pas encore réagi à ces déclarations.

A son quartier général, à Libreville, plusieurs centaines de militants rassemblés dimanche après-midi criaient et chantaient pour célébrer leur victoire. Jean Ping a parlé à la presse, il a dit : « Je suis l'élu ». « Au moment où je m'exprime devant vous, les tendances générales nous donnent vainqueurs », a-t-il déclaré. Ensuite, il a accusé le pouvoir d'un coup de force parce que le porte-parole d'Ali Bongo hier a annoncé qu'il était en mesure de dire que le chef de l'Etat serait réélu.

Jean Ping a cité notamment le cas de la province de l'Estuaire, l'une des neuf provinces du pays, où il aurait gagné dans tous les bureaux de vote.

Il se base en fait sur les chiffres de l'opposition puisque depuis le début des dépouillements, les militants de Jean Ping compilent les résultats en ayant accès aux procès-verbaux. En effet, chaque représentant de l’opposition obtient une copie des procès-verbaux et ces documents sont rassemblés dans vingt postes de saisie, connectés à un système central, via un réseau satellite, et cela afin de transmettre les chiffres au quartier général (QG) de Libreville.

Jean Ping parle également d'un raz-de-marée dans le nord du pays, et dit qu'il ne sait pas comment Ali Bongo pourrait se déclarer vainqueur.

Il estime qu'un quadrillage de la ville serait prévu, il a parlé au conditionnel, et que certains craignent un coup de force justement du pouvoir. En tout cas, il a ajouté que ses militants pouvaient maintenant célébrer la victoire, et que les résultats compilés par l'opposition étaient « crédibles », puisque l'opposition a accès aux procès-verbaux. Il a demandé au président Bongo de se montrer « fair-play », d'accepter les résultats. Il est sorti devant la foule de ses partisans qui a chanté l'hymne national.

Côté pouvoir enfin, le porte-parole d’Ali Bongo, Alain-Claude Billie By Nze, avait auparavant parlé d’une tendance inverse, avec de l’avance pour le président. Il a ajouté que rien ne pourra inverser cette courbe. Il ne donne pas de chiffres, disant vouloir attendre l’annonce officielle de la Commission. Il accuse, en tout cas, l’opposition de jouer un jeu dangereux, de manipuler les résultats et de préparer la contestation électorale.

Enfin, le ministère de l'Intérieur, qui doit annoncer les résultats officiels, a envoyé un communiqué indiquant que ceux-ci seront rendus publics mardi à 17h.

RFI

En mars 2015, le plus grand producteur d'aluminium chinois, China Hongqiao Group, signait un accord avec la Guinée pour sécuriser son approvisionnement en bauxite. Si le gouvernement guinéen voit d'un bon œil le pays s'intéresser à ses ressources naturelles, l'appétit chinois pour la bauxite n'a pas que des conséquences économiques positives et peut provoquer de sérieux dégâts environnementaux.

Depuis plusieurs mois, la Chine investit en Guinée dans le secteur des ressources naturelles. Producteur important d'aluminium, l'Empire du Milieu est en quête constante de bauxite, minerai à partir duquel se fabrique le métal. Avec 7,4 milliards de tonnes de bauxite dans son sous-sol, la Guinée dispose à ce jour de 26 % des réserves mondiales. La demande chinoise en bauxite devrait atteindre 51,4 millions de tonnes d'ici à 2019, c'est donc naturellement que les producteurs d'aluminium se tournent aujourd'hui vers le marché guinéen pour maintenir une activité qui va crescendo.

Cet engouement chinois pour la bauxite guinéenne est très bien accueilli par le gouvernement en place qui voit là l'occasion de faire naître de nombreuses opportunités économiques, que ce soit en termes de création d'emplois ou d'exportations.

 « Nous avons récemment lancé la production d'un projet novateur d'exportation de bauxite avec un consortium Sino Guinéen qui regroupe China Hongqiao Group Limited, Winning, Yantai Port Group et UMS et qui prévoit une approche permettant une croissance rapide de la production et une large implication de partenaires locaux. Ce consortium est le premier nouvel exportateur de bauxite de Guinée depuis 15 ans », expliquait fin novembre 2015 le président Condé aux médias chinois au sujet du consortium formé pour développé l'extraction de bauxite sur le territoire guinéen. 200 millions de dollars vont être investis avec l'objectif d'arriver à sortir 10 millions de tonnes du minerai convoité.

Pour Alpha Condé, il s'agit de diversifier les champs d'action pour profiter au maximum des avantages qu'ont à offrir les relations bilatérales entre les deux pays : « Je souhaite un partenariat stratégique global avec la Chine qui couvrira les mines, l'énergie, les infrastructures, l'agriculture etc.  » déclare-t-il. Problème : si la bauxite permet à la Guinée de renforcer sa collaboration avec la Chine et lui laisse entrevoir d'importantes retombées économiques, c'est sans tenir compte des exemples du passé et de la manière dont le pays dirigé par Xi Jinping a précédemment mené ses affaires sur ce terrain à travers le monde.

Pollution, travail au noir : rien n'arrête la Chine

Car avant de se tourner vers la Guinée et d'exploiter les ressources naturelles de l'Afrique pour récupérer la bauxite nécessaire à sa production intensive d'aluminium, la Chine a sollicité les sous-sols de quelques autres pays, avec à chaque fois des conséquences sur l'environnement désastreuses. L'Indonésie a longtemps servi de robinet à bauxite pour la Chine, jusqu'à ce que le pays en interdise l'exportation en janvier 2014. La Malaisie a ainsi pris le relai et fait exploser sa production en un temps record afin de répondre aux besoins en bauxite de la Chine. Cette surproduction s'est faite dans de très mauvaises conditions, qui ont eu pour résultat d'affecter massivement l'environnement et la santé des Malaisiens.

Les entreprises chargées d'extraire la bauxite étaient majoritairement illégales et ne respectaient aucune mesure sanitaire et sécuritaire. Question déchets, leur gestion était inexistante, provoquant la contamination des eaux malaisiennes au mercure ou à l'arsenic. Les camions chargés de transporter la bauxite des mines jusqu'au port étaient suivis par un nuage de poussière toxique, polluant tout sur leur passage.

Pour la Chine, le manque de contrôle et de réglementation dont faisait preuve l'industrie de la bauxite indonésienne n'a jamais représenté un quelconque frein aux rapports que les deux pays pouvaient entretenir sur ce secteur. Il aura fallu attendre que la Malaisie déclare une interdiction d'extraire le minerai de trois mois, motivée par les importants dégâts environnementaux provoqués par la filière locale, pour que la Chine soit contrainte de se passer de la bauxite malaisienne et se tourne vers un autre pays producteur.

L'aide chinoise est éphémère

Ce changement de fournisseur forcé n'a donc jamais été motivé par une éthique et une ligne de conduite à respecter en termes d'environnement et de protection des populations. La Chine veut sa bauxite quel qu'en soit le prix et a appris à fermer les yeux sur les procédures mises en place pour satisfaire sa demande.

Quand l'Afrique ouvre aujourd'hui grand les bras à la Chine dans l'espoir de booster son économie, on peut mettre aisément en doute une implication chinoise sur la durée qui pourrait profiter à la croissance du continent. La Chine a démontré par le passé un certain opportunisme en faisant preuve d'intérêt à l'égard des pays qui lui sont profitables sans forcément s'impliquer davantage dans une quelconque stratégie de croissance menée localement.

Quand le président guinéen se félicite des nombreux emplois que la présence chinoise va créer dans son pays, cet enthousiasme est à minorer en rappelant que la Chine a pour habitude de faire appel à des effectifs chinois pour réaliser les travaux dans lesquels elle s'engage à l'étranger.

Sans forcément pointer du doigt les accords commerciaux qui lient aujourd'hui la Chine et la Guinée sur le terrain de la bauxite, le passif chinois en la matière peut inquiéter quant aux conséquences environnementales que cette demande massive pourrait causer sur le sol africain.


Source: agoravox.fr

Située à plus de 500 km de Conakry et à 120 km de Labé, la préfecture de Mali a vécu un week-end très agité suite aux violences  provoquées par le Commandant du Bataillon d'Infanterie, le colonel Issa Camara, décrit par les citoyens comme un zélé et barbare.

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Le Colonel Issa Camara s'explique...

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